Voici les grandes étapes de l’histoire d’Opel, marque allemande emblématique :
1862 : Fondation à Rüsselsheim par Adam Opel, qui commence par fabriquer des machines à coudre. L’entreprise se diversifie rapidement dans les vélos à partir de 1886, devenant même le premier fabricant mondial de cycles dans les années 1920.
1899 : Les fils d’Adam Opel lancent la production automobile avec le rachat d’une usine à Friedrich Lutzmann. La première voiture Opel, la Lutzmann, marque le début de l’aventure automobile de la marque.
1914 : Opel devient le premier constructeur automobile allemand, avec une gamme de 23 modèles, dont des berlines et des voitures de sport.
1929 : Rachat de 80 % du capital par General Motors, qui acquiert le reste en 1931. Opel se développe alors à l’international, notamment en Europe et en Afrique du Sud, et ses modèles sont parfois vendus sous d’autres marques comme Vauxhall, Holden ou Buick.
Années 1970-2000 : Opel connaît un grand succès avec des modèles comme la Kadett, l’Astra, la Manta ou la Corsa. La marque traverse aussi des crises, notamment lors du second choc pétrolier en 1979.
2017 : Après des difficultés financières, Opel est rachetée par le groupe PSA (aujourd’hui Stellantis), marquant un nouveau tournant. Depuis, la marque accélère sa transition vers l’électrique, avec l’objectif de proposer une version 100 % électrique pour chaque modèle en Europe dès 2024.
Aujourd’hui, Opel fait partie du groupe Stellantis et reste un acteur majeur de l’automobile en Europe, avec une forte orientation vers la mobilité électrique.
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1909-1910 |
1951-1953 |
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1953-1957 |
1957-1960 |
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1960-1963 |
1966-1971 |
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1972-1977 |
1977-1986 |
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1967-1972 |
1972-1977 |
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1968-1973 |
1969-1977 |
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1970-1975 |
1975-1981 |
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1970–1975 |
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1965-1973 |
1973-1979 |
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1979-1984 |
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1978-1982 |
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VÉHICULES UTILITAIRES
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1952-1960 |
L’Opel Kadett C est la troisième génération de la Kadett, produite par Opel de 1973 à 1979. Elle marque un tournant important dans l’histoire de la marque, car c’est la dernière Opel compacte à propulsion (roues arrière motrices). Plus de 1,7 million d’exemplaires ont été fabriqués, principalement dans les usines de Bochum (Allemagne) et d’Anvers (Belgique). La Kadett C s’est déclinée en plusieurs versions : berline 2 ou 4 portes, coupé, break Caravan, et surtout la Kadett City (lancée en 1975), une version compacte à hayon conçue pour rivaliser avec la Volkswagen Golf. Elle a aussi été commercialisée sous d’autres noms selon les marchés : Vauxhall Chevette (Royaume-Uni), Isuzu Gemini (Japon), Chevrolet Chevette (Brésil), ou encore Daewoo Maepsy (Corée du Sud).
Côté technique, la Kadett C se distinguait par son châssis robuste, son essieu avant à doubles triangles, et un design affirmé (calandre plate, capot nervuré). En 1977, Opel a introduit un moteur 1.6 S de 75 ch, permettant d’atteindre 157 km/h. La version sportive GT/E (1975) et la Kadett Aero (un cabriolet atypique signé Baur) ont aussi marqué les esprits, apportant une touche de dynamisme à une gamme initialement réputée pour sa simplicité et sa fiabilité.
La Kadett C a connu un succès international, avec des versions produites jusqu’au milieu des années 1990 sous d’autres marques du groupe General Motors. Aujourd’hui, elle reste culte, notamment dans le milieu du drift, grâce à sa propulsion et sa facilité de modification mécanique.
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1973-1979 |
1973-1979 |
VÉHICULES DE COMPÉTITION
L’Opel Kadett C Rallye 20E, et plus particulièrement sa version GT/E, est un modèle emblématique de l’histoire du rallye, surtout en Europe. Voici les points clés de son histoire :
Origines et lancement
Succès en rallye
Héritage
Production et particularités
En résumé : La Kadett C Rallye 20E, et surtout la GT/E, a marqué l’histoire du rallye par sa performance, sa fiabilité et son accessibilité, devenant un symbole des années 1970 pour Opel et les passionnés de sport automobile.
L’Opel Ascona A est une familiale routière produite par Opel de novembre 1970 à juillet 1975. Elle a été développée pour combler le vide entre la Kadett et la Rekord, remplaçant ainsi l’Opel Olympia et les versions mieux équipées de la Kadett B. Le design sobre et efficace était signé par Chuck Jordan, alors designer en chef d’Opel. Environ 690 000 exemplaires ont été fabriqués en cinq ans à l’usine de Bochum. L’Ascona A était disponible en berline deux ou quatre portes, ainsi qu’en break trois portes (appelé Caravan ou Voyage).
Sur le plan sportif, l’Ascona A a marqué l’histoire grâce à des succès en rallye, notamment avec le pilote Walter Röhrl, qui a remporté le titre de champion d’Europe en 1974 à son volant, avant de devenir champion du monde des rallyes en 1982 avec l’Ascona 400, une version plus puissante et préparée pour la compétition.
L’Ascona A a aussi été la première Opel grand public à porter ce nom, qui vient d’une station balnéaire suisse. Elle a posé les bases d’un succès qui s’est poursuivi avec les générations suivantes (B et C).
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1970-1975 |
VÉHICULES DE COMPÉTITION
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1976 |
L’Opel Ascona A est une familiale routière produite par Opel de novembre 1970 à juillet 1975. Elle a été développée pour combler le vide entre la Kadett et la Rekord, remplaçant ainsi l’Opel Olympia et les versions mieux équipées de la Kadett B. Le design sobre et efficace était signé par Chuck Jordan, alors designer en chef d’Opel. Environ 690 000 exemplaires ont été fabriqués en cinq ans à l’usine de Bochum. L’Ascona A était disponible en berline deux ou quatre portes, ainsi qu’en break trois portes (appelé Caravan ou Voyage).
Sur le plan sportif, l’Ascona A a marqué l’histoire grâce à des succès en rallye, notamment avec le pilote Walter Röhrl, qui a remporté le titre de champion d’Europe en 1974 à son volant, avant de devenir champion du monde des rallyes en 1982 avec l’Ascona 400, une version plus puissante et préparée pour la compétition.
L’Ascona A a aussi été la première Opel grand public à porter ce nom, qui vient d’une station balnéaire suisse. Elle a posé les bases d’un succès qui s’est poursuivi avec les générations suivantes (B et C).
L’Opel Ascona B est une berline familiale emblématique lancée en septembre 1975 lors du salon IAA de Francfort, succédant à l’Ascona A (1970-1975). Elle a marqué l’histoire d’Opel par son design moderne, son confort, sa robustesse et ses performances, notamment en compétition automobile.
Points clés de son histoire :
L’Ascona B partageait sa plateforme technique avec la Manta B, avec laquelle elle a été présentée simultanément, offrant une base commune mais des personnalités distinctes : l’Ascona pour les familles, la Manta pour les amateurs de coupés sportifs.
En résumé : L’Ascona B incarne l’équilibre entre confort quotidien et performance, avec un palmarès sportif qui en a fait une icône des années 1970-1980.
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1975-1981 |
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1979-1981 |
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VÉHICULES DE COMPÉTITION
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1982 |
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L’Opel Ascona B 400 est une légende du rallye, développée spécialement par Opel pour briller en championnat du monde. Présentée en septembre 1979 au salon de Francfort, elle est basée sur la berline Ascona B lancée en 1975. Pour être homologuée en Groupe 4, Opel a dû produire 400 exemplaires civils, équipés d’un moteur 2,4 litres 16 soupapes double arbre à cames en tête, bridé à 144 ch en version route, mais pouvant atteindre jusqu’à 260 ch en version compétition. La boîte de vitesses était une ZF manuelle à cinq rapports, et la voiture se distinguait par des freins à disque à l’arrière et une carrosserie renforcée.
Sur le plan sportif, l’Ascona 400 a marqué l’histoire : dès 1980, elle remporte le rallye de Suède avec Anders Kullang. Mais c’est surtout en 1982 que la voiture entre dans la légende, lorsque Walter Röhrl, au volant de l’Ascona 400, devient champion du monde des rallyes, offrant à Opel le titre constructeurs. Cette année-là, Röhrl remporte notamment le Rallye de Monte-Carlo et le Safari Rally en Côte d’Ivoire. L’Ascona 400 reste aussi dans les mémoires comme la dernière voiture à propulsion à remporter un titre mondial pilotes, avant l’ère des transmissions intégrales.
En France, Guy Fréquelin a remporté le championnat de France des rallyes en 1983 au volant d’une Ascona 400, avant de réitérer l’exploit sur Manta 400 en 1985.
L’Opel Ascona B i2000 est une version sportive de l’Ascona B, produite à partir de 1979 en collaboration avec la société Irmscher Automobilbau. Elle était basée sur l’Ascona SR 2.0 et se distinguait par la possibilité d’être équipée, sur demande, d’un système à double carburateur, ce qui portait sa puissance de 74 kW (100 ch) à 88 kW (120 ch). Ce modèle était reconnaissable à ses freins à disque ventilés à l’avant et était livré uniquement en couleur Gelb/Weiß (jaune et blanc). Les voitures quittaient l’usine en tant qu’Ascona B SR 2 portes à moteur 2.0S, puis Irmscher ajoutait les doubles carburateurs et d’autres modifications spécifiques, comme des moyeux, ressorts, barres anti-roulis, et spoilers avant et arrière spéciaux. Ces modèles étaient vendus par l’organisation Opel, mais n’étaient pas des produits officiels de la marque, ce qui signifie qu’il n’y avait pas de marques spéciales sur les plaques d’identification.
L’Ascona B elle-même a été introduite en septembre 1975, succédant à l’Ascona A, et était la dernière Ascona à utiliser la plate-forme H de General Motors à propulsion arrière. Elle partageait sa technologie avec le coupé Opel Manta B, et était disponible en berline deux ou quatre portes, mais pas en version break.
L’Opel Ascona B i2000 SR est une version sportive et rare de l’Ascona B, développée en collaboration avec Irmscher Automobilbau à partir de 1979. Voici ses principales caractéristiques et son histoire :
Origine et spécificités
Performances et utilisation
Contexte historique
Voici l’histoire de l’Opel Manta A, un modèle emblématique des années 1970 :
Origines et lancement
L’Opel Manta A a été lancée en 1970, avec une commercialisation effective à partir de 1971. Elle a été conçue pour rivaliser directement avec la Ford Capri, dans un contexte où Opel souhaitait moderniser son image et proposer un coupé sportif accessible. Le nom « Manta » s’inspire de la raie manta, en hommage à l’océanographe Jacques-Yves Cousteau, dont les images de raies ont inspiré les designers d’Opel lors de la création du modèle. Le design agressif et élégant de la Manta A, avec son long capot et ses feux arrière ronds hérités de l’Opel GT, a marqué les esprits dès sa sortie.
Conception et développement
Le projet a été développé en un temps record (un peu plus d’un an), grâce à une utilisation astucieuse des plateformes et composants existants chez General Motors, maison mère d’Opel. La Manta A repose sur la base technique de la berline Ascona, mais avec une identité propre pour se démarquer dans la « guerre des coupés » en Europe. Contrairement à la Capri, qui proposait des moteurs V6, Opel a choisi de se limiter à des moteurs 4 cylindres (1.2L, 1.6L et 1.9L), ce qui a parfois été critiqué, mais a permis de garder un prix compétitif.
Succès commercial et versions
La Manta A a connu un succès rapide, avec près de 500 000 exemplaires vendus en seulement cinq ans. Plusieurs finitions étaient disponibles : Standard, Luxe, SR, et plus tard la Berlinetta (avec toit vinyle et sièges en velours) et la GT/E, version la plus aboutie techniquement, avec une injection électronique et un comportement routier amélioré. Malgré des motorisations jugées parfois modestes, son design et son positionnement en ont fait un best-seller.
Héritage culturel
La Manta A a marqué la culture populaire, notamment en Allemagne, où elle est devenue un symbole des années 1970 et 1980, parfois moquée mais toujours appréciée des passionnés. Elle a même été honorée par un timbre postal allemand en 2017, soulignant son statut de classique incontournable.
En résumé : L’Opel Manta A est un coupé mythique, né d’une volonté de rivaliser avec la Ford Capri, avec un design audacieux et une histoire riche, malgré des motorisations parfois critiquées. Elle reste aujourd’hui une icône pour les collectionneurs.
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1970–1975 |
VÉHICULES DE COMPÉTITION
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1974-1975 |
L’Opel Manta A GT/E est une version emblématique de la première génération de la Manta, produite entre 1970 et 1975. Voici les points clés de son histoire :
Origine et design
La Manta A a été lancée en 1970 pour rivaliser avec la Ford Capri. Son design, inspiré par la raie manta, a été dessiné par George Gallion, qui a été marqué par l’allure majestueuse de ce poisson marin. La Manta A se distingue par son style sportif et son allure agressive, avec un capot noir mat, un spoiler avant, des projecteurs additionnels et des logos « GT/E » pour la version haut de gamme.
Moteur et performances
En 1973, Opel introduit la Manta GT/E, équipée d’un moteur 1,9 litre à injection Bosch, développant 105 chevaux. Ce fut la première Opel à bénéficier de l’injection électronique, ce qui lui a permis de se positionner comme une sportive accessible. La GT/E était capable d’atteindre une vitesse maximale de 200 km/h, ce qui était remarquable pour l’époque.
Versions spéciales et finitions
La GT/E a donné naissance à plusieurs éditions spéciales, comme la « Black Magic » (noire avec des bandes jaunes ou orange) et la « Swinger » (blanche avec des bandes rouges). Ces modèles étaient souvent équipés d’éléments distinctifs comme des jantes spécifiques, des intérieurs en velours ou en tissu coloré, et des finitions chromées ou noires mates.
Héritage et culture populaire
La Manta A GT/E est devenue une icône, notamment en Allemagne, où elle a été popularisée par des films comiques dans les années 1990, comme « Manta, Manta ». Aujourd’hui, les modèles bien conservés, surtout les GT/E, sont très recherchés par les collectionneurs et leur valeur ne cesse d’augmenter.