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DACIA - DAEWOO - DAF - DAIHATSU - DAIMLER - DALLARA - DARMONT  - DARRRACQ - DATSUN - DAVID BROWN - DEUTSCH -BONNET - DECAUVILLE - DE DION-BOUTON - DELAGE - DELAHAYE

Dacia

Voici les grandes étapes de l’histoire de Dacia, la marque automobile roumaine :


Les origines et la création

  • 1966 : Dacia est fondée en Roumanie sous le régime communiste, avec pour objectif de démocratiser l’automobile dans le pays. Le nom "Dacia" s’inspire de l’ancienne province romaine de Dacie, symbolisant l’identité nationale et la résistance. L’usine de Pitești (près de Mioveni) est construite pour produire des véhicules accessibles et modernes pour les Roumains.
  • 1968 : Un partenariat technique est signé avec Renault, permettant à Dacia de produire sous licence des modèles adaptés, comme la Dacia 1100 (basée sur la Renault 8) et surtout la Dacia 1300 (clone de la Renault 12), qui devient un symbole de l’automobile roumaine avec plus de 2,2 millions d’exemplaires produits jusqu’en 2006.

L’ère communiste et la transition

  • Années 1970-1980 : Dacia produit principalement des modèles dérivés de Renault, adaptés aux besoins locaux. La marque reste le principal constructeur automobile du pays, avec une production orientée vers le marché intérieur et quelques exportations vers les pays du bloc de l’Est.
  • 1989 : Après la chute du régime communiste, Dacia entame une transition vers l’économie de marché, mais la marque peine à moderniser sa gamme et à s’adapter aux standards internationaux

Le rachat par Renault et la renaissance

  • 1999 : Le groupe Renault rachète Dacia, marquant un tournant décisif. Renault investit massivement pour moderniser les usines et développer de nouveaux modèles, faisant de la Roumanie un hub automobile pour l’Europe de l’Est.
  • 2004 : Lancement de la Dacia Logan, une berline familiale conçue pour les marchés émergents, proposée à un prix révolutionnaire (à partir de 5 000 €). Ce modèle devient un succès mondial, y compris en Europe de l’Ouest, et symbolise la renaissance de la marque sous l’égide de Renault.

L’essor international et l’innovation

  • 2010 : Sortie du Dacia Duster, un SUV compact qui confirme la capacité de la marque à innover tout en restant fidèle à sa philosophie : des véhicules robustes, simples et abordables. Le Duster devient l’un des SUV les plus vendus en Europe.
  • 2012 : La Dacia Sandero et la Logan II sont lancées, renforçant la présence de la marque sur le segment des voitures d’entrée de gamme. Ces modèles sont vendus sous la marque Dacia en Europe et sous Renault ailleurs dans le monde.
  • 2021 : Dacia et Lada sont intégrées dans une nouvelle unité commerciale au sein de Renault, dirigée par Denis Le Vot. La marque continue de croître, avec des ventes record (676 340 véhicules en 2024) et une expansion dans 44 pays.
  • 2022 : Dacia atteint les 10 millions de véhicules produits depuis sa création.

Aujourd’hui

Dacia reste fidèle à son ADN : proposer des voitures essentielles, robustes et accessibles, tout en intégrant des innovations (comme l’électrification avec la Dacia Spring, l’un des véhicules électriques les plus abordables du marché). La marque incarne une vision pragmatique de l’automobile, alliant simplicité, fiabilité et prix compétitifs.

Dacia Logan I  PickupLogan I

2004-

 

 

Dacia Logan I

La Dacia Logan I est un modèle emblématique de la marque roumaine Dacia, filiale du groupe Renault. Voici un résumé de son histoire et de ses caractéristiques principales :


Origines et développement

  • Contexte : Au début des années 2000, Renault cherche à développer une voiture abordable pour les marchés émergents, notamment en Europe de l'Est, en Afrique et en Amérique latine. Le projet est confié à Dacia, rachetée par Renault en 1999.
  • Objectif : Créer une voiture simple, robuste, économique à produire et à acheter, tout en respectant les normes européennes de sécurité et de pollution.

Lancement et production

  • 2004 : La Dacia Logan I est présentée au salon de l'automobile de Paris. Elle est commercialisée d'abord en Roumanie, puis dans d'autres pays.
  • Design : Style sobre et fonctionnel, inspiré des Renault de l'époque (notamment la Renault Clio II). Carrosserie berline 4 portes, avec un coffre spacieux.
  • Plateforme : Basée sur la plateforme B0 de Renault, utilisée également pour la Renault Clio III et la Nissan Micra.

Motorisations

La Logan I était proposée avec plusieurs motorisations, principalement des moteurs essence et diesel issus de Renault :

  • Essence :
    • 1.4 L (75 ch)
    • 1.6 L (90 ch)
  • Diesel :
    • 1.5 L dCi (70 ch et 85 ch)

Ces moteurs étaient appréciés pour leur fiabilité et leur faible consommation.


Succès commercial

  • Prix attractif : La Logan I était l'une des voitures neuves les moins chères d'Europe, avec un prix de départ autour de 5 000 € en Roumanie.
  • Exportation : Elle a été vendue sous plusieurs marques et noms selon les pays :
    • Dacia Logan en Europe (notamment en France, Espagne, Italie).
    • Renault Logan en Russie, en Amérique latine et en Inde.
    • Nissan Aprio en certains marchés (comme l'Iran).
  • Ventes : Plus de 2,5 millions d'exemplaires vendus dans le monde entre 2004 et 2012.

Évolutions et fin de production

  • 2008 : Restylage mineur (phares, calandre, intérieurs).
  • 2012 : La Logan I est remplacée par la Dacia Logan II, qui modernise le design et améliore les finitions.
  • Production : La production de la Logan I a continué dans certains pays (comme l'Inde et le Brésil) jusqu'en 2015-2016, sous le nom de Renault Logan ou Mahindra Verito (en Inde).

Héritage

  • La Logan I a marqué l'histoire de Dacia en prouvant qu'une voiture low-cost pouvait être compétitive en Europe.
  • Elle a ouvert la voie à d'autres modèles Dacia (Sandero, Duster) et a contribué à la popularité de la marque en Europe de l'Ouest.
  • Aujourd'hui, elle reste une voiture très appréciée sur le marché de l'occasion pour son rapport qualité-prix et sa robustesse.

Dacia Logan I  PickupLogan I  Pickup

2004-

 

 

Dacia Logan I Pickup

La Dacia Logan I est un modèle emblématique de la marque roumaine Dacia, filiale du groupe Renault. Voici un résumé de son histoire et de ses caractéristiques principales :


Origines et développement

  • Contexte : Au début des années 2000, Renault cherche à développer une voiture abordable pour les marchés émergents, notamment en Europe de l'Est, en Afrique et en Amérique latine. Le projet est confié à Dacia, rachetée par Renault en 1999.
  • Objectif : Créer une voiture simple, robuste, économique à produire et à acheter, tout en respectant les normes européennes de sécurité et de pollution.

Lancement et production

  • 2004 : La Dacia Logan I est présentée au salon de l'automobile de Paris. Elle est commercialisée d'abord en Roumanie, puis dans d'autres pays.
  • Design : Style sobre et fonctionnel, inspiré des Renault de l'époque (notamment la Renault Clio II). Carrosserie berline 4 portes, avec un coffre spacieux.
  • Plateforme : Basée sur la plateforme B0 de Renault, utilisée également pour la Renault Clio III et la Nissan Micra.

Motorisations

La Logan I était proposée avec plusieurs motorisations, principalement des moteurs essence et diesel issus de Renault :

  • Essence :
    • 1.4 L (75 ch)
    • 1.6 L (90 ch)
  • Diesel :
    • 1.5 L dCi (70 ch et 85 ch)

Ces moteurs étaient appréciés pour leur fiabilité et leur faible consommation.


Succès commercial

  • Prix attractif : La Logan I était l'une des voitures neuves les moins chères d'Europe, avec un prix de départ autour de 5 000 € en Roumanie.
  • Exportation : Elle a été vendue sous plusieurs marques et noms selon les pays :
    • Dacia Logan en Europe (notamment en France, Espagne, Italie).
    • Renault Logan en Russie, en Amérique latine et en Inde.
    • Nissan Aprio en certains marchés (comme l'Iran).
  • Ventes : Plus de 2,5 millions d'exemplaires vendus dans le monde entre 2004 et 2012.

Évolutions et fin de production

  • 2008 : Restylage mineur (phares, calandre, intérieurs).
  • 2012 : La Logan I est remplacée par la Dacia Logan II, qui modernise le design et améliore les finitions.
  • Production : La production de la Logan I a continué dans certains pays (comme l'Inde et le Brésil) jusqu'en 2015-2016, sous le nom de Renault Logan ou Mahindra Verito (en Inde).

Héritage

  • La Logan I a marqué l'histoire de Dacia en prouvant qu'une voiture low-cost pouvait être compétitive en Europe.
  • Elle a ouvert la voie à d'autres modèles Dacia (Sandero, Duster) et a contribué à la popularité de la marque en Europe de l'Ouest.
  • Aujourd'hui, elle reste une voiture très appréciée sur le marché de l'occasion pour son rapport qualité-prix et sa robustesse.

Daewoo

Voici les grandes étapes de l’histoire de Daewoo Motors :


Les origines (1937–1982)

  • 1937 : Fondation de National Motor, une entreprise coréenne qui assemble des camions japonais sous licence.
  • 1962 : L’entreprise est renommée Saenara Motor et commence l’assemblage de la Nissan Bluebird.
  • 1972 : Shinjin Motor (successeur de Saenara) forme une coentreprise avec General Motors sous le nom GM Korea, produisant des modèles comme l’Opel Rekord et la Holden Torana.
  • 1976 : Le groupe Daewoo achète 50 % de Saehan Motor (ex-GM Korea), l’autre moitié restant à General Motors. L’entreprise prend le nom de Saehan Motors.
  • 1982 : Daewoo Group rachète la totalité de Saehan Motors, qui devient Daewoo Motors en 1983.

L’essor et l’internationalisation (1983–1999)

  • 1983 : Daewoo Motors est officiellement lancé. La marque se développe d’abord sur le marché local, puis s’étend à l’international dans les années 1990, notamment en Europe, avec des modèles abordables comme la Nexia, la Lanos ou la Matiz.
  • 1990 : Lancement de la Daewoo Espero, premier modèle conçu par Daewoo (avec l’aide du designer italien Bertone), marquant un tournant vers des véhicules originaux plutôt que des modèles rebadgés.
  • 1995–2000 : Daewoo Motors rachète ou crée des coentreprises avec plusieurs constructeurs en Europe (FSO en Pologne, Automobile Craiova en Roumanie, Avia en République tchèque, etc.) et en Asie (UzDaewooAuto en Ouzbékistan).
  • 1998 : Daewoo atteint un pic de production avec 636 000 véhicules vendus dans le monde, devenant un acteur majeur de l’industrie automobile.

La crise et le rachat par General Motors (1999–2011)

  • 1997–1999 : La crise financière asiatique frappe durement le groupe Daewoo, déjà endetté à hauteur de 50 milliards de dollars. En 1999, Daewoo Group déclare faillite, et son fondateur, Kim Woo-choong, fuit le pays avant d’être condamné pour fraude et détournement de fonds en 2005.
  • 2001 : General Motors rachète Daewoo Motors pour 1,2 milliard de dollars, créant GM Daewoo Auto & Technology (GMDAT). La marque Daewoo est progressivement remplacée par Chevrolet sur la plupart des marchés à partir de 2005.
  • 2002–2011 : La production sous la marque Daewoo diminue fortement (de 601 000 véhicules en 2000 à 273 000 en 2002). En 2011, le nom Daewoo disparaît définitivement, remplacé par GM Korea et la marque Chevrolet.

Héritage

  • Les activités de Daewoo Motors ont été scindées :
    • GM Korea (ex-Daewoo Motors) pour les voitures particulières.
    • Tata Daewoo Commercial Vehicle (racheté par Tata Motors) pour les véhicules utilitaires.
    • Daewoo Bus (devenu Zyle Daewoo Commercial Vehicle) pour les autobus.

Daewoo Motors reste dans les mémoires pour ses modèles accessibles, son expansion rapide, et son rachat emblématique par GM, marquant la fin d’une ère pour l’industrie automobile coréenne.

 Daewoo EsperoEspero

1990-1997

 

 

Daewoo Espero

Voici l’histoire de la Daewoo Espero :

La Daewoo Espero est une berline de taille moyenne à quatre portes et cinq places, produite par le constructeur sud-coréen Daewoo Motors de septembre 1990 à 1997. Elle marque un tournant important pour Daewoo, car il s’agit du premier modèle entièrement développé par la marque, qui jusqu’alors ne produisait que des véhicules conçus par d’autres constructeurs, notamment Opel (filiale de General Motors). Le design de la carrosserie a été réalisé par le carrossier italien Bertone, et la plateforme s’inspire de celle de la Daewoo LeMans, elle-même dérivée de l’Opel Kadett E.

Les moteurs étaient fournis par Holden (une autre filiale de GM), avec des options allant du GM Family 1 1,5 L au GM Family II 2,0 L. La production de l’Espero a pris fin en 1997 en Corée du Sud, mais elle s’est poursuivie jusqu’en 2002 en Europe de l’Est. En Europe, les importations ont commencé en janvier 1995, aux côtés de la Nexia, marquant le début de la gamme Daewoo sur le continent. L’Espero a été remplacée par la Daewoo Nubira en 1997, mais elle est restée populaire dans certains marchés, notamment en Europe de l’Est, où elle est devenue un symbole de réussite pour les pays anciennement communistes, souvent utilisée comme véhicule de direction


Points clés :

  • Première voiture 100 % Daewoo : Bien que basée sur une plateforme Opel, son design et son développement étaient propres à Daewoo.
  • Design moderne : Avec une carrosserie aérodynamique (Cd de 0,29), elle se distinguait par des lignes douces et un style contemporain pour l’époque.
  • Moteurs et transmissions : Proposée avec des moteurs essence 1.5 L, 1.8 L et 2.0 L, couplés à des boîtes manuelles ou automatiques.
  • Succès à l’export : Notamment en Europe de l’Est, où elle était perçue comme une voiture haut de gamme et abordable.

 

DAF

Voici les grandes étapes de l’histoire de DAF, le constructeur néerlandais emblématique :


Les origines (1928–1949)

  • 1er avril 1928 : Hub van Doorne fonde un petit atelier de construction à Eindhoven, aux Pays-Bas. À l’origine, DAF (acronyme de van Doorne’s Aanhangwagen Fabriek) se spécialise dans la fabrication de remorques et d’équipements pour l’industrie du transport.

  • L’entreprise se développe rapidement et devient un acteur clé dans la production de remorques, se distinguant par des solutions techniques innovantes, comme une charge utile supérieure à celle de la concurrence.

  • 1949 : DAF lance son premier camion, l’A30, un véhicule de 3 tonnes conçu pour le marché néerlandais. Ce modèle marque le début de la production de camions et introduit l’héritage des sept bandes chromées sur les calandres, toujours présentes aujourd’hui.


L’ère de l’innovation et de la diversification (1950–1980)

  • Années 1950–1960 : DAF se positionne comme un leader en innovation, notamment avec l’introduction de la turbo-suralimentation pour les moteurs diesel en 1959, une première en Europe pour un constructeur de camions.
  • 1959–1980 : DAF produit également des voitures particulières, connues pour leur transmission variable continue (Variomatic), une technologie pionnière pour l’époque. Ces modèles, bien que perçus comme lents, ont marqué l’histoire automobile néerlandaise.

L’expansion et les défis (1980–2000)

  • Voici les grandes étapes de l’histoire de DAF, le constructeur néerlandais emblématique :


    Les origines (1928–1949)

    • 1er avril 1928 : Hub van Doorne fonde un petit atelier de construction à Eindhoven, aux Pays-Bas. À l’origine, DAF (acronyme de van Doorne’s Aanhangwagen Fabriek) se spécialise dans la fabrication de remorques et d’équipements pour l’industrie du transport.

    • L’entreprise se développe rapidement et devient un acteur clé dans la production de remorques, se distinguant par des solutions techniques innovantes, comme une charge utile supérieure à celle de la concurrence.

    • 1949 : DAF lance son premier camion, l’A30, un véhicule de 3 tonnes conçu pour le marché néerlandais. Ce modèle marque le début de la production de camions et introduit l’héritage des sept bandes chromées sur les calandres, toujours présentes aujourd’hui.


    L’ère de l’innovation et de la diversification (1950–1980)

    • Années 1950–1960 : DAF se positionne comme un leader en innovation, notamment avec l’introduction de la turbo-suralimentation pour les moteurs diesel en 1959, une première en Europe pour un constructeur de camions.
    • 1959–1980 : DAF produit également des voitures particulières, connues pour leur transmission variable continue (Variomatic), une technologie pionnière pour l’époque. Ces modèles, bien que perçus comme lents, ont marqué l’histoire automobile néerlandaise.

    L’expansion et les défis (1980–2000)

    • 1987 : Fusion avec Leyland Trucks (Royaume-Uni) pour former DAF NV, une coentreprise détenue à 60 % par DAF Beheer et 40 % par Rover Group. Cette fusion permet à DAF de renforcer sa présence en Europe et d’élargir sa gamme de produits.
    • 1993 : DAF NV est placé en faillite, entraînant la scission de l’entreprise. Leyland DAF est mis en liquidation, mais DAF Trucks (la branche néerlandaise) survit et continue son développement. Leyland Trucks sera racheté par Paccar en 1998, puis réintégré sous la marque DAF.
    • 1996 : DAF se lance dans le championnat européen de course de camions, avec des succès notables, bien que l’aventure soit de courte durée1987 : Fusion avec Leyland Trucks (Royaume-Uni) pour former DAF NV, une coentreprise détenue à 60 % par DAF Beheer et 40 % par R

    L’ère moderne (2000–aujourd’hui)

    • 2001–2002 : Lancement des séries LF, CF et XF, qui deviennent des références en matière de rendement énergétique et d’innovation. Le XF105, sorti en 2005, est acclamé pour ses performances et son efficacité.
    • 2013 : DAF introduit une gamme complète de camions Euro 6, ultra-propres, et continue d’innover avec des motorisations alternatives (électrique, hydrogène).
    • 2017 : Les New CF et XF remportent le titre de « Camion international de l’année 2018 », grâce à un gain de 7 % en rendement énergétique, une première dans l’industrie.
    • 2021–2025 : DAF signe un contrat historique avec l’armée belge pour la livraison de 879 camions militaires (4x4 et 8x8), en collaboration avec Tatra Trucks.
    • 2024 : DAF célèbre 90 ans d’innovation et continue de développer des solutions durables, comme les camions électriques (LF Electric, XD Electric, XF Electric) et à hydrogène (XF H2 Innovation Truck), primés pour leur contribution à la réduction des émissions de CO₂.

    Aujourd’hui

    DAF, filiale du groupe américain Paccar, est l’un des leaders mondiaux dans la fabrication de camions, reconnu pour son engagement envers la qualité, l’innovation et la durabilité. L’entreprise reste basée à Eindhoven, avec des usines en Belgique (Westerlo) et au Royaume-Uni (Leyland).

    Rover Group. Cette fusion permet à DAF de renforcer sa présence en Europe et d’élargir sa gamme de produits.
  • 1993 : DAF NV est placé en faillite, entraînant la scission de l’entreprise. Leyland DAF est mis en liquidation, mais DAF Trucks (la branche néerlandaise) survit et continue son développement. Leyland Trucks sera racheté par Paccar en 1998, puis réintégré sous la marque DAF.
  • 1996 : DAF se lance dans le championnat européen de course de camions, avec des succès notables, bien que l’aventure soit de courte durée

L’ère moderne (2000–aujourd’hui)

  • 2001–2002 : Lancement des séries LF, CF et XF, qui deviennent des références en matière de rendement énergétique et d’innovation. Le XF105, sorti en 2005, est acclamé pour ses performances et son efficacité.
  • 2013 : DAF introduit une gamme complète de camions Euro 6, ultra-propres, et continue d’innover avec des motorisations alternatives (électrique, hydrogène).
  • 2017 : Les New CF et XF remportent le titre de « Camion international de l’année 2018 », grâce à un gain de 7 % en rendement énergétique, une première dans l’industrie.
  • 2021–2025 : DAF signe un contrat historique avec l’armée belge pour la livraison de 879 camions militaires (4x4 et 8x8), en collaboration avec Tatra Trucks.
  • 2024 : DAF célèbre 90 ans d’innovation et continue de développer des solutions durables, comme les camions électriques (LF Electric, XD Electric, XF Electric) et à hydrogène (XF H2 Innovation Truck), primés pour leur contribution à la réduction des émissions de CO₂.

Aujourd’hui

DAF, filiale du groupe américain Paccar, est l’un des leaders mondiaux dans la fabrication de camions, reconnu pour son engagement envers la qualité, l’innovation et la durabilité. L’entreprise reste basée à Eindhoven, avec des usines en Belgique (Westerlo) et au Royaume-Uni (Leyland).

DAF  4444

1966-1974

 

 

DAF 44

 
 

Voici l’histoire de la DAF 44, un modèle emblématique de la marque néerlandaise DAF :


Origines et lancement

La DAF 44 a été présentée en septembre 1966 et était la première voiture produite dans la nouvelle usine de Born, aux Pays-Bas. Elle marquait une évolution pour DAF, qui souhaitait élargir sa gamme vers des voitures plus familiales, après le succès de la DAF 33 (anciennement appelée Daffodil). Le design a été confié au célèbre designer italien Giovanni Michelotti, lui donnant une ligne moderne et élégante pour l’époque.


Caractéristiques techniques

  • Moteur : Bicylindre à plat (boxer) refroidi par air, avec une cylindrée initiale de 746 cm³ (portée ensuite à 844 cm³), développant 34 chevaux (25 kW) à 4 500 tr/min. Ce moteur était une évolution de celui de la DAF 33, avec une course augmentée pour gagner en puissance.
  • Transmission : La DAF 44 était équipée du système Variomatic, une boîte de vitesses à variation continue (CVT) innovante pour l’époque, qui faisait aussi office de différentiel. Cette transmission était déjà présente sur les modèles précédents comme la DAF 600 et la DAF 33.
  • Châssis et dimensions : Plus longue de 14 cm et plus large de 10 cm que la DAF 33, elle offrait un habitacle plus spacieux et un coffre plus volumineux. Son empattement était de 2 250 mm, pour une longueur totale de 3,85 m.

Production et héritage

  • Production : La DAF 44 a été produite de 1966 à 1974, avec un total de 167 902 exemplaires fabriqués. Elle a été remplacée par la DAF 46 en 1974, qui reprenait sa carrosserie mais avec des améliorations techniques, comme un essieu arrière De Dion.
  • Utilisations particulières : Son châssis a servi de base pour des véhicules spéciaux, comme le Kalmar Tjorven, un véhicule postal suédois.
  • Rachat par Volvo : En 1972, DAF a été racheté par Volvo, ce qui a marqué la fin de l’indépendance de la marque dans le domaine des voitures particulières. La production des modèles DAF a continué sous l’ère Volvo jusqu’en 1976.

Particularités

  • La DAF 44 était appréciée pour sa fiabilité, sa simplicité mécanique (notamment l’absence de liquide de refroidissement grâce au moteur refroidi par air) et son système Variomatic, qui la rendait facile à conduire, même pour les débutants.
  • Elle a aussi connu un certain succès en rallye, grâce à sa bonne tenue de route et sa transmission adaptée aux conditions difficiles.

Daihatsu

Voici les grandes étapes de l’histoire de Daihatsu, l’un des plus anciens constructeurs automobiles japonais :


Les origines (1907–1950)

  • 1907 : Fondation de l’entreprise sous le nom Hatsudoki Seizo Co., Ltd à Osaka, spécialisée dans la fabrication de moteurs à combustion interne pour bateaux et centrales électriques. Le nom Daihatsu est un acronyme formé à partir des kanjis de Ōsaka (大) et de moteur (発), signifiant littéralement « grand moteur ».
  • 1930 : Daihatsu se lance dans l’automobile avec la production de son premier véhicule, le HA, un tricycle motorisé utilitaire.
  • 1951 : L’entreprise adopte officiellement le nom Daihatsu et lance sa première automobile à carrosserie, la BEE, un véhicule à trois roues et quatre places.

L’essor et la spécialisation (1951–1967)

  • 1955 : Le gouvernement japonais lance le People’s Car Plan pour encourager la production de petites voitures accessibles. Daihatsu répond avec la Fellow, sa première berline à quatre roues, marquant son entrée sur le marché des voitures compactes.
  • 1963 : Lancement de la Compagno Berlina, une petite berline conçue pour rivaliser avec des modèles comme la Toyota Publica.
  • 1966 : Daihatsu commercialise le Fellow Max, son premier kei car (voiture légère japonaise), une catégorie qui deviendra emblématique pour la marque

L’alliance avec Toyota (1967–2000)

  • 1967 : Toyota prend une participation financière dans Daihatsu, puis en devient l’actionnaire majoritaire en 1998 (51,2 % des parts). Cette collaboration permet à Daihatsu de bénéficier des technologies Toyota tout en conservant son expertise dans les petits véhicules.
  • Années 1970–1990 : Daihatsu développe des modèles emblématiques comme la Charade (1977), la Cuore, ou encore le Rocky (1984), un SUV compact. Ces véhicules, réputés pour leur fiabilité et leur compacité, renforcent la réputation de la marque à l’international.
  • 1998 : Toyota acquiert une participation majoritaire, et Daihatsu devient un acteur clé du groupe Toyota, spécialisé dans les kei cars et les véhicules compacts.

L’ère moderne (2000–aujourd’hui)

  • 2000–2010 : Daihatsu se concentre sur les kei cars, qui représentent jusqu’à 98,8 % de ses ventes au Japon en 2010. La marque est reconnue pour son taux de fiabilité exceptionnel (96,02 % selon une étude française en 2010
  • 2013 : Daihatsu arrête ses exportations vers l’Europe en raison des normes anti-pollution et de la baisse des ventes, mais reste un leader au Japon et dans certains marchés asiatiques (Indonésie, Malaisie, Pakistan).
  • 2016 : Toyota annonce le rachat intégral de Daihatsu, qui devient une filiale à part entière du groupe. Daihatsu continue d’innover avec des modèles hybrides et électriques, comme le DN Pro Cargo, un utilitaire électrique urbain.
  • 2020s : La marque mise sur la mobilité durable, les technologies hybrides et les solutions pour la ville, tout en restant fidèle à son ADN : des voitures compactes, économiques et fiables.

Anecdote : Daihatsu a aussi produit des modèles sous d’autres marques (comme la Toyota Yaris rebadgée en Daihatsu Charade en 2011) et a collaboré avec des constructeurs locaux en Asie du Sud-Est

 Daihatsu CharadeCharade

1977-2000

 

 

Daihatsu Charade

Voici l’histoire de la Daihatsu Charade, une citadine emblématique produite par le constructeur japonais Daihatsu entre 1977 et 2000 :


Origines et nom

Le nom "Charade" rend hommage au Circuit de Charade, un circuit automobile français qui a accueilli le Grand Prix de France à plusieurs reprises (1965, 1969, 1970, 1972). Ce choix reflète l’ambition sportive et l’héritage automobile associé à ce modèle.


Générations et évolution

  1. Première génération (G10, 1977–1983)

    • Lancée en 1977, la Charade se distingue comme la première voiture européenne équipée d’un moteur 3 cylindres 4 temps (1,0 L).
    • Elle est disponible en 3 et 5 portes, avec des phares ronds puis carrés (à partir de 1980).
    • En 1979, elle est élue Voiture de l’Année au Japon, grâce à son succès commercial et son innovation technique.
  2. Deuxième génération (G11, 1983–1987)

    • Design plus anguleux, avec des moteurs 1,0 L (dont une version turbo de 68 ch) et des options diesel et turbodiesel (à partir de 1984).
    • La Charade devient un modèle polyvalent, apprécié pour sa fiabilité et son économie.
  3. Troisième génération (G100, 1987–1993)

    • Introduction d’une version 4 portes et d’un moteur 1,3 L 4 cylindres, tout en conservant des options diesel.
    • La Charade GTti (1987) marque l’histoire : avec un moteur 3 cylindres turbo de 993 cm³ développant 101 ch, elle devient la première voiture de série à dépasser les 100 ch/L, un exploit technique pour l’époque.
    • Ce modèle est aussi utilisé en compétition, notamment en rallye, grâce à sa robustesse et sa légèreté (810 kg).
  4. Quatrième génération (G200, 1993–2000)

    • Design plus conservateur, avec des moteurs 1,5 L et 1,6 L (pour la version GTi).
    • La production s’arrête en 2000, remplacée par la Daihatsu Sirion

Succès et héritage

  • En Chine : La Charade est produite sous le nom Tianjin Xiali par FAW, avec plus de 1,5 million d’exemplaires vendus entre 1986 et 2009
  • En Amérique latine : Très populaire au Chili et dans d’autres pays, avec des versions adaptées (moteur 843 cm³).
  • En Europe : La Charade est rebadgée Toyota Yaris (2e génération) entre 2011 et 2013, fabriquée en France (usine d’Onnaing, près de Valenciennes.

Anecdotes

  • La Charade a inspiré de nombreuses copies non autorisées en Chine, souvent en fibre de verre.
  • Une version De Tomaso (en collaboration avec le constructeur italien) a été présentée au salon de Tokyo en 1981, basée sur la Charade XTE.

La Daihatsu Charade reste un symbole de compacité, d’innovation et de polyvalence, avec un héritage qui dépasse largement sa période de production. T

Daimler

Voici les grandes étapes de l’histoire de la Daimler Motor Company :


Fondation et origines (1891–1896)

  • En 1891, Frederick Richard Simms acquiert la licence pour fabriquer et vendre les moteurs à essence de Gottlieb Daimler (inventeur allemand) en Grande-Bretagne et dans une grande partie du Commonwealth.
  • En 1893, Simms fonde le Daimler Motor Syndicate à Londres, avec Gottlieb Daimler au conseil d’administration.
  • Le 14 janvier 1896, Simms et Harry Lawson fondent officiellement la Daimler Motor Company à Coventry, en Angleterre, pour produire des véhicules utilitaires et des automobiles de luxe. Cette date marque le début de l’industrie automobile britannique, basée sur les brevets de Daimler.

Développement et innovations (1896–1910)

  • La société commence par produire des camions et des moteurs pour d’autres constructeurs, comme De Luca-Daimler en Italie.
  • En 1902, Daimler obtient un Royal Warrant (mandat royal) pour fournir des voitures à la famille royale britannique, un privilège qu’elle perdra dans les années 1950 au profit de Rolls-Royce.
  • En 1904, des difficultés financières obligent l’entreprise à se restructurer sous le nom de Daimler Motor Company (1904) Ltd.
  • En 1908, Daimler adopte la distribution par chemises (système Knight), une technologie silencieuse pour l’époque, et collabore avec des ingénieurs comme Frederick W. Lanchester.

Intégration et expansion (1910–1960)

  • En septembre 1910, la société est rachetée par le groupe Birmingham Small Arms (BSA), qui diversifie sa production (armes, vélos, motos, automobiles).
  • Pendant la Première Guerre mondiale, Daimler produit des camions, des chars et des moteurs d’avion.
  • En 1926, Daimler lance le Double-Six, la première voiture européenne de série équipée d’un moteur V12.
  • En 1930, Daimler rachète la Lanchester Motor Company et innove avec la première embrayage hydraulique (fluid flywheel), précurseur des boîtes automatiques.

Ère Jaguar et héritage (1960–2025)

  • En 1960, Jaguar Cars rachète Daimler. La marque devient une déclinaison haut de gamme de Jaguar, avec des modèles comme la Daimler DS420 (limousine utilisée par la famille royale).
  • Dans les années 1980–1990, Daimler suit les fusions de Jaguar (British Motor Holdings, British Leyland, puis rachat par Ford en 1989).
  • En 2008, Jaguar et Daimler sont vendus à Tata Motors (Inde), intégrant le groupe Jaguar Land Rover.
  • La société The Daimler Motor Company Limited reste officiellement enregistrée au Royaume-Uni jusqu’à sa dissolution le 23 décembre 2025.

Héritage

  • Daimler a marqué l’histoire automobile britannique par son luxe, ses innovations techniques (moteurs V12, transmissions automatiques) et son association avec la royauté.
  • Aujourd’hui, la marque Daimler survit à travers des versions exclusives de modèles Jaguar, principalement au Royaume-Uni et en Allemagne. 
 

Daimler TE 20

 TE 20

1912

 

Daimler TE 20

La Daimler TE 20 est une automobile de grand luxe, souvent carrossée en coupé chauffeur, destinée à la haute société britannique. Elle était animée par un moteur 4 cylindres en ligne de 3306 cm³, développant 20 chevaux. Ce modèle incarne l'excellence et le prestige de la marque Daimler, qui a longtemps été associée à la royauté et à l'aristocratie au Royaume-Uni.

 

Dalllara

Voici l’histoire de Dallara, un acteur majeur de l’ingénierie automobile et du sport automobile :


Les origines et la fondation

Dallara a été fondée en 1972 par Giampaolo Dallara, un ingénieur italien né à Parme en 1936. Avant de créer sa propre entreprise, Dallara a travaillé pour des marques prestigieuses comme Ferrari (où il a été recruté personnellement par Enzo Ferrari), Maserati, Lamborghini (il a contribué à la conception des Lamborghini Miura et Espada) et De Tomaso. Son expertise en aéronautique et en conception automobile a posé les bases de sa carrière exceptionnelle.


Les premières réalisations

Dès ses débuts, Dallara se spécialise dans la conception de châssis pour la compétition, notamment pour les courses de sport-prototypes et les montées en côte. En 1978, l’entreprise entre dans le monde de la Formule 3 avec un châssis qui deviendra dominant dans les championnats européens. Dallara s’impose rapidement comme un acteur incontournable, remportant des titres dans de nombreux pays (Italie, France, Angleterre, Allemagne, Japon, etc.).


L’expansion et les succès

  • Années 1980-1990 : Dallara étend son influence en concevant des châssis pour la Formule 3000 et la Formule 1, notamment en collaboration avec l’équipe Scuderia Italia (1988-1992), bien que les résultats en F1 restent limités. L’entreprise se distingue aussi dans l’endurance, en collaborant avec des marques comme Lancia (prototype LC2) et Ferrari (333 SP en 1993).
  • Années 2000 : Dallara devient le fournisseur exclusif de châssis pour plusieurs championnats majeurs :
    • IndyCar Series (depuis 1997, avec un quasi-monopole à partir de 2007).
    • GP2 Series (devenue Formule 2), Formule 3, Formule V8 3.5 (ex-World Series by Nissan).
    • 24 Heures du Mans (LMP2 avec le Dallara P217 à partir de 2017).
  • 2016 : Dallara collabore avec Haas F1 Team en tant que site de production, marquant un retour en Formule 1, bien que l’entreprise n’ait jamais réussi à s’imposer comme constructeur majeur dans cette discipline.

Innovations et diversification

Dallara est pionnière dans l’utilisation de matériaux composites (comme la fibre de carbone) pour ses châssis, ce qui lui permet de combiner légèreté et rigidité. L’entreprise a aussi diversifié son activité en produisant des voitures de route haut de gamme, comme :

  • Dallara Stradale (2017) : première voiture de route homologuée de l’histoire de la marque, inspirée par la philosophie de légèreté de Colin Chapman.
  • Dallara EXP (2021) : version piste de la Stradale, conçue pour offrir des performances extrêmes sur circuit.

Héritage et reconnaissance

Aujourd’hui, Dallara est reconnue comme l’un des plus grands constructeurs de châssis pour le sport automobile, avec une présence mondiale dans des championnats comme la Formule E, la Super Formula japonaise ou encore l’IndyCar. Son savoir-faire et son innovation continue en font une référence dans le milieu.

Dalllara SN01 (T2)SN01 (T2) 

2002-2004

 

 

Dalllara SN01 (T2)

La Dallara SN01, également connue sous le nom de Dallara T02, est une monoplace de course à effet de sol conçue, développée et construite par le constructeur italien Dallara pour le championnat monotype World Series by Nissan entre 2002 et 2004. Elle était propulsée par un moteur Nissan VQ 3.0 L atmosphérique, développant entre 410 et 420 chevaux. Le châssis pesait 565 kg (sans pilote) et environ 645 kg avec le pilote. La SN01 a été remplacée en 2005 par la Dallara T05.

 

Darmont

Voici l’histoire de la marque automobile Darmont, un constructeur français emblématique de l’entre-deux-guerres :


Fondation et débuts (1919-1921)

En 1919, Robert Darmont fonde une entreprise spécialisée dans l’importation de cyclecars Morgan 3-Wheeler, des véhicules légers à trois roues produits en Angleterre. Il s’associe rapidement avec son frère André Darmont (pilote de course) pour ouvrir un atelier de fabrication à Courbevoie, près de Paris. Leur premier modèle, le Darmont-Morgan, est une réplique sous licence des Morgan anglais, commercialisé avec succès dès 1921. L’atelier est situé au 27 ou 39 rue Jules Ferry, selon les sources.


Autonomie et diversification (1926-1935)

À partir de 1926, Darmont s’émancipe de Morgan et lance sa propre gamme de cyclecars sous la marque Darmont. Les modèles se déclinent en plusieurs carrosseries (Runabout, Sporting, Camionnette, Pick-up, Sport, STN, STO, Darmont Spécial, STR, Étoile de France, Aéroluxe, V Junior, etc.) et motorisations (monocylindre, bicylindre, 4 cylindres, avec ou sans compresseur, de 500 à 1 100 cm³). Les versions les plus sportives, comme la Darmont Spécial (1926, 28 à 35 ch, 150 km/h), s’illustrent en compétition.

En 1932, la Darmont Étoile de France apparaît, équipée d’un moteur de 1 100 cm³, suivie en 1935 par le premier cyclecar à 4 roues de la marque : le Darmont V-Junior, qui rencontre un franc succès jusqu’à la guerre.


Innovations et héritage

Darmont profite de la législation française favorable aux véhicules légers (cyclecars) et se distingue par des innovations mécaniques, comme des transmissions simplifiées et des moteurs bicylindres performants. La marque incarne l’alliance entre plaisir de conduire, économie et innovation technique, avec des slogans comme : « Les modèles que nous présentons ici réalisent entièrement le but que nous nous sommes fixé depuis 25 ans : satisfaire la clientèle qui désire un véhicule simple et solide d’un prix d’entretien égal à celui d’une motocyclette ».


Fin de l’aventure (1939)

La déclaration de la Seconde Guerre mondiale en 1939 contraint Darmont à la faillite et à sa disparition définitive. Quelques modèles subsistent aujourd’hui comme voitures de collection ou inspirent des kit cars néo-rétro.


Modèles marquants

  • 1921 : Darmont-Morgan (moteur 2 cylindres en V, 1 084 cm³, 125 km/h)
  • 1926 : Darmont Spécial (150 km/h, moteur refroidi par eau)
  • 1932 : Darmont Étoile de France (moteur 1 100 cm³)
  • 1935 : Darmont V-Junior (premier modèle à 4 roues).

Darmont reste un symbole de l’ingéniosité automobile française de l’entre-deux-guerres, alliant légèreté, performance et accessibilité.

Darmont SpecialSpecial

1925-

 

 

Darmont Special

La Darmont Spécial est un modèle emblématique de la marque française Darmont, active entre 1919 et 1939. Voici les points clés de son histoire :

  • Origine et lancement : Le prototype du Darmont Spécial a été dévoilé en 1925 par le pilote et agent de la marque Henri Burnat (alias Pierpont) lors de la course de côte de la Turbie. Ce modèle a marqué un tournant pour Darmont, qui s’est affranchi de la licence Morgan pour développer sa propre gamme de cyclecars. Le Darmont Spécial est entré en production en 1926, équipé d’un moteur bicylindre refroidi par eau d’environ 1 100 cm³, lui permettant d’atteindre une vitesse maximale de 150 km/h. z

  • Design et performances : Esthétiquement, il se distinguait par une carrosserie plus basse et profilée, des ailes arrondies sur les roues avant, et une pointe arrière entièrement carénée. Ce modèle s’est illustré dans de nombreuses compétitions, remportant des victoires prestigieuses comme le Bol d’Or ou la classique Paris-Nice (8 triomphes). En 1928, un record du monde en catégorie 750 cm³ à 152,413 km/h a été établi, suivi d’un vice-record en 1100 cm³ à 161,943 km/h.

  • Motorisation : Contrairement aux modèles de base équipés d’une copie du moteur JAP bicylindre à soupapes latérales, le Darmont Spécial disposait d’une copie du moteur culbuté anglais Blackburn, bien plus puissant.

  • Héritage : Le Darmont Spécial a contribué à la réputation de la marque dans le monde des cyclecars, alliant innovation technique, légèreté et plaisir de conduite. Aujourd’hui, ces véhicules sont devenus des pièces de collection recherchées

Darracq

Voici les grandes lignes de l’histoire de la marque automobile Darracq :


Fondation et pionnier de l’automobile

La société Les Automobiles Darracq S.A. a été fondée en 1896 (ou 1897 selon les sources) par Alexandre Darracq à Suresnes, près de Paris. À l’origine, Darracq était un entrepreneur spécialisé dans la fabrication de bicyclettes sous la marque Gladiator, qu’il vendra en 1896 pour se lancer dans l’automobile. Il est considéré comme l’un des pionniers de l’industrie automobile française, notamment grâce à l’utilisation de tôle emboutie pour les châssis, une innovation qui a permis de réduire les coûts de production et de démocratiser l’automobile.


Innovations et records

  • 1901 : Darracq lance un modèle simple, léger, fiable et économique, souvent cité comme la première voiture grand public en France. Ce modèle, le runabout, connaît un succès immédiat avec plus de 1 200 exemplaires vendus, un record pour l’époque.
  • 1904-1905 : La marque bat plusieurs records de vitesse, dont un record absolu à 198 km/h en 1905, et remporte des courses prestigieuses comme la Coupe Vanderbilt aux États-Unis en 1905 et 1906.
  • Darracq est aussi la première marque à développer un système de pièces détachées pour ses voitures, bien que leur précision laisse à désirer à l’époque.

Expansion internationale et héritage

Darracq a joué un rôle clé dans la création de plusieurs marques automobiles européennes :

  • Opel (Allemagne) : Les frères Opel ont commencé à produire des voitures sous licence Darracq en 1901, marquant leurs débuts dans l’automobile.
  • Alfa Romeo (Italie) : En 1906, Darracq fonde la Società Anonima Italiana Darracq (SAID) à Milan. Après des difficultés financières, l’usine est reprise en 1910 et devient ALFA, puis Alfa Romeo en 1915.
  • Talbot (Royaume-Uni) : Darracq rachète la marque Talbot en 1919, et les voitures sont vendues sous le nom Talbot-Darracq à partir de 1920, puis simplement Talbot à partir de 1922.

Déclin et fin de la marque

  • 1912 : Alexandre Darracq se retire de l’industrie automobile et vend son entreprise à des investisseurs britanniques. La production continue sous le nom Talbot-Darracq jusqu’en 1922, puis Talbot jusqu’en 1935, date à laquelle la marque Darracq disparaît définitivement.
  • 1931 : Alexandre Darracq décède à Monaco, laissant derrière lui un héritage industriel majeur, notamment dans le développement de l’automobile en Europe.

Anecdotes

  • La Darracq est mise à l’honneur dans le film Geneviève (1953), où une Darracq de 1904 est le personnage principal.
  • Le terme « darracq » est parfois utilisé pour désigner un marteau, en référence à la nécessité d’ajuster manuellement les pièces de rechange de l’époque.

Darracq Type CType C

1901-1905

 

 

Darracq Type C

La Darracq Type C est une voiture emblématique de l’histoire automobile française, produite entre 1901 et 1905 par la marque Darracq à Suresnes. Elle marque un tournant pour la marque, qui avait connu des débuts difficiles avec des modèles peu convaincants. La Type C est la première voiture conçue et fabriquée entièrement en interne par Darracq, et elle a rencontré un succès commercial remarquable, avec environ 1 200 exemplaires vendus.

Caractéristiques principales :

  • Type de véhicule : Runabout (voiture de promenade), disponible en versions single-phaeton ou tonneau.
  • Moteur : Monocylindre de 785 cm³ (parfois cité comme 786 cm³), développant entre 6,5 et 9 chevaux selon les sources, inspiré des moteurs De Dion-Bouton.
  • Transmission : Arbre à cardan double, boîte de vitesses à 3 rapports avec levier sous le volant, une innovation pour l’époque.
  • Châssis : Léger et solide, en tubes brasés, permettant de monter différentes carrosseries.
  • Prix : Compétitif, grâce à l’utilisation de tôle d’acier emboutie, ce qui a contribué à sa démocratisation.
  • Allumage : Électrique, une autre innovation pour l’époque.

La Type C a permis à Darracq de devenir un acteur majeur de l’industrie automobile naissante en France, et son succès a contribué à l’essor de la marque, qui est devenue le 3e constructeur français en 1910. Elle a également ouvert la voie à des collaborations internationales, comme la production sous licence par Opel en Allemagne.

Son héritage réside dans sa simplicité, sa fiabilité et son accessibilité, ce qui en a fait un modèle clé pour la démocratisation de l’automobile en Europe.

Datsun

Voici les grandes étapes de l’histoire de Datsun, une marque automobile japonaise emblématique :


Les origines (1911–1933)

  • 1911 : Fondation de la société Kwaishinsha Motor Car Works à Tokyo par Masujiro Hashimoto et trois investisseurs : Kenjiro Den, Rokuro Aoyama et Meitaro Takeuchi. Le nom DAT est formé à partir des initiales de ces trois investisseurs.
  • 1914 : Présentation de la première voiture DAT à l’exposition Taisho de Tokyo. Le slogan de la marque, « Durable, Attractive and Trustworthy » (Résistante, attrayante et digne de confiance), est inspiré de ces initiales.
  • 1931 : Lancement de la Datson (« le fils de DAT »), une petite voiture. Le nom est rapidement changé en Datsun en 1932, pour éviter l’association avec le mot japonais « son » (qui signifie aussi « perte ») et pour honorer le soleil, symbole du Japon.

L’ère Nissan et l’expansion internationale (1933–1983)

  • 1933 : Nissan (alors Jidosha Seizo Co.) rachète DAT et adopte la marque Datsun pour ses exportations. La production se concentre sur des véhicules économiques et fiables, adaptés aux besoins locaux et internationaux.
  • Années 1950–1960 : Datsun se fait connaître à l’international, notamment aux États-Unis, grâce à des modèles comme la Datsun 510 (berline sportive) et la 240Z (coupé sportif). Ces voitures, abordables et fiables, rivalisent avec des marques européennes comme Porsche ou MG, tout en coûtant deux fois moins cher.
  • 1960–1970 : Datsun devient un acteur majeur de l’exportation automobile japonaise, contribuant à la réputation du Japon en tant que producteur de voitures de qualité. La marque joue un rôle clé dans la reconstruction de l’industrie automobile japonaise après la Seconde Guerre mondiale.

La disparition et la renaissance (1983–2022)

  • 1983 : Nissan décide d’unifier ses opérations sous la marque Nissan et abandonne progressivement Datsun, sauf pour quelques marchés comme l’Afrique du Sud ou le Moyen-Orient, où le nom persiste jusqu’en 2020.
  • 2012 : Nissan annonce le retour de la marque Datsun pour cibler les marchés émergents (Inde, Indonésie, Russie, Afrique du Sud) avec des véhicules low-cost, à l’image de Dacia pour Renault.
  • 15 juillet 2013 : Relance officielle de Datsun avec la Datsun GO, une citadine abordable basée sur la plateforme de la Nissan Micra. D’autres modèles suivent, comme la Go+ (monospace), la On-Do et la mi-Do (berlines compactes), ou encore la redi-Go (citadine basée sur la Renault Kwid)-.
  • 2022 : Nissan annonce l’arrêt définitif de la production des véhicules Datsun, les ventes se poursuivant jusqu’à écoulement des stocks.

Modèles emblématiques

  • Datsun 240Z, 260Z, 280Z : Coupés sportifs mythiques, symboles de performance et d’accessibilité.
  • Datsun 510 : Berline sportive ayant connu un grand succès aux États-Unis.
  • Datsun GO : Citadine marquant le retour de la marque en 2013.
  • Datsun Type 14 : Considérée comme l’un des modèles fondateurs de l’industrie automobile japonaise.

Datsun reste une marque culte, associée à l’innovation, à la fiabilité et à l’accessibilité, avec une histoire riche en rebondissements et en adaptations aux évolutions du marché mondial.

Datsun sports/Fairlady 1500 IIsports/Fairlady 1500 II 

1963-1965

 

 

Datsun sports/Fairlady 1500 II

La Datsun Sports/Fairlady 1500 II, également connue sous le nom de SPL310, est un modèle emblématique de la gamme des roadsters produits par Nissan entre 1963 et 1965. Voici les points clés de son histoire :

Origines et développement

  • Le nom "Fairlady" a été inspiré par la comédie musicale à succès de Broadway, My Fair Lady. C’est en 1961 que le président de Nissan, Katsuji Kawamata, a eu l’idée d’utiliser ce nom après avoir assisté à la pièce aux États-Unis. Le nom a été officiellement adopté pour le marché japonais avec le lancement du Fairlady 1500 (SP310) en octobre 1962, tandis que les modèles exportés, comme le SPL310 (version conduite à gauche), étaient commercialisés sous le nom de Datsun 1500 ou Datsun Sports 1500 dans les autres marchés, notamment en Amérique du Nord.

Caractéristiques techniques

  • Le SP310/SPL310 était équipé d’un moteur Nissan G15 de 1,5 litre (1 497 cm³) avec un simple carburateur SU, développant environ 77 chevaux (57 kW). Il était basé sur une plateforme modifiée de la berline Bluebird 310, contrairement aux modèles précédents qui utilisaient une plateforme de camion. Ce modèle était bien équipé pour l’époque, avec des options comme une radio à transistors, un hardtop, des éclairages de carte et une horloge.
  • En 1964, une version améliorée avec deux carburateurs SU a été introduite, offrant une meilleure performance.

Design et production

  • Le design du SP310/SPL310 était élégant et moderne pour son époque, avec une carrosserie en acier et des lignes inspirées des roadsters britanniques comme la MG ou la Triumph, mais à un prix plus abordable. Il était disponible en version roadster deux places, avec une option de troisième siège latéral derrière les sièges avant, une particularité des premiers modèles.
  • La production du SP310/SPL310 a duré jusqu’en 1965, date à laquelle il a été remplacé par le SP311/SPL311, équipé d’un moteur 1,6 litre (R16) plus puissant.

Héritage

  • Le Fairlady 1500 a marqué le début d’une série de roadsters réussis pour Datsun/Nissan, qui a continué avec les modèles 1600 et 2000, puis avec la célèbre série Z (comme la 240Z), qui a hérité du nom Fairlady au Japon.

En résumé

La Datsun Sports/Fairlady 1500 II (SPL310) a joué un rôle clé dans l’établissement de la réputation de Datsun/Nissan dans le segment des voitures de sport abordables et fiables, tout en offrant un design attrayant et des performances respectables pour son époque.

 

David Brown

Voici l’histoire de David Brown, une figure marquante de l’industrie britannique, notamment dans les domaines de la mécanique, des tracteurs et de l’automobile :


Les origines (1860–1930)

Fondée en 1860 par David Brown senior, l’entreprise David Brown Limited commence par fabriquer des engrenages en bois pour les métiers à tisser de l’industrie textile. Après sa mort en 1903, ses fils Percy et Frank reprennent l’entreprise et se spécialisent dans la fabrication d’organes de transmission complets (engrenages, arbres, roulements). Pendant la Première Guerre mondiale, l’entreprise produit des unités de propulsion pour les navires de guerre et des mécanismes d’armement. Dans les années 1920, elle devient le plus grand fabricant mondial de vis sans fin.

En 1931, David Brown (le petit-fils du fondateur) devient directeur général, tandis que son père Frank en est le président.


L’ère des tracteurs (1936–1972)

En 1936, David Brown collabore avec Harry Ferguson pour créer la marque Ferguson-Brown et produire des tracteurs. Cependant, cette collaboration prend fin en 1940, Ferguson préférant s’associer à Henry Ford pour développer les tracteurs Fordson. David Brown lance alors son propre modèle, le VAK1, en 1939. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise se concentre sur la production de tracteurs pour déplacer les avions de la Royal Air Force. Après la guerre, la mécanisation de l’agriculture permet à l’entreprise de se développer rapidement.


L’aventure automobile (1947–1972)

En 1947, David Brown rachète Aston Martin, puis Lagonda, et associe les deux marques. Il donne ses initiales DB aux voitures Aston Martin, qui remportent de nombreuses victoires en compétition, comme les 24 Heures du Mans en 1959 avec des pilotes légendaires comme Carroll Shelby, Roy Salvadori et Stirling Moss. Les deux marques sont vendues en 1972.


Restructurations et héritage

En 1972, l’activité tracteurs est vendue à Tenneco (propriétaire de Case), puis en 1998, l’entreprise est entièrement rachetée par Textron, qui la rebaptise David Brown Automotive. En 2008, Textron vend les activités à Clyde Blowers Capital. En 2013, un descendant de la famille Brown relance David Brown Automotive, produisant à nouveau des véhicules haut de gamme, perpétuant ainsi l’héritage familial.

David Brown 25d25d

 

 

David Brown 25d

Voici l’histoire du tracteur David Brown 25D, synthétisée à partir des sources disponibles :

Origines et contexte
La marque David Brown, fondée en 1860 à Huddersfield (Angleterre), s’est d’abord spécialisée dans la fabrication d’engrenages. Dans les années 1930, elle s’est lancée dans la production de tracteurs agricoles, notamment en collaborant avec Harry Ferguson. Le premier tracteur David Brown, le VAK1, est apparu en 1939, mais la Seconde Guerre mondiale a limité sa production à seulement 1 000 unités. Après la guerre, l’entreprise est devenue l’un des principaux fabricants de tracteurs au Royaume-Uni, réputée pour la robustesse et la durabilité de ses machines.

Le David Brown 25D
Le modèle 25D a été conçu pour répondre à un besoin de tracteurs plus légers et moins chers que le célèbre Cropmaster, avec une puissance de 20 à 25 chevaux. Il était équipé d’un moteur 4 cylindres Diesel de 2,5 litres, développant 32 chevaux, couplé à une boîte de vitesses mécanique à 6 rapports avant et 2 en marche arrière. Il disposait également d’une prise de force et d’une barre de relevage hydraulique, ce qui le rendait accessible à un plus grand nombre d’agriculteurs, notamment grâce aux subventions gouvernementales.

Production et évolution
Le 25D d’origine a été abandonné en avril 1956, lorsque le 30D a été remplacé par le 900. Cependant, face à la demande des agriculteurs pour un petit tracteur, David Brown a relancé la production du 25D en septembre 1957, construisant 1 656 unités jusqu’en juin 1958. Ces modèles étaient animés par un moteur AD4/25DH, avec un alésage de 3,5 pouces (88,9 mm).

Deutsch-Bonnet

Voici l’histoire de Deutsch-Bonnet, une marque automobile française emblématique :


Fondation et origines

Deutsch-Bonnet (DB) a été fondée en 1938 par Charles Deutsch et René Bonnet à Champigny-sur-Marne, près de Paris. Charles Deutsch, ingénieur théoricien spécialisé en aérodynamique, et René Bonnet, ingénieur mécanique pragmatique, ont uni leurs forces pour créer des voitures de sport légères et performantes. Leur collaboration a débuté dans les années 1930, lorsque Bonnet a repris l’atelier de carrosserie de la famille Deutsch en 1932. Leur passion commune pour la compétition automobile a rapidement orienté leur production vers des modèles adaptés aux courses, notamment en utilisant des moteurs Panhard à deux cylindres, réputés pour leur fiabilité et leur légèreté.


Innovations et succès en compétition

Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, DB s’est illustrée dans les courses automobiles. Leurs voitures, souvent équipées de moteurs Panhard (610 cm³, 744 cm³ ou 848 cm³), se sont distinguées par leur aérodynamisme avancé, permettant d’atteindre des vitesses impressionnantes malgré une puissance modeste. Parmi leurs modèles les plus célèbres, on trouve :

  • DB7 (1947) : l’un des premiers modèles officiels après-guerre.
  • HBR5 (1954–1959) : leur projet le plus abouti, avec plusieurs centaines d’exemplaires produits. Ce modèle a remporté des succès notables, comme une 10e place aux 24 Heures du Mans 1954 avec René Bonnet et Élie Bayol au volant.
  • Le Mans (1958–1964) : un roadster conçu pour rivaliser avec les modèles anglais sur le marché américain, un marché porteur pour les petites voitures sportives.

DB a également participé à d’autres épreuves d’endurance, comme les 12 Heures de Sebring, et a marqué l’histoire grâce à des designs innovants, comme des carrosseries en fibre de verre (une première pour l’époque).


Divergences et fin de l’aventure

Dans les années 1960, des désaccords sont apparus entre les deux fondateurs :

  • Charles Deutsch souhaitait rester fidèle aux moteurs Panhard et aux voitures à traction avant.
  • René Bonnet prônait l’adoption de moteurs Renault et une transition vers des modèles à moteur central, plus modernes.

Ces divergences ont conduit à la séparation en 1961 :

  • Charles Deutsch a fondé sa propre entreprise, CD (Charles Deutsch), continuant à produire des voitures à moteur Panhard.
  • René Bonnet a créé Automobiles René Bonnet, se tournant vers Renault et le moteur central. Cette société a ensuite été intégrée à Matra Automobiles.

La marque DB a officiellement disparu en 1962, mais son héritage perdure, notamment grâce à des modèles comme la CD Dyna ou la René Bonnet Djet, qui ont marqué l’histoire de l’automobile française.


Pourquoi cette marque est-elle si mémorable ?
DB a prouvé qu’une petite structure pouvait rivaliser avec les grands constructeurs en misant sur l’innovation, la légèreté et l’aérodynamisme. Leurs voitures, souvent construites sur mesure, étaient adaptées aussi bien à la route qu’à la compétition, un exploit rare pour l’époque.

Deutsch-Bonnet Coach HBR 5Coach HBR 5

 

 

Deutsch-Bonnet Coach HBR 5

La Deutsch-Bonnet HBR 5 est l’un des modèles les plus emblématiques de la marque française Deutsch-Bonnet (DB), fondée par René Bonnet et Charles Deutsch, deux passionnés de course automobile et constructeurs innovants. Voici les points clés de son histoire :


Origines et développement

  • Contexte : Après la Seconde Guerre mondiale, Deutsch et Bonnet se spécialisent dans la construction de voitures de sport légères, souvent basées sur des mécaniques Panhard. Leur collaboration officielle sous la marque DB débute en 1947, mais leur association remonte aux années 1930.
  • Inspiration : Le succès de leurs barquettes légères (comme les "tanks") en compétition, notamment aux 24 Heures du Mans et au Tour de France automobile, les pousse à concevoir une voiture de route performante et accessible. Le HBR 5 est lancé en 1954, répondant à une demande croissante pour une GT française compacte et compétitive.

Caractéristiques techniques

  • Moteur : Le HBR 5 est équipé d’un bicylindre à plat Panhard (851 cm³), refroidi par air, développant initialement 42 chevaux (norme SAE) dans sa version standard, et jusqu’à 52 chevaux dans la version "Rallye Luxe". Une version "Super Rallye" (1960-1961) propose un moteur de 954 cm³ et 70 chevaux, avec un double allumage et quatre carburateurs pour deux cylindres.
  • Châssis et carrosserie : Structure en poutre centrale, train avant triangulé, et carrosserie en fibre de verre (l’une des premières voitures de série françaises à utiliser ce matériau). Le poids plume (environ 570 kg) et l’aérodynamisme lui confèrent une excellente tenue de route et une vitesse maximale de 155 à 175 km/h selon les versions.
  • Transmission : Boîte de vitesses entièrement synchronisée, inspirée de la Panhard Dyna, avec une commande située derrière le volant pour un passage de rapports rapide.

Succès et héritage

  • Compétition : Le HBR 5 brille en compétition, remportant sa classe aux 24 Heures du Mans (10e place au général en 1954 avec René Bonnet et Élie Bayol), au Tour de France automobile, et aux 12 Heures de Sebring. La marque DB accumule près de 1 000 victoires en course grâce à ses modèles.
  • Production : Environ 660 exemplaires du Coach HBR 5 (et ses variantes HBR 4, Mille Miles) sont produits entre 1954 et 1961, dont une centaine exportés aux États-Unis. La version "Super Rallye" (1960-1961) est limitée à 10 exemplaires.
  • Design : Ligne élégante signée par le carrossier Antem, puis Frua, avec des évolutions comme la suppression de l’arête centrale du capot (1956) ou l’intégration des pare-chocs (1957). Certaines versions proposent un toit transparent "Vistadome".

Fin de l’aventure DB

  • Séparation : En 1961, des désaccords entre Deutsch (fidèle à Panhard) et Bonnet (partisan de Renault) mènent à la dissolution de DB. Bonnet poursuit sous le nom "Automobiles René Bonnet", tandis que Deutsch crée sa propre structure (CD). Le HBR 5 reste le symbole de leur collaboration réussie

Anecdotes

  • Le nom HBR 5 vient des codes de la Fédération Internationale du Sport Automobile :
    • H : Voitures de sport (500-750 cm³, puis 750-1000 cm³).
    • B : Biplaces.
    • R : Routières.
    • 5 : Puissance fiscale (5 CV).

Le HBR 5 est aujourd’hui une pièce recherchée des collectionneurs, symbole d’une époque où l’innovation et la passion du sport automobile français se mariaient avec élégance. 

Decauville

Voici l’histoire de Decauville dans le domaine automobile :


Origines et début de la production automobile

La société Decauville, fondée en 1875 par Paul Decauville, était à l’origine spécialisée dans la fabrication de matériel ferroviaire, notamment des voies étroites démontables. En 1897, elle se lance dans l’automobile en créant une filiale dédiée : la Société des Voitures Automobiles Decauville. Le premier modèle, la Voiturelle, est conçu par les ingénieurs Joseph Guédon et Gustave Cornilleau, dont le design est racheté pour 250 000 francs. Ce véhicule léger, à trois places et dirigé par un volant à barres, était équipé de deux moteurs monocylindres refroidis par air, produits par De Dion-Bouton, partageant un carter commun. La Voiturelle était innovante pour son époque, avec une suspension avant indépendante, mais sans suspension arrière


Succès en compétition et expansion

Dès 1898, Decauville remporte la catégorie voiturette du Paris–Amsterdam–Paris Trail, puis réalise un triplé dans la même catégorie lors du Tour de France Automobile 1899. Les modèles Decauville se distinguent également dans d’autres courses, comme le Bordeaux-Biarritz et le Paris-Rouen-Paris en 1900, ainsi que le Thousand Miles Trial en Angleterre, où la marque remporte le prix du Daily Mail. Ces succès contribuent à la notoriété de Decauville et à la vente de ses véhicules, avec 107 voitures produites dès 1898 et 350 en 1904. La Voiturelle est même produite sous licence en Allemagne (sous le nom Wartburg), en Angleterre et en Italie.


Évolution des modèles

En 1900, Decauville introduit des modèles plus puissants, comme une version 5 chevaux refroidie par eau, suivie d’un 8 chevaux avec un radiateur en forme de fer à cheval et un capot en forme de balle. En 1901, un modèle à quatre cylindres de 3 litres (composé de deux moteurs jumeaux de 8 chevaux montés en tandem) est proposé. En 1902, la Voiturelle est abandonnée au profit d’un modèle 10 chevaux avec un moteur bicylindre à soupapes latérales, dont l’unité moteur, boîte de vitesses et embrayage sont coulées en un seul bloc. Ce modèle a inspiré Henry Royce pour la conception de la première Rolls-Royce.

À partir de 1905, Decauville produit des modèles plus grands avec des moteurs quatre cylindres, offrant des cylindrées allant de 2,7 à 9,2 litres. La gamme s’étend également aux camions et bus. En 1906, cinq modèles distincts sont proposés, tous à quatre cylindres, avec des puissances allant de 12/16 à 45 chevaux.


Déclin et fin de la production automobile

Malgré ces innovations, la demande pour les voitures Decauville diminue. En 1907, les modèles 12/16 et 16/20 sont abandonnés. Les ventes continuent de chuter, et en 1911, Decauville ferme définitivement son usine automobile pour se recentrer sur ses activités ferroviaires et industrielles. La société mère, quant à elle, poursuit la production de locomotives et d’autres équipements jusqu’aux années 1970.


Héritage

Quelques modèles Decauville ont survécu et sont aujourd’hui exposés dans des musées, comme au Musée Automobile de Vendée (Talmont-Saint-Hilaire, France) ou au Musée Henri Malartre (Rochetaillée-sur-Saône, France). Une Decauville 10 HP Tonneau, appartenant au National Motor Museum de Beaulieu (Royaume-Uni), a régulièrement participé au London to Brighton Veteran Car Run.

Decauville 10 HP10 HP   

 

Decauville 10 HP

La Decauville 10 HP est un modèle emblématique de l’histoire automobile française. En 1902, Decauville abandonne ses célèbres voiturelles (petites voitures légères) pour lancer un modèle équipé d’un moteur bicylindre à soupapes latérales de 10 chevaux (7,5 kW), d’une cylindrée de 2 090 cm³. Ce modèle se distinguait par son moteur, sa boîte de vitesses et son embrayage coulés en un seul bloc, une innovation pour l’époque. L’un de ces modèles, acheté par Henry Royce, a directement inspiré la conception de la première Rolls-Royce, marquant ainsi l’histoire de l’automobile mondial.

Ce 10 HP a également participé à des compétitions et reste aujourd’hui un témoin de l’ingéniosité de Decauville, avec des exemplaires conservés dans des musées, comme le National Motor Museum à Beaulieu (Royaume-Uni), qui possède un Decauville 10 HP Tonneau ayant régulièrement participé au London to Brighton Veteran Car Run.

 

De Dion Bouton

Voici les grandes étapes de l’histoire de De Dion-Bouton, l’un des pionniers de l’automobile française et mondiale :


Les origines (1881–1883)

L’histoire commence en 1881 à Paris, lorsque le comte Jules-Albert de Dion, passionné de mécanique, découvre une locomotive-jouet à vapeur dans une vitrine. Il demande aux artisans Georges Bouton et Charles-Armand Trépardoux, qui fabriquent des jouets scientifiques dans un atelier du Passage de Léon, de lui en construire une autre. En 1883, les trois hommes fondent ensemble l’entreprise Trépardoux et Cie, dédiée à la construction de véhicules à vapeur. De Dion, fortuné et inspiré par les locomotives, finance le projet et permet à Trépardoux de réaliser son rêve : construire une voiture à vapeur.


L’ère des véhicules à vapeur (1883–1893)

L’entreprise se spécialise d’abord dans les tricycles et quadricycles à vapeur. En 1887, elle produit le premier véhicule automobile commercialisé au monde, capable d’atteindre 60 km/h. En 1889, un catalogue présente une gamme de tricycles et quadricycles à vapeur, ainsi que des moteurs vendus séparément. En 1894, une De Dion-Bouton à vapeur remporte la première course automobile de l’histoire, le Paris-Rouen, pilotée par le comte de Dion lui-même


La transition vers le pétrole (1894–1900)

En 1893, Trépardoux quitte l’entreprise, et celle-ci devient De Dion, Bouton et Compagnie. Les deux associés restants, de Dion et Bouton, se tournent vers les moteurs à essence. En 1895, Bouton conçoit un moteur monocylindre à pétrole de 137 cm³, révolutionnaire pour l’époque grâce à sa vitesse de rotation élevée (1 500 tr/min). Ce moteur est d’abord monté sur un tricycle, puis sur la célèbre voiturette « vis-à-vis » en 1899. De Dion-Bouton devient rapidement un fournisseur majeur de moteurs pour d’autres constructeurs, comme Peugeot, Renault, Delage ou Latil.


L’âge d’or (1900–1914)

En 1900, De Dion-Bouton est le premier constructeur automobile mondial, avec plus de 400 véhicules et 3 200 moteurs produits. La société lance en 1902 la Populaire, la première voiture bon marché, et innove en 1910 avec le premier moteur V8 produit en série. Ses moteurs équipent plus de 150 marques à travers le monde. L’entreprise s’installe à Puteaux, sur le quai National (aujourd’hui quai De Dion-Bouton), et y développe ses activités.


Le déclin et la diversification (1914–1953)

Après la Première Guerre mondiale, De Dion-Bouton se tourne vers la construction ferroviaire, devenant un acteur majeur des autorails en France (250 véhicules produits entre 1923 et 1948). La crise économique de 1929 et la concurrence accrue dans l’automobile sonnent le glas de la production de voitures de tourisme, arrêtée en 1933. L’entreprise disparaît définitivement en 1953.


Héritage

De Dion-Bouton reste dans l’histoire comme un symbole de l’innovation et de l’audace de la Belle Époque, avec des modèles emblématiques comme la Type K1 ou le tricycle à pétrole. Aujourd’hui, ses véhicules sont des pièces de collection très recherchées.

De Dion-Bouton 2 3/4  CV Tricycle 2 3/4  CV Tricycle

1895-1904

 

 

De Dion-Bouton 2 3/4 CV Tricycle

Le tricycle De Dion-Bouton 2 3/4 CV (chevaux-vapeur) est un modèle emblématique de l’histoire automobile française. Voici les points clés de son histoire :

Origines et développement

  • Le premier tricycle à moteur De Dion-Bouton a été présenté en 1895, marquant une étape majeure dans l’histoire de l’automobile. Il était propulsé par un moteur monocylindre compact, léger et fiable, conçu par Georges Bouton. Ce moteur était monté à l’arrière et transmettait directement la puissance à la roue arrière, offrant une maniabilité remarquable pour l’époque.
  • En 1896, le tricycle est commercialisé avec un moteur de 1¼ CV (932 W, 185 cm³), puis en 1897 avec 1¾ CV (1,3 kW). À la fin de la production de la "petite voiture tricar" en 1901, il atteignait 2¾ CV (2 kW), tandis que les modèles de course pouvaient aller jusqu’à 8 CV (6 kW).

Succès commercial et technique

  • Le tricycle De Dion-Bouton a été le véhicule motorisé le plus vendu en Europe entre 1897 et 1901, avec environ 15 000 exemplaires écoulés. Il a joué un rôle clé dans la démocratisation des véhicules motorisés, grâce à son moteur rapide et léger, breveté en 1894.
  • En 1898, De Dion-Bouton était le plus grand constructeur automobile au monde, produisant plus de 400 véhicules et 3 200 moteurs par an. Leur usine à Puteaux employait 1 300 personnes.
  • Le tricycle était souvent associé à des remorques monoplace, symbolisant la liberté et l’innovation de l’époque. Il a aussi été utilisé en compétition, remportant des victoires prestigieuses qui ont renforcé sa réputation de performance.

Évolution et déclin

  • Le tricycle est resté en production continue pendant près de 10 ans, avec des améliorations constantes. Le dernier modèle, en 1904, avait un moteur de 955 cm³ développant 8 CV.
  • À partir de 1905, le tricycle a été éclipsé par l’arrivée des motos et des voitures plus fiables et rapides, marquant la fin de son règne.

Héritage

  • Le moteur De Dion-Bouton est considéré comme le premier moteur à combustion interne léger et rapide. Il a été sous licence à plus de 150 constructeurs dans le monde, influençant profondément l’industrie automobile naissante.

Delage

Voici les grandes étapes de l’histoire de Delage, la marque automobile française emblématique :


Fondation et débuts (1905–1914)

Delage est fondée en 1905 par Louis Delâge, un ingénieur talentueux ayant travaillé chez Peugeot. La première voiture, la Delage Type A, est une voiturette monocylindre équipée d’un moteur De Dion-Bouton. Dès 1906, Delage se fait remarquer en terminant deuxième à la Coupe des Voiturettes, ce qui lance sa réputation dans le monde automobile. L’entreprise s’installe à Levallois-Perret, puis déménage à Courbevoie en 1912 pour s’agrandir. Les moteurs 6 cylindres « maison » apparaissent, et la marque commence à briller en compétition, remportant des courses prestigieuses jusqu’à la Première Guerre mondiale.


L’Âge d’Or (1919–1934)

Après la guerre, Delage entre dans son Âge d’Or. La marque produit des voitures de luxe et de prestige, comme la Delage CO, et domine les compétitions automobiles dans les années 1920, remportant de nombreux Grand Prix. Les modèles comme la Delage 2LCV (avec l’un des premiers moteurs V12 de l’histoire) et la Delage 15-S-8 deviennent des références en termes d’innovation technique et de design, influençant même le style Art déco. Cependant, le coût élevé de la compétition commence à peser sur les finances de l’entreprise.


Déclin et rachat (1935–1953)

La Grande Dépression des années 1930 force Delage à fermer ses usines de Courbevoie en 1935. La marque est rachetée par Delahaye, qui continue à produire des Delage jusqu’en 1953. Malgré des tentatives de relance après la Seconde Guerre mondiale, la production s’arrête définitivement en 1953, mettant fin à près de 50 ans d’histoire automobile de luxe.


Renaissance (2019–présent)

En 2019, l’association « Les Amis de Delage » (créée en 1956 et propriétaire de la marque) et l’homme d’affaires Laurent Tapie annoncent la relance de Delage Automobiles. Le projet phare est la Delage D12, une hypercar hybride dont la production est limitée à 30 exemplaires. Ce retour symbolise la volonté de redonner à Delage sa place parmi les grandes marques françaises de luxe et d’innovation.


Delage reste aujourd’hui une icône pour les collectionneurs, incarnant l’excellence mécanique et esthétique de l’automobile française. Son héritage influence encore le design contemporain.

Delage Type FType F

1907-1910

 

 

Delage Type F

La Delage Type F est l’un des premiers modèles de voitures particulières produits par la marque française Delage, fondée en 1905 par Louis Delâge. Voici les points clés de son histoire :

  • Production : La Type F a été produite entre 1907 et 1910. Elle a été homologuée par les autorités nationales le 24 juillet 1907. Delage proposait ce modèle principalement en configuration double phaéton avec accès latéral, mais d’autres carrosseries (coupés, berlines, landaulets, fourgons) étaient disponibles sur demande.

  • Moteur : La Type F était équipée de moteurs De Dion-Bouton, comme la plupart des premiers modèles Delage, avant que la marque ne développe ses propres moteurs à partir de 1909. La version course de la Type F avait une cylindrée de 1265 cm³, permettant d’atteindre environ 80 km/h.

  • Compétitions : La Type F a participé à la Coupe des Voiturettes en 1907, où trois exemplaires étaient engagés. Les résultats furent mitigés : l’équipe Pellegrin/Chenard a été éliminée, Lucas et Bonnard ont terminé 7èmes, et Ménard 19ème.

  • Héritage : Ce modèle a contribué à établir la réputation de Delage, notamment grâce à ses performances en compétition. Il a ouvert la voie à des modèles plus ambitieux, comme les Delage D6 et D8, qui ont marqué l’histoire de l’automobile française par leur luxe et leurs performances sportives.

Delahaye

Voici l’histoire de la marque automobile Delahaye, un fleuron de l’industrie française :

Les origines et la fondation

Delahaye a été fondée en 1894 par Émile Delahaye, un ingénieur des Arts et Métiers né à Tours en 1843. À l’origine, Delahaye rachète en 1879 une entreprise spécialisée dans la fabrication de machines pour le moulage et la production de briques. Passionné par la mécanique, il se tourne rapidement vers la construction de moteurs, d’abord pour les bateaux (moteur à combustion interne en 1888), puis pour l’automobile naissante. En 1894, il présente sa première voiture, la Type 1, au premier salon automobile de Paris. Cette voiture, entièrement conçue et fabriquée en France (châssis, carrosserie et moteur), est révolutionnaire pour son époque, notamment grâce à l’introduction de l’allumage électrique commandé, une première mondiale.

Émile Delahaye utilise les courses automobiles comme levier marketing : il engage ses véhicules dans des compétitions (comme Paris-Marseille-Paris en 1896) pour démontrer leur robustesse et leur performance, ce qui contribue à la renommée de la marque.


L’expansion et l’innovation

En 1898, l’entreprise s’installe à Paris et s’associe à Georges Morane et Léon Desmarais, qui deviennent ses partenaires. La production s’oriente vers des modèles plus puissants, avec l’apparition des moteurs 4 cylindres dès 1901. Delahaye se diversifie également dans la fabrication de camions, pompes à incendie et véhicules utilitaires, notamment pendant la Première Guerre mondiale, où ses camions ravitaillent l’armée française (ex. : bataille de Verdun en 1916).

La marque innove constamment : en 1906, elle produit une pompe à incendie montée sur camion, capable de transporter 15 pompiers. En 1911, elle lance le modèle Type 44, équipé d’un moteur V6 et d’une boîte à 4 vitesses, une rareté à l’époque.


L’âge d’or : luxe et compétition

Les années 1930 marquent un tournant pour Delahaye, qui se positionne comme un constructeur de voitures de luxe et de compétition. En 1935, la marque rachète son concurrent Delage, renforçant son prestige. Le modèle emblématique de cette période est la Type 135, lancée en 1935, qui remporte des victoires prestigieuses comme les 24 Heures du Mans (1938) et le Rallye Monte-Carlo. Cette voiture, souvent carrossée par les plus grands noms (Figoni & Falaschi, Chapron, Saoutchik), incarne l’élégance et la performance à la française.

En 1933, Delahaye rachète aussi le constructeur Chaigneau-Brasier, consolidant sa place dans l’industrie automobile française.


La fin de l’aventure

Malgré ses succès, Delahaye peine à rivaliser avec les grands constructeurs après la Seconde Guerre mondiale. En 1954, la marque est rachetée par Hotchkiss, mettant fin à 60 ans d’histoire automobile. Delahaye laisse derrière elle un héritage exceptionnel, symbole du luxe, de l’innovation et de l’artisanat français, toujours célébré par les collectionneurs aujourd’hui.


Saviez-vous que la Type 1 de Delahaye fut la première voiture achetée par la première femme détentrice d’un permis de conduire en France ? Un détail qui illustre l’audace et la modernité de cette marque pionnière.

Delahaye 28A28A

1908

 
 

Delahaye 28A

La Delahaye 28A est un modèle emblématique produit par le constructeur automobile français Delahaye, fondé en 1894 par Émile Delahaye. L'entreprise s'est rapidement imposée comme l'un des principaux acteurs de l'industrie automobile française au début du XXe siècle.


La Delahaye 28A : Un modèle phare

Origines et développement

  • La Delahaye 28A a été produite dans les années 1930, une période où Delahaye était réputée pour ses voitures de luxe et ses innovations techniques.

  • Ce modèle appartenait à la gamme des voitures haut de gamme, souvent utilisées par une clientèle aisée, y compris des personnalités et des chefs d'État.

Caractéristiques techniques

  • Moteur : La 28A était équipée d'un moteur 6 cylindres en ligne, une configuration puissante pour l'époque.

  • Design : Son style élégant et ses lignes fluides reflétaient l'esthétique Art Déco, très en vogue dans les années 1930.

  • Châssis : Conçue pour offrir une conduite confortable et stable, avec des suspensions avancées pour l'époque.

Utilisation et héritage

  • La 28A était souvent utilisée comme voiture officielle ou pour des événements prestigieux.

  • Aujourd'hui, elle est considérée comme une voiture de collection, très recherchée par les amateurs de voitures classiques.


Delahaye : Une marque d'excellence

Delahaye a marqué l'histoire automobile française par son savoir-faire et son innovation. Bien que la production ait cessé en 1954, la marque reste un symbole de l'âge d'or de l'automobile française.


 

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