PAGANI - PANHARD & LEVASSOR - PANTHER - PETERBILT - PEUGEOT - PHILOS - PIAGGIO - PIC-PIC - PILAIN - PLYMOUTH - POLARIS - POLESTAR - PONCIN - PONTIAC - PORSCHE - PRM
Voici les grandes étapes de l’histoire de Panhard & Levassor, l’un des pionniers de l’industrie automobile française et mondiale :
Fondation et débuts
Panhard & Levassor a été fondée en 1886 (ou 1887 selon les sources) par René Panhard, Émile Levassor et l’avocat belge Edouard Sarazin. L’entreprise s’est d’abord spécialisée dans la fabrication de moteurs sous licence Daimler, avant de se lancer dans la construction d’automobiles. En 1890, elle vend sa première automobile, équipée d’un moteur Daimler, et en 1891, elle lance la production en série de trente véhicules, marquant ainsi la naissance de l’industrie automobile moderne. Le modèle phare de cette époque, le « Système Panhard », se distinguait par son moteur avant et sa transmission aux roues arrière, une configuration qui deviendra la norme pour les voitures de tourisme.
Innovations et succès
Panhard & Levassor a introduit plusieurs innovations majeures : le volant (dès 1894), l’allumage par incandescence, et a dominé les premières courses automobiles, comme Paris-Rouen en 1894 et Paris-Bordeaux-Paris en 1895. La marque était également le plus important constructeur et exportateur mondial d’automobiles en 1900.
Évolution et déclin de la production civile
Après la mort d’Émile Levassor en 1897, la direction est reprise par Arthur Krebs, puis par la famille Panhard. La marque continue d’innover, notamment avec des moteurs à chemises dans les années 1910-1920. En 1965, Panhard & Levassor est rachetée par Citroën, qui arrête la production de voitures particulières en 1967, tout en maintenant l’activité militaire.
Héritage militaire et moderne
Panhard s’est ensuite spécialisée dans les véhicules tactiques et militaires. En 2005, elle est rachetée par Auverland, puis intégrée à Renault Trucks Defense en 2012. Depuis 2018, Panhard fait partie du groupe Arquus, mettant fin à son existence en tant qu’entité indépendante.
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1891-1896 |
1894 |
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1902 |
1911 |
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1911 |
1912 |
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1920 |
1925 |
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1947-1954 |
1948 |
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1952-1956 |
1954-1959 |
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1959-1965 |
1962-1965 |
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1963-1967 |
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VÉHICULES DE COMPÉTITION
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1908 |
1925 |
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1926 |
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La Panhard & Levassor Type A occupe une place majeure dans l’histoire de l’automobile. Produite entre 1890 et 1896 à 195 exemplaires, elle est considérée comme la première voiture à moteur à essence produite en série au monde, grâce à son moteur Daimler Type P. Ce modèle a marqué un tournant en adoptant des innovations techniques comme le moteur placé à l’avant (dès 1891 avec la P2B), une boîte à trois rapports et une transmission par chaîne vers les roues arrière. La Type A a également introduit le premier volant de l’histoire de l’automobile en 1894, remplaçant la barre franche horizontale (surnommée « queue de vache ») utilisée jusqu’alors.
La voiture a dominé les premières compétitions automobiles, notamment la course Paris-Rouen en 1894, où elle s’est imposée face à d’autres technologies (vapeur, électrique, etc.). Les pilotes emblématiques comme Émile Levassor, René Panhard ou Alfred Vacheron ont contribué à sa renommée. La Type A était équipée de moteurs Daimler P2C puis P2D, et son succès a permis à Panhard & Levassor de devenir le premier constructeur automobile français et un acteur clé de l’industrie naissante.
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1891-1896 |
1898 |
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1899 |
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La Panhard & Levassor Dyna X est une voiture emblématique de l’après-guerre en France, présentée au salon de Paris en 1946, en même temps que la Renault 4CV, dont elle fut une des principales rivales. Conçue par l’ingénieur Jean Albert Grégoire, elle a marqué un tournant pour Panhard, qui passe des voitures de luxe d’avant-guerre à des modèles plus accessibles, en adéquation avec les besoins économiques de l’époque et le Plan Pons, qui encourageait la production de voitures populaires et économes.
Caractéristiques et innovations :
Production et héritage :
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1947-1954 |
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La Panhard PL 17 est un modèle emblématique de la marque française, présenté le 29 juin 1959 pour succéder à la Dyna Z. Son nom vient des initiales des fondateurs (Panhard & Levassor) et du chiffre 17, qui est la somme de 5 CV (fiscal horses), 6 places et 6 litres aux 100 km, reflétant ses caractéristiques techniques et économiques. La PL 17 était en réalité une évolution stylistique de la Dyna Z, avec une cellule centrale reprise, mais une proue et une poupe modernisées. Elle a été produite en plusieurs versions : berline 4 portes, cabriolet (à partir de 1961), break (à partir d’avril 1963), pickup et fourgonnette. La version break, développée par l’italien Pan Auto, avait un empattement plus long, mais une longueur totale identique.
La PL 17 a connu un succès honorable, avec plus de 130 000 exemplaires vendus entre 1959 et 1965, malgré une concurrence rude et un positionnement tarifaire parfois difficile à justifier face à des modèles comme la Simca 1300. Elle était appréciée pour sa tenue de route, son économie de carburant et son habitabilité, notamment grâce à une largeur de caisse supérieure à la moyenne. À partir de 1964, elle a été rebaptisée 17B (berline) ou 17BT (berline à moteur Tigre) pour s’aligner sur la nomenclature de la 24 CT.
La PL 17 a marqué l’histoire de Panhard, notamment par son design aérodynamique pour l’époque et son moteur bicylindre à refroidissement par air, qui a aussi équipé de nombreuses voitures de sport artisanales. Cependant, son succès a été limité par le rachat de Panhard par Citroën en 1955, qui a progressivement réduit son autonomie et son soutien commercial.
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1959-1965 |
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VÉHICULES UTILITAIRES
PL17 Fourgonnette |
La Panhard & Levassor CD est un modèle emblématique produit entre 1962 et 1964. Les initiales « CD » proviennent directement de celles de son inventeur, l’ingénieur Charles Deutsch, l’un des deux fondateurs de la marque DB (Deutsch-Bonnet) avec René Bonnet. Ces deux passionnés avaient l’habitude de produire des voitures utilisant des composants Panhard & Levassor, et la CD est le fruit de cette collaboration. La CD est un coupé fastback 2 portes, produit à seulement 159 exemplaires, ce qui en fait un modèle rare et recherché par les collectionneurs. Elle a notamment participé à des compétitions comme les 24 Heures du Mans en 1962, 1963 et 1964, avec des résultats mitigés (indice de performance en 1962, abandon en 1963 et 1964.
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1962-1965 |
VÉHICULES DE COMPÉTITION
La Panther Car Company, aussi connue sous le nom de Panther Westwinds, est un constructeur automobile britannique spécialisé dans les voitures de sport et de luxe au style rétro, fondé en 1972 par Robert Jankel à Weybridge, dans le Surrey, en Angleterre. L’entreprise s’est fait connaître pour ses modèles inspirés des années 1930, comme la J72, la De Ville, la Lima, la Kallista, la Rio ou encore la Panther 6, une voiture à six roues équipée d’un moteur Cadillac de 8,2 litres. Malgré des débuts prometteurs et une forte originalité, la société a connu des difficultés financières et a fait faillite en 1980. Elle a été rachetée par le Coréen Young Chull Kim, puis par le groupe Jindo, avant d’être reprise par SsangYong en 1987. La production a continué jusqu’en 1990, avec des modèles comme la Kallista, dont la carrosserie en aluminium et le châssis fabriqué en Corée ont marqué un tournant. Robert Jankel a racheté le nom Panther en 2001, mais il est décédé en 2005 avant de pouvoir finaliser un nouveau modèle, laissant derrière lui un héritage de voitures audacieuses et uniques, souvent considérées comme des œuvres d’art sur roues.
Un fait marquant : la Panther De Ville est devenue célèbre en apparaissant dans les films "Les 101 Dalmatiens" (1996), "102 Dalmatiens" (2000) et "Cruella" (2021) comme la voiture
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1974-1985 |
1976-1982 |
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1982-1990 |
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Voici les grandes étapes de l’histoire de Peterbilt, la célèbre marque américaine de camions :
Fondation et débuts (1939)
Peterbilt est fondée en 1939 par T.A. Peterman, un homme d’affaires visionnaire déjà impliqué dans l’industrie du bois. Il rachète les droits et les installations de Fageol Motors, une entreprise en difficulté, pour créer Peterbilt Motors Company. L’objectif initial était de concevoir des camions robustes pour le transport de bois, mais l’entreprise s’oriente rapidement vers la production de véhicules adaptés au transport routier de fret. Les premiers modèles, comme le 260 (à transmission par chaîne) et le 334 (à transmission par arbre), sortent la même année, avec des cabs en acier et des intérieurs en bois issu des scieries de Peterman.
Innovation et guerre (années 1940)
Dès 1941, Peterbilt lance le modèle 364, plus lourd, d’abord destiné à l’industrie forestière, puis adapté pour la production militaire pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1942, la marque développe son premier camion à cabine avancée (COE), dérivé du 260. En 1944, Peterbilt signe un contrat pour fournir 224 camions militaires, marquant son engagement dans l’effort de guerre.
Rachat par PACCAR et expansion (années 1950-1960)
Dans les années 1950, les actionnaires de Peterbilt, peu enclins à financer une nouvelle usine, vendent l’entreprise à PACCAR (Pacific Car & Foundry Company), qui souhaite étendre sa présence sur le marché des camions après avoir racheté Kenworth en 1945. Peterbilt devient ainsi une filiale de PACCAR, tout en conservant son identité et sa gamme de produits. En 1954, le modèle 281/351 est lancé et restera en production jusqu’en 1976. Le logo emblématique (ovale rouge avec le nom en cursive) apparaît en 1953, et l’ornement de capot en forme d’oiseau devient un symbole de la marque à partir de 1965.
Modèles emblématiques et culture populaire
Le Peterbilt 281 est notamment rendu célèbre par le film « Duel » de Steven Spielberg. Les modèles 351 et 352 (cabine avancée) deviennent des références, avec des innovations comme la cabine basculable en aluminium. En 1960, Peterbilt s’installe dans une nouvelle usine et renforce sa position sur le marché américain.
Développement international (années 1970-2020)
Peterbilt ouvre des usines au Canada (Sainte-Thérèse, Québec), au Mexique (Mexicali), et en Australie (Melbourne). Le siège social est transféré à Denton, au Texas, en 1986. La marque continue d’innover avec des modèles comme le 389, héritier direct des « classiques » des années 1950-1970, et le 589, qui perpétue l’âme des camions à long capot américains.
Aujourd’hui
Peterbilt a produit plus d’un million de camions depuis sa création et reste un acteur majeur du secteur, réputé pour la qualité, la durabilité et le design de ses véhicules.
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1967- |
1981- |
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1987 |
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Voici les grandes étapes de l’histoire de Peugeot, une saga industrielle et automobile française emblématique :
Origines (1810–1889)
L’aventure Peugeot commence en 1810, lorsque Jean-Pierre et Jean-Frédéric Peugeot transforment le moulin familial à Sous-Cratet (Hérimoncourt, Doubs) en aciérie. L’entreprise se diversifie rapidement : production de lames de scie, d’outillage, de rubans d’acier, puis de moulins à café et de vélos (dès 1882 avec le modèle « Le Grand Bi »). Le célèbre logo au lion, symbole de robustesse, de souplesse et de rapidité, est déposé en 1858 par Émile Peugeot.
Naissance de l’automobile (1889–1910)
Armand Peugeot, passionné par l’automobile, présente en 1889 le premier véhicule Peugeot : un tricycle à vapeur conçu avec l’ingénieur Léon Serpollet. En 1890, la marque développe sa première voiture à moteur à combustion interne, équipée d’un moteur Panhard-Daimler. En 1891, la Type 3 devient la première voiture au monde produite en série (64 exemplaires). Peugeot s’illustre aussi dans les courses automobiles, remportant notamment le Paris–Rouen en 1894, première course automobile de l’histoire.
Expansion et innovation (1910–1965)
En 1910, les activités automobiles et cyclistes sont regroupées sous une même entité. Peugeot se distingue par des innovations techniques (premiers pneus en caoutchouc sur une voiture à essence, monocoque, etc.) et des succès en compétition. En 1929, l’usine de Sochaux devient le plus grand site industriel de France. Après la Seconde Guerre mondiale, la 203 (1948) marque le retour de la marque, avec plus de 500 000 exemplaires vendus.
Ère moderne et fusion (1965–2026)
Peugeot fusionne avec Citroën en 1965 pour former PSA, puis avec Fiat Chrysler en 2021 pour créer Stellantis, devenant le 4ᵉ constructeur automobile mondial. La marque continue d’innover, notamment dans l’électrique, tout en restant fidèle à son héritage industriel et sportif.
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1905 |
1906-1910 |
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1909-1910 |
1912-1913 |
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1891-1894 |
1892 |
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1893-1896 |
1893-1896 |
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1894-1896 |
1987-1902 |
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1897-1900 |
1987-1902 |
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1899-1902 |
1899-1902 |
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1901-1902 |
1904 |
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1905 |
1906 |
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1907-1908 |
1909 |
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1910 |
1911 |
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1911-1913 |
1913-1914 |
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1913-1916 |
1919 |
VÉHICULES UTILITAIRES
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1905-1908 |
1913-1916 |
La marque automobile Philos est une marque française lyonnaise, fondée en 1912 par MM. Bernard, Courtot et Martin. Son siège était situé au 16 rue Louis et 17 rue Antoinette à Lyon-Montchat. Philos s’est rapidement fait connaître comme spécialiste lyonnais de la voiturette, notamment grâce à ses modèles légers et performants, équipés de moteurs Ballot (4 cylindres, 60x100 ou 65x120), qui ont brillé dans plusieurs compétitions automobiles dès 1914, comme le rallye des Alpes-Maritimes ou le Meeting sportif de Nice, où une Philos a remporté la première place de sa série.
En 1919, après la Première Guerre mondiale, Philos a exposé ses modèles améliorés à la Foire de Lyon, confirmant sa réputation. La marque a même été citée dans une circulaire du ministre des Armées en 1920 parmi les « voitures de bonnes marques » à conserver dans les circonscriptions automobiles. La suite de l’activité a été reprise par Jean Gras en 1924, avant d’être transférée à Issy-les-Moulineaux vers 1925
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1914 |
Voici les grandes étapes de l’histoire de Piaggio, marque italienne emblématique :
1884 : Fondation de l’entreprise par Rinaldo Piaggio à Sestri Ponente, près de Gênes. À l’origine, Piaggio se spécialise dans la fabrication de mobilier pour navires de luxe, puis se diversifie rapidement vers la construction navale, ferroviaire (wagons, tramways), et aéronautique (moteurs et avions).
Première Guerre mondiale : Piaggio s’oriente vers la production de moteurs d’avions et d’appareils militaires, marquant son entrée dans l’industrie aéronautique.
Seconde Guerre mondiale : Les usines de Piaggio, notamment celle de Pontedera, sont détruites par des bombardements. Après la guerre, Enrico Piaggio (fils de Rinaldo) décide de diversifier l’activité de l’entreprise pour répondre à un besoin croissant de mobilité individuelle et abordable pour le grand public.
1945-1946 : Naissance du prototype MP5, surnommé « Paperino » (Donald Duck) en raison de sa forme étrange. Insatisfait, Enrico Piaggio demande à l’ingénieur aéronautique Corradino D’Ascanio de le redessiner. Ce dernier propose un scooter révolutionnaire, sans chaîne de transmission, avec des roues facilement démontables et une carrosserie fermée : la Vespa est née. Le premier modèle, la Vespa 98, est lancé en 1946 et rencontre un succès immédiat.
Années 1950-1960 : La Vespa devient un symbole de liberté et de modernité, avec plus d’un million d’exemplaires vendus en 1956. Piaggio se spécialise dans les deux-roues et étend sa production à l’international.
Années 1970-2000 : Piaggio acquiert d’autres marques emblématiques comme Gilera, Aprilia et Moto Guzzi, renforçant sa position de leader sur le marché des scooters et motos. L’entreprise innove avec des modèles comme l’Hexagon (1995), premier scooter doté d’une malle arrière éclairée, et se lance dans la production de scooters électriques.
Aujourd’hui : Piaggio reste un acteur majeur de la mobilité urbaine, avec des usines en Italie, Espagne, Inde et Chine, et continue d’innover en développant des véhicules électriques et connectés.
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1947- |
1957-1961 |
Voici l’histoire de la marque automobile Pic-Pic, souvent surnommée la « Rolls-Royce de la Suisse » :
Origines et fondation
Pic-Pic est née en 1906 à Genève, comme branche automobile de l’entreprise d’ingénierie Piccard-Pictet & Cie, spécialisée à l’origine dans la fabrication de turbines hydrauliques. Les fondateurs, Paul Piccard et Lucien Pictet, se lancent dans l’automobile après avoir remporté des contrats prestigieux, comme celui de la centrale hydraulique de Niagara Falls en 1891. La production des premières voitures genevoises débute en 1905-1906, dans des ateliers situés rue de Lyon à Genève, près de l’actuel Parc Gustave & Léonard Hentsch.
Succès et reconnaissance
Dès 1910, les premières automobiles Pic-Pic voient le jour, et la reconnaissance arrive en 1911. La marque se distingue par sa précision et sa robustesse, notamment en montagne, ce qui lui vaut d’être adoptée par la Croix-Rouge (pour ses ambulances) et par l’armée suisse (comme voiture d’état-major). Pic-Pic brille aussi en compétition, participant au Grand Prix de l’Automobile Club de France en 1914 et atteignant des vitesses dépassant les 170 km/h. Environ 220 châssis sortent chaque année de l’usine, souvent commandés à l’avance.
Apogée et déclin
La Première Guerre mondiale marque un tournant : l’armée suisse adopte Pic-Pic comme voiture standard pour son état-major, et plusieurs unités restent en service jusqu’à la fin des années 1930. Cependant, la crise économique de 1920 et une grève majeure à l’usine de Genève mènent à la faillite de la société. La marque est rachetée par Gnome et Rhône en 1920, mais la production s’arrête définitivement en 1924, après la présentation de la dernière Pic-Pic au Salon de l’Auto de Genève. Environ 3 000 voitures auront été produites en dix ans.
Héritage
Aujourd’hui, Pic-Pic est une voiture de collection très rare : seulement huit exemplaires authentiques sont recensés dans le monde, dont plusieurs en Suisse (Fondation Gianadda à Martigny, Musée des Transports de Lucerne) et un au Musée National de l’Automobile de Mulhouse. Une allée Pic-Pic existe toujours à Genève, en hommage aux anciens ateliers.
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1911 |
La Société des Automobiles Pilain (SAP) a été fondée à Lyon en 1902 par François Pilain, un ingénieur-entrepreneur ayant une longue expérience dans le secteur automobile, notamment chez Gardner-Serpollet et La Buire. L’entreprise s’installe d’abord au 51 rue de l’Abondance, puis déménage chemin de Grange-Rouge. SAP a d’abord exploité des brevets de Pilain et transformé des automobiles d’autres marques avant de commercialiser ses propres modèles à partir de 1904, avec la Type 4A, équipée d’un moteur quatre cylindres de 6,124 cm³ et 20 chevaux. Les voitures Pilain étaient réputées pour leur construction soignée et leur prix élevé, avec des motorisations allant de 1 000 cm³ à 6 300 cm³ en 1913.
François Pilain quitte la SAP en 1909 pour fonder un atelier de prototypes, où il développe notamment une traction avant à frein sur les quatre roues en 1913. Après son départ, la société continue sous la direction de Théophile Diederichs et produit environ 60 voitures jusqu’à la Première Guerre mondiale, avec des modèles robustes et élégants, souvent équipés de radiateurs ronds.
En 1920, la SAP est reprise par la Société Lyonnaise de l’Industrie Mécanique et Autos Pilain (SLIM), qui poursuit la production automobile sous la marque SLIM jusqu’en 1929.
En résumé :
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1911 |
1910 |
Voici les grandes étapes de l’histoire de Plymouth, la marque automobile américaine emblématique :
Fondation et positionnement
Plymouth a été créée en 1928 par Walter P. Chrysler, au sein du groupe Chrysler Corporation, pour concurrencer Ford et Chevrolet sur le segment des voitures abordables. Le nom « Plymouth » a été choisi pour évoquer les valeurs de travail, d’humilité et de tradition américaine, inspirées des premiers colons du Mayflower. Dès ses débuts, la marque se distingue par des véhicules fiables, faciles à entretenir et accessibles au plus grand nombre.
Succès et innovations
Dans les années 1930, Plymouth devient un pilier de Chrysler, notamment grâce à des innovations comme les freins hydrauliques sur les quatre roues, le moteur « Floating Power » (monté sur silentblocs) ou encore la roue libre en 1931. En pleine Grande Dépression, Plymouth est l’une des rares marques à voir ses ventes augmenter, atteignant même la 3e place des ventes aux États-Unis en 1931.
Âge d’or et modèles cultes
Les années 1950 à 1970 marquent l’apogée de Plymouth avec des modèles mythiques comme la Road Runner, la Barracuda, la Fury (rendue célèbre par le film « Christine » de Stephen King) ou encore la Superbird. Ces voitures, souvent associées à la culture muscle car, allient puissance, style et accessibilité, et restent aujourd’hui très recherchées par les collectionneurs.
Déclin et disparition
Face à la concurrence accrue, notamment japonaise, et à l’évolution des attentes du marché, Plymouth peine à maintenir sa position à partir des années 1980. Le dernier modèle produit est une Plymouth Neon en 2001, marquant la fin de 73 ans d’histoire. Malgré sa disparition, Plymouth reste une référence pour les passionnés d’automobiles anciennes.
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1946-1950 |
1955-1956 |
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1962-1964 |
1965-1968 |
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1969-1973 |
1969-1976 |
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1970-1974 |
1967-1973 |
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1974-1976 |
1971 |
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1968-1980 |
1976-1980 |
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1997-2002 |
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La troisième génération de la Plymouth Barracuda, produite de 1970 à 1974, marque un tournant majeur dans l’histoire de ce modèle. Cette version est souvent considérée comme l’apogée stylistique et mécanique de la Barracuda, avec un design entièrement repensé, plus agressif et volumineux, s’inspirant des lignes en « bouteille de Coca-Cola » et se rapprochant des muscle cars comme la Chevrolet Camaro. Elle repose sur un nouveau châssis E-Body, partagé avec la Dodge Challenger, mais avec un empattement légèrement plus court (2,74 m contre 2,79 m pour la Challenger).
Cette génération se distingue par trois versions principales :
Côté motorisations, la Barracuda III propose une large gamme de V8, allant jusqu’à des blocs mythiques comme le 426 Hemi (425 chevaux) ou le 440 Six Pack (390 chevaux), faisant d’elle une référence parmi les muscle cars. Cependant, à partir de 1971, les régulations sur les émissions de CO2 ont forcé Plymouth à réduire la puissance de ses moteurs, et le Hemi a été retiré du catalogue en 1972.
La production de cette génération a pris fin en 1974, en partie à cause de la baisse d’intérêt pour les muscle cars et des contraintes réglementaires. Aujourd’hui, les exemplaires rares, surtout les ‘Cuda équipées de gros blocs, sont très recherchés par les collectionneurs et atteignent des prix élevés aux enchères.
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1970-1974 |
1970-1974 |
La Plymouth GTX III correspond en réalité à la troisième génération de la GTX, produite en 1971, dernière année de commercialisation de ce modèle emblématique. La GTX a été introduite en 1967 sous le nom de Belvedere GTX et s’est imposée comme une muscle car haut de gamme, alliant performance et luxe discret. En 1971, la GTX était basée sur la plateforme B de Chrysler et proposait des moteurs V8 puissants, dont le célèbre 426 Hemi, très recherché aujourd’hui par les collectionneurs. Cette année-là, la GTX a été rebaptisée GTX III pour certains marchés ou versions, marquant la fin de sa production en tant que modèle indépendant, avant d’être intégrée comme option sur la Road Runner par la suite.
La GTX 1971 se distingue par son style plus lourd et moins puissant que les modèles précédents, reflétant les changements de réglementation et de philosophie de l’époque. Elle reste cependant un symbole fort de l’âge d’or des muscle cars américaines, avec une production limitée qui en fait aujourd’hui un véhicule de collection très prisé.
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1971 |
1971 |
Voici l’histoire de Polaris, l’entreprise spécialisée dans les véhicules tout-terrain et motoneiges :
Origines et fondation
En 1954, à Roseau (Minnesota), Edgar et Allan Hetteen, ainsi que leur ami David Johnson, fondent Polaris Industries. Leur première réalisation est la construction de la première motoneige Polaris, assemblée pièce par pièce dans leur atelier. Le nom « Polaris » est inspiré de l’étoile polaire, symbole de direction et d’aventure. À l’origine, l’entreprise réparait des outils agricoles et cherchait des solutions pour se déplacer dans la neige profonde du Minnesota.
Développement et innovations
Expansion et diversification
Position actuelle
Polaris reste un pionnier dans le domaine des véhicules tout-terrain et des motoneiges, avec une présence mondiale et une réputation d’innovation. L’entreprise est toujours basée à Medina (Minnesota) et continue de développer de nouveaux produits, comme le Slingshot en 2014.
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2007- |
Voici l’histoire de Polestar, une marque automobile suédoise qui a su se réinventer pour devenir un acteur majeur des véhicules électriques premium :
Polestar trouve ses racines en 1996 avec la création de Flash Engineering, une équipe de course suédoise engagée en championnat de tourisme. En 2005, cette équipe est rachetée et rebaptisée Polestar Racing, spécialisée dans la préparation et l’optimisation de modèles Volvo pour la compétition. Son ADN est donc profondément lié à la performance et au racing, avec des démonstrations marquantes comme celles du Festival of Speed de Goodwood.
Dans les années 2010, Polestar devient la division performance de Volvo, proposant des versions sportives des modèles Volvo sous le label « Polestar Engineered », reconnaissables à leur couleur bleu vif emblématique.
En 2017, Polestar est relancée en tant que marque automobile indépendante, détenue conjointement par Volvo Cars et le groupe chinois Geely. L’objectif : se concentrer sur les véhicules électriques haut de gamme, alliant design scandinave, performance et durabilité. Le premier modèle, la Polestar 1 (une hybride rechargeable de 600 ch), est présenté en 2017 et entre en production en 2018. Ce coup d’envoi pose les bases de l’ADN de la marque : design épuré, technologies avancées et engagement écologique.
Dès 2019, Polestar accélère sa transition vers l’électrique avec la Polestar 2, une compacte 100 % électrique souvent comparée à la Tesla Model 3. Produite en Chine (à Luqiao et Chengdu), elle marque l’entrée de la marque sur les marchés européens et américains. En 2021, Polestar annonce son intention de ne produire que des véhicules 100 % électriques, avec des modèles comme la Polestar 3 (SUV) et la Polestar 4 (coupé SUV sans lunette arrière), qui innovent en matière de design et de technologies.
En 2025-2026, Polestar lance une offensive produit ambitieuse : quatre nouveaux modèles en trois ans, dont la Polestar 5 (berline) et la Polestar 7 (SUV), confirmant sa volonté de rivaliser avec Porsche, Tesla ou Audi sur le segment premium.
La marque débarque officiellement en France en 2025, avec une gamme initiale de trois modèles (Polestar 2, 3 et 4), s’appuyant sur le réseau Volvo pour la distribution et l’après-vente.
Anecdote : En 2019, Citroën a attaqué Polestar en justice pour similitude de logo (les chevrons), mais la justice française a donné raison à Citroën. Polestar a depuis adapté son logo.
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2019- |
2020- |
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2023- |
2023- |
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2025 |
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Voici l’histoire de Poncin Auto, constructeur automobile français spécialisé dans les véhicules tout-terrain :
En 1976, Gilles Poncin, ingénieur des Ponts et Chaussées, fonde la société Ardennes Équipement à Tournes (dans les Ardennes), spécialisée dans la construction d’engins de chantier. En 1981, il met au point le premier véhicule Poncin, le VP 2000, qui sera commercialisé à partir de 1982 sous la raison sociale Véhicules Poncin, S.A. L’entreprise se distingue par la conception de véhicules tout-terrain innovants, capables d’évoluer sur des terrains difficiles (boues, eau, obstacles) et adaptés à de multiples usages : pompiers, secouristes, pisteurs, exploitations forestières, stations de ski, etc. Les modèles phares incluent le VP 2000, le VP 2025, le VP 3000, ainsi que des jeeps 4x4 et 6x6, souvent motorisés par des moteurs Citroën (comme le bicylindre de Dyane) ou des blocs plus puissants pour les versions professionnelles.
Dans les années 1980, l’entreprise connaît un essor important, employant plus d’une centaine de personnes et développant une gamme complète de véhicules amphibies ou à chenilles. Cependant, en mars 1993, Gilles Poncin abandonne la production de véhicules, cette activité n’étant plus rentable. L’entreprise Ardennes Équipement, absorbée par Sum-Tech, se recentre alors sur les accessoires pour engins de chantier, abandonnant définitivement la construction de véhicules tout-terrain.
Aujourd’hui, les véhicules Poncin sont devenus des pièces de collection prisées, et une communauté de passionnés perpétue leur mémoire à travers des forums et des sites dédiés.
Voici l’histoire de Pontiac, marque automobile américaine emblématique, en quelques points clés :
Pontiac est née en 1926 sous l’impulsion de General Motors, pour combler l’écart entre les marques Chevrolet (entrée de gamme) et Oakland (plus haut de gamme). La première Pontiac sort des chaînes en janvier 1926, avec un positionnement abordable et une production basée à Pontiac, dans le Michigan. Dès sa première année, la marque vend 75 000 exemplaires, un succès immédiat qui dépasse les attentes. En 1932, Pontiac remplace définitivement Oakland, qui disparaît.
Pontiac se distingue rapidement par son style audacieux et ses innovations techniques. Dans les années 1950, la marque adopte une identité visuelle forte, avec des éléments comme la Silver Streak (une bande chromée sur le capot) ou la calandre fendue, introduite en 1959. Mais c’est surtout dans les années 1960 que Pontiac marque l’histoire automobile :
Aujourd’hui, Pontiac reste une marque culte, surtout pour ses modèles emblématiques comme la GTO, la Firebird Trans Am ou la Bonneville, très recherchés par les collectionneurs. Son histoire illustre l’ascension et la chute d’une marque qui a incarné l’esprit de performance et de liberté de l’automobile américaine.
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1949-1951 |
1949-1958 |
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1955-1957 |
1955-1957 |
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1959-1959 |
1961-1964 |
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1965-1970 |
1962-1968 |
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1972-1977 |
1964-1974 |
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1964-1967 |
1968-1872 |
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1978-1981 |
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1961-1964 |
1965-1970 |
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1971–1975
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1967–1969 |
1970–1981 |
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1982-1992 |
1993-2002 |
La Pontiac Firebird de première génération a été produite de 1967 à 1969. Lancée pour concurrencer la Ford Mustang et la Chevrolet Camaro (sa jumelle chez General Motors), elle se distinguait par un design agressif et musclé, avec des lignes en forme de bouteille de Coca, très populaires à l’époque. La Firebird était disponible en coupé et cabriolet, et proposait des moteurs 6 cylindres en ligne ou V8 Pontiac, développant entre 165 et 370 chevaux. Certains modèles pouvaient atteindre le 0 à 100 km/h en 6,5 secondes. Environ 276 700 exemplaires de cette première génération ont été vendus, marquant le début d’une légende qui s’étendra sur quatre générations jusqu’en 2002.
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1967–1969 |
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La Pontiac Firebird de 4ème génération a été lancée en 1993 par General Motors, marquant une refonte complète par rapport à la 3ème génération. Voici les points clés de cette génération :
Design : La carrosserie est devenue plus aérodynamique et moderne, avec des lignes plus rondes. Certains puristes ont critiqué son style jugée trop « japonisé », mais cela a aussi apporté un coup de jeune à la gamme. La Firebird partageait toujours sa plateforme F-body avec la Chevrolet Camaro.
Gamme : La gamme a été simplifiée à trois versions : Base, Formula et Trans Am.
Motorisations :
Transmissions : Toutes les versions proposaient au choix une boîte automatique 4 rapports (4L60) ou manuelle (5 vitesses pour la Base, 6 vitesses pour les Formula et Trans Am).
Production et fin de carrière : Cette génération a été produite jusqu’en 2002, marquant la fin de la Firebird après 35 ans de production. Environ 840 000 exemplaires de cette 4ème génération ont été vendus, et une série spéciale « 35ème anniversaire » a été proposée en fin de carrière.
En résumé : La 4ème génération a modernisé la Firebird, avec des motorisations plus performantes et un design plus contemporain, tout en restant fidèle à son héritage de muscle car américaine.
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1993-2002 |
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Voici les grandes étapes de l’histoire de Porsche, une marque emblématique de l’automobile allemande :
Les origines (1875–1931)
Ferdinand Porsche, né en 1875, se passionne très tôt pour l’électricité et l’innovation. Il conçoit sa première voiture électrique, la Egger-Lohner C2 Phaeton P1, en 1898, puis la Lohner-Porsche Semper Vivus, première voiture hybride et à 4 roues motrices de son époque. En 1931, il fonde à Stuttgart le bureau d’études « Dr. Ing. h.c. F. Porsche GmbH » avec son fils Ferry et Anton Piëch, spécialisé dans la conception de moteurs et de véhicules.
L’ère Volkswagen et la Seconde Guerre mondiale (1930–1945)
Porsche est chargé par le gouvernement allemand de concevoir la « voiture du peuple », la Volkswagen Coccinelle, dont la production débute en 1938. Pendant la guerre, l’entreprise travaille aussi sur des véhicules militaires, comme le Kübelwagen et le Schwimmwagen, ainsi que sur des chars pour l’armée nazie.
La naissance de la marque Porsche (1948)
Après la guerre, Ferry Porsche, fils de Ferdinand, lance en 1948 la première voiture portant le nom Porsche : la 356 « n°1 » Roadster. Ce modèle, inspiré par la Coccinelle mais avec un esprit sportif affirmé, marque le début de la légende Porsche. Ferdinand Porsche décède en 1951, alors que la production de la Coccinelle bat son plein.
L’ère moderne et l’icône 911 (1960–2000)
En 1963, Porsche présente la 911, devenue l’un des modèles les plus célèbres au monde grâce à son design intemporel (phares ronds, moteur arrière) et ses performances. La marque diversifie ensuite sa gamme avec des modèles comme le Boxster, le Cayenne (premier SUV de Porsche, développé avec Volkswagen), et continue d’innover en compétition, remportant notamment 19 victoires aux 24 Heures du Mans.
L’intégration au groupe Volkswagen (2009–2012)
En 2009, après une tentative de prise de contrôle de Volkswagen, Porsche se retrouve endetté. En 2012, la marque est absorbée par le groupe Volkswagen, tout en conservant son autonomie et son identité. Aujourd’hui, Porsche reste synonyme de luxe, de performance et d’innovation, avec des modèles comme la Taycan (électrique) ou la 911 toujours au catalogue.
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1948-1956 |
1956-1960 |
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1960-1963 |
1964-1965 |
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1953-1957 |
1965-1969 |
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1969-1976
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les 911
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1964-1973 |
1974-1989 |
TRACTEURS
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1956-1963 |
VÉHICULES DE COMPÉTITION
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1968 |
La Porsche 356 est la première voiture de série à porter le nom Porsche. Son histoire commence en 1948, lorsque Ferdinand "Ferry" Porsche, fils du fondateur Ferdinand Porsche, lance la production artisanale à Gmünd, en Autriche. Les 50 premiers exemplaires, appelés "Gmünd", sont fabriqués à la main avec des carrosseries en aluminium et un moteur dérivé de la Volkswagen Coccinelle, placé en position centrale ou arrière. La première 356 est certifiée en Autriche le 8 juin 1948 et remporte dès ses débuts une course à Innsbruck dans sa catégorie.
En 1950, l’usine déménage à Zuffenhausen, en Allemagne, où la production en série commence vraiment. La 356 devient alors un coupé ou un cabriolet en acier, toujours avec un moteur 4 cylindres à plat, refroidi par air, placé en porte-à-faux arrière. La voiture évolue constamment : en 1955, le moteur 1500 cm³ à 4 arbres à cames "Fuhrmann" fait son apparition sur la 356 Carrera, offrant jusqu’à 110 chevaux. Plusieurs versions voient le jour, comme le Speedster, le Cabriolet ou la 356A et 356B, cette dernière introduite en 1959.
La 356 s’illustre aussi en compétition, notamment aux 24 Heures du Mans, où elle remporte cinq victoires de catégorie entre 1951 et 1963. Sa production s’achève en avril 1965, après 76 000 exemplaires fabriqués, laissant la place à la 911, présentée en 1964. Aujourd’hui, la 356 est une icône, très recherchée par les collectionneurs, avec des modèles comme le Speedster dépassant le demi-million d’euros.
La Porsche 356 A est une version emblématique de la première voiture de série produite par Porsche, la 356, qui a marqué l’histoire de la marque allemande. Voici les grandes lignes de son histoire et de son évolution :
Origines et contexte
La Porsche 356 a été conçue par Ferdinand "Ferry" Porsche, fils du fondateur Ferdinand Porsche, et lancée en 1948 à Gmünd, en Autriche. Les 50 premiers exemplaires, appelés "Gmünd", ont été fabriqués artisanalement, avec des carrosseries en aluminium et un moteur dérivé de la Volkswagen Coccinelle. En 1950, la production a déménagé à Zuffenhausen, en Allemagne, où la 356 a été produite jusqu’en 1965, avec plus de 76 000 exemplaires sortis des chaînes.
La 356 Pré-A (1948–1955)
Avant l’arrivée de la 356 A, la "Pré-A" a posé les bases : moteur 1,1 L puis 1,3 L et 1,5 L, carrosseries coupé, cabriolet et Speedster (version allégée et sportive). En 1954, la 356 Pré-A Carrera est équipée du moteur 1,5 L à 4 arbres à cames "Fuhrmann", développant jusqu’à 110 ch, un héritage direct de la compétition.
La 356 A (1955–1959)
La 356 A a été introduite à la fin de 1955. Elle se distingue par plusieurs améliorations majeures :
Héritage et postérité
La 356 A a consolidé la réputation de Porsche en tant que constructeur de voitures sportives légères, agiles et fiables. Elle a ouvert la voie à la 356 B (1959–1963) puis à la 356 C (1963–1965), avant d’être remplacée par la mythique 911. Aujourd’hui, les 356 A, surtout les versions Carrera ou Speedster, sont parmi les modèles les plus recherchés par les collectionneurs, avec des cotes pouvant dépasser le million d’euros pour les exemplaires en parfait état.
En résumé : La 356 A incarne l’âge d’or de la première génération de Porsche, alliant innovation technique, succès en compétition et design intemporel.
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1956-1960 |
1956-1960 |
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La Porsche 356 A est une version emblématique de la première voiture de série produite par Porsche, la 356, qui a marqué l’histoire de la marque allemande. Voici les grandes lignes de son histoire et de son évolution :
Origines et contexte
La Porsche 356 a été conçue par Ferdinand "Ferry" Porsche, fils du fondateur Ferdinand Porsche, et lancée en 1948 à Gmünd, en Autriche. Les 50 premiers exemplaires, appelés "Gmünd", ont été fabriqués artisanalement, avec des carrosseries en aluminium et un moteur dérivé de la Volkswagen Coccinelle. En 1950, la production a déménagé à Zuffenhausen, en Allemagne, où la 356 a été produite jusqu’en 1965, avec plus de 76 000 exemplaires sortis des chaînes.
La 356 Pré-A (1948–1955)
Avant l’arrivée de la 356 A, la "Pré-A" a posé les bases : moteur 1,1 L puis 1,3 L et 1,5 L, carrosseries coupé, cabriolet et Speedster (version allégée et sportive). En 1954, la 356 Pré-A Carrera est équipée du moteur 1,5 L à 4 arbres à cames "Fuhrmann", développant jusqu’à 110 ch, un héritage direct de la compétition.
La 356 A (1955–1959)
La 356 A a été introduite à la fin de 1955. Elle se distingue par plusieurs améliorations majeures :
Héritage et postérité
La 356 A a consolidé la réputation de Porsche en tant que constructeur de voitures sportives légères, agiles et fiables. Elle a ouvert la voie à la 356 B (1959–1963) puis à la 356 C (1963–1965), avant d’être remplacée par la mythique 911. Aujourd’hui, les 356 A, surtout les versions Carrera ou Speedster, sont parmi les modèles les plus recherchés par les collectionneurs, avec des cotes pouvant dépasser le million d’euros pour les exemplaires en parfait état.
En résumé : La 356 A incarne l’âge d’or de la première génération de Porsche, alliant innovation technique, succès en compétition et design intemporel.
VÉHICULES DE COMPÉTITION
La Porsche 356 C représente le dernier chapitre de la lignée des 356, produite entre 1963 et 1965. Elle a marqué l’apogée de cette saga en posant les fondations de Porsche comme marque emblématique dans le monde des voitures de sport. La 356 C a remplacé la 356 B à partir de l’année-modèle 1964. L’offre moteur a été réduite à trois options, avec la suppression de l’ancienne version 60 ch et l’adoption du moteur 75 ch de la 356 B 1600 Super comme motorisation de base. Esthétiquement, la série C se distinguait peu de la série B, mais on note des jantes modifiées avec des enjoliveurs plus plats et sans écusson Porsche, ainsi que l’équipement en série de freins à disques sur toutes les 356 C. La production de la 356 C s’est achevée en mai 1966, marquant la fin d’une ère avant l’avènement de la 911.
La 356 C est aujourd’hui très prisée des collectionneurs, notamment les modèles cabriolets, dont les valeurs atteignent des sommets lors des enchères, reflétant à la fois sa rareté et son rôle crucial dans l’histoire de Porsche.
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1964-1965 |
1964-1965 |
VÉHICULES DE COMPÉTITION
La Porsche 356 SC marque la dernière évolution de la légendaire 356, introduite fin 1963. Ce modèle, appelé 356 C, se distingue par plusieurs innovations majeures : il est équipé de freins à disque sur les quatre roues, d’un circuit électrique en 12V, et propose un moteur 1600 cm³ poussé à 95 chevaux, connu sous le nom de 356 SC.
La production de la 356 a atteint son apogée en 1964, avec 14 151 exemplaires fabriqués, année où la Porsche 911 a été introduite pour lui succéder. La 356 SC est donc la version la plus aboutie technologiquement de la série, avec des améliorations significatives par rapport aux modèles précédents, comme les freins à disque et une puissance accrue.
Son histoire s’inscrit dans celle de la 356, première voiture de série Porsche, née en 1948 sous l’impulsion de Ferry Porsche, fils de Ferdinand. La 356 a évolué au fil des années, passant de carrosseries en aluminium artisanales à une production en série en acier, et a marqué l’automobile par son design élégant et ses performances, devenant une icône des voitures sportives classiques.
Voici un résumé de l’histoire emblématique de la Porsche 911, un modèle qui a marqué l’automobile depuis plus de 60 ans :
La Porsche 911, initialement appelée Porsche 901, est un modèle emblématique présenté pour la première fois au Salon de l’automobile de Francfort (IAA) en septembre 1963. Elle a été conçue pour succéder à la Porsche 356, avec l’objectif d’offrir plus de puissance, d’espace et de confort. Le design a été signé par Ferdinand Alexander Porsche (surnommé "Butzi"), petit-fils du fondateur de la marque, et Erwin Komenda, chef-designer chez Porsche. La 901 était équipée d’un moteur 6 cylindres à plat (boxer) de 2 litres, refroidi par air, placé à l’arrière, une évolution des moteurs 4 cylindres des modèles précédents comme la 356 et la 550.
Cependant, le nom 901 n’a pas duré : lors de sa présentation au Salon de l’automobile de Paris en octobre 1964, Peugeot a protesté, invoquant ses droits sur les désignations de modèles à trois chiffres avec un zéro central. Porsche a donc dû rebaptiser sa 901 en 911 dès novembre 1964, et seulement 82 exemplaires ont porté le nom 901. La production en série a commencé en septembre 1964 pour le millésime 1965.
La 911 (type F) a marqué l’histoire par son architecture unique, son moteur boxer, et son design intemporel, devenant l’une des voitures de sport les plus durables et populaires au monde, avec plus d’1,3 million d’exemplaires produits à ce jour.
En résumé :
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1964-1973 |
1964-1973 |
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VÉHICULES DE COMPÉTITION
La Porsche 911 série G, aussi appelée Type G ou Caisse-G, représente la deuxième génération de la 911, produite entre 1973 et 1989. Cette série est souvent considérée comme celle ayant eu la plus longue carrière parmi toutes les générations de 911, avec une production s’étalant sur 16 ans. Elle succède à la première génération (1964-1973) et marque une évolution majeure, tant sur le plan technique qu’esthétique, tout en conservant l’ADN emblématique de la 911.
Principales caractéristiques et évolutions :
Héritage : La série G incarne le "changement dans la continuité" : elle modernise la 911 sans en altérer l’esprit, tout en posant les bases des générations futures. Son succès a contribué à ancrer la 911 comme une icône intemporelle de l’automobile sportive.
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1974-1989 |
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1975-1989 |
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VÉHICULES DE COMPÉTITION
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1978 |
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La Porsche 911 SC Safari, basée sur la série G (deuxième génération de la 911), est un modèle emblématique de l’histoire de Porsche en compétition, notamment en rallye. En 1978, Porsche engage officiellement deux 911 SC spécialement préparées pour le Safari Rally du Kenya, l’une des épreuves les plus exigeantes au monde. Ces voitures étaient modifiées pour affronter les conditions extrêmes des pistes africaines : suspensions surélevées (garde au sol portée à 28 cm), bouclier frontal renforcé (pare-buffle), trois phares supplémentaires et deux trompes d’avertisseur sur le capot avant, ainsi qu’une plaque d’acier protégeant le fond de coque. Le moteur, l’embrayage et le différentiel étaient également renforcés pour résister aux chocs et aux sauts, tout en conservant le système de freinage de la 911 SC de série.
Cette version « Safari » s’est illustrée par sa robustesse, sa puissance et sa légèreté, avec un moteur 6 cylindres à plat de 3 litres, refroidi par air, capable de supporter les températures extrêmes. Son architecture à moteur en porte-à-faux arrière offrait une adhérence idéale pour une traction, malgré les deux roues motrices seulement.
La Porsche 911 SC/RS est une version très spéciale et rare de la 911, produite en 1984 par Porsche Motorsports pour répondre aux exigences d'homologation en Groupe B de la FIA. Voici ses principales caractéristiques :
La Porsche 911 Carrera de deuxième génération, souvent appelée "G-model" ou "G-Series", a été produite entre 1974 et 1989. Voici les principales versions et leurs caractéristiques :
Porsche 911 Carrera 2.7 (1974–1975)
Porsche 911 Carrera 3.0 (1976–1977)
Porsche 911 Carrera 3.2 (1984–1989)
Voici l’histoire de la Porsche 912, un modèle emblématique et souvent méconnu de la marque allemande :
La Porsche 912 est née en avril 1965 pour combler un vide entre la fin de production de la 356 et le succès encore incertain de la 911, bien plus chère. En interne, elle était appelée 902, mais ce nom ne fut jamais utilisé publiquement. Porsche craignait que le prix élevé de la 911 (environ 30 % plus cher que la 356) ne décourage les clients traditionnels de la marque. La solution ? Proposer une version d’entrée de gamme : la 912, qui reprenait la carrosserie et le châssis de la 911, mais avec le moteur 4 cylindres à plat 1,6 L (Type 616/36) hérité de la 356 SC, développant 90 chevaux (66 kW). Ce moteur, moins puissant que celui de la 911, offrait une meilleure répartition des masses et une consommation plus raisonnable, tout en conservant l’agrément de conduite et le style de la 911.
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1965-1969 |
PRM (Promo Racing Motorsport) était un constructeur français de voitures de course à moteur de moto, fondé par Michel Chauré. L’entreprise a marqué l’histoire en lançant le Karting Cross à moteur de moto dès 1981, puis en 1998, le modèle Fun-Boost, spécialement conçu pour les slaloms et autres disciplines de compétition. PRM a également construit des Cross-Car pour la compétition et les loisirs, et était connu pour son implication dans la fabrication de châssis, carrosseries et pièces détachées pour la compétition.
La famille Chauré, à l’origine de PRM, était initialement installée à Baume-les-Dames (Doubs). Une partie de l’activité de PRM, notamment la production de châssis et carrosseries pour le kart cross, a été reprise par JMS Conception, un atelier basé à Espelette (64250), géré par Jérémie Brochard.
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