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MACK - MAF - MAN - MANSORY - MARC - MARCOS - MARCH - MARLIN - MARTINI - MASERATI - MASSEY FERGUSON - MASSEY-HARRIS

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Sous-catégories

MAF

La Markranstädter Automobilfabrik (MAF), 1907–1923

Les débuts — Hugo Ruppe. L'ingénieur thuringien Hugo Ruppe, né en 1879 à Apolda, avait travaillé dans l'entreprise familiale A. Ruppe & Sohn (devenue Apollo-Werke en 1904), où il développa les voitures Apollo et Piccolo. En 1907, après des désaccords familiaux, il quitte l'entreprise et fonde sa propre fabrique à Markranstädt, près de Leipzig, qui produisit des automobiles à partir de 1909 sous la marque MAF

La production. Ruppe resta fidèle à sa conception de moteurs refroidis par air, avec des quatre cylindres en ligne à admission latérale/échappement en tête. Le premier modèle fut le Type D 4/12 PS (1909–1913, 1 192 cm³, 12 ch), suivi en 1913 par le Type F 5/14 PS (1 375 cm³) et le Type G 6/16 PS (1 620 cm³). Les volumes de production restèrent modestes. (Faillite et guerre. Dès 1911, Ruppe dut déposer le bilan ; l'entreprise fut reprise par un groupe d'investisseurs, Ruppe restant directeur technique. Mobilisé en 1914, il ne revint jamais à Markranstädt et la production fut interrompue pendant la guerre.  

L'après-guerre et la fin. La production reprit vers 1919 avec les modèles d'avant-guerre, complétés par les types 8/25 PS et 14/35 PS. Face aux difficultés économiques, la Apollo-Werke AG (l'entreprise fondée par son père à Apolda) reprit la fabrique en 1921 comme « Werk II », avec environ 220 employés, produisant aussi l'Apollo 4/20 PS. La production à Markranstädt cessa en 1923 (les Apollo-Werke s'effondrèrent elles-mêmes peu après) et la marque MAF disparut. 

Héritage. Les MAF survivantes sont rarissimes : un Type F 5/14 PS de 1914 est conservé à la Cité de l'Automobile de Mulhouse, et le club de vieux véhicules de Markranstädt a restauré plusieurs exemplaires, perpétuant la mémoire automobile de la ville. 

MAF F5 Torpédo 1914 - Cité de l'automobile, Collection Schlumpf, Mulhouse, 2020F5

1914

 

 

MAN

L'histoire de MAN et de ses tracteurs routiers

Origines (1758–1915). Les racines de MAN remontent à la forge St. Antony d'Oberhausen (1758). En 1897, Rudolf Diesel construit dans l'usine d'Augsbourg le premier moteur Diesel fonctionnel au monde, et en 1908 le groupe prend le nom de Maschinenfabrik Augsburg-Nürnberg — d'où le sigle M.A.N.

Les débuts du camion. La production de camions sous le nom MAN démarre vers 1915–1920. En 1924, MAN présente le premier camion au monde à moteur Diesel à injection directe, et en 1932, son premier tracteur à capot, le S1H6 (140 ch), conçu pour tracter une remorque — l'ancêtre des tracteurs routiers actuels. 

Après-guerre et essor. La production de camions est transférée à Munich en 1955. MAN innove avec la turbocompression sur moteur de camion (1951), reprend Büssing en 1971 — le lion de Braunschweig orne depuis la calandre des MAN — et lance les séries F8 (1986), F90/M90 puis F2000.

L'ère « Trucknology » et les tracteurs modernes. En 2000, la gamme TGA inaugure la série TG. Puis arrivent :

  • TGS et TGX (2007) : les tracteurs lourds de long-courrier, déclinés en 2020 dans une nouvelle génération ;
  • TGM et TGL (2005) pour les tonnages moyens et légers. 

Rachat par Volkswagen. Après une offre hostile de VW scaldée en 2021, la société cotée MAN SE disparaît : MAN Truck & Bus est depuis une filiale à 100 % de Traton, le pôle poids lourds de Volkswagen (~14,1 Md€ de chiffre d'affaires en 2025, environ 32 000 salariés).

En résumé : d'un conglomérat sidérurgique bavarois né du moteur Diesel, MAN est devenu l'un des grands constructeurs européens de tracteurs routiers (TGX/TGS), aujourd'hui intégré à l'empire Volkswagen. 

MAN AckerdieselAckerdiesel

 

 

Mack

Histoire de Mack Trucks 🚛

Les débuts (1890–1905)
Tout commence à Brooklyn, New York : John M. (« Jack ») Mack travaille chez Fallesen & Berry, un fabricant de carrosses, qu'il rachète en 1893 avec son frère Augustus. Un troisième frère, William, les rejoint en 1894, et la famille expérimente des véhicules à vapeur et électriques. En 1900, les frères Mack livrent leur premier autocar (« Mack bus ») à une compagnie de tourisme, puis fondent la Mack Brothers Company en 1902. Les camions sont d'abord vendus sous la marque « Manhattan » (1904–1910), avant d'adopter le nom Mack. En 1905, l'entreprise déménage à Allentown, en Pennsylvanie, son siège historique pour plus d'un siècle. 

Le bulldog et la Première Guerre mondiale
En 1911, Mack fusionne avec Saurer Motor Truck Company pour former l'International Motor Truck Company. Pendant la Première Guerre mondiale, Mack livre plus de 6 000 camions (notamment le légendaire modèle AC, produit à plus de 40 000 exemplaires) aux armées américaine et britannique. Les soldats britanniques surnomment le camion « bulldog » pour son capot court et têtu et sa robustesse — le bouledogue devient l'emblème officiel de la marque en 1922, et orne les capots depuis 1932. En 1922, l'entreprise prend définitivement le nom de Mack Trucks, Inc.

Guerres et expansion (1930–1970)
Mack devient un fournisseur clé de l'armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale (camions, porte-chars, et même des avions B-24 en sous-traitance). Après-guerre, la gamme s'élargit : séries B, R et U (1965) — la série R restera une icône du camion de chantier. L'entreprise rachète Brockway (1956) et Bernard en France (1963), et ferme son usine britannique en 1964. 

De Renault à Volvo (1979–aujourd'hui)
Renault entre au capital en 1979 (10 %), puis monte progressivement : Renault Véhicules Industriels (RVI) prend le contrôle total de Mack en 1990. En 2000–2001, Volvo rachète RVI/Renault Trucks et Mack du même coup. Le siège quitte Allentown pour Greensboro (Caroline du Nord) en 2009 ; l'usine de Macungie, en Pennsylvanie, produit toujours les modèles Anthem, Granite, Pinnacle et LR. 

Anecdote : le bouledogue chromé sur le capot est doré lorsque tout le groupe motopropulseur (moteur, boîte, essieux) est d'origine Mack. 

Mack F-700 F-700

1962-1981

 

 

Mansory

Histoire de Mansory 🏎️

Mansory est un préparateur automobile allemand spécialisé dans le tuning de voitures de luxe et de supercars, basé à Brand, en Bavière.

Les grandes étapes

  • 1989 : fondation par Kourosh Mansory, entrepreneur irano-britannique. Passionné par le luxe britannique, il concentre d'abord son activité sur les Bentley, puis Rolls-Royce et Aston Martin.
  • 2007 : rachat du préparateur suisse Rinspeed, spécialiste de Porsche, ce qui lui ouvre le catalogue de la marque de Stuttgart.
  • Fin des années 2000 : début des préparations Ferrari, avec la célèbre « Stallone », basée sur la 599 GTB Fiorano (réalisée notamment pour Samuel Eto'o).
  • 2018 : ajout de Bugatti et Ford au catalogue, puis par la suite Lamborghini, Audi ou encore Maserati.

L'activité aujourd'hui

  • Le siège et l'atelier se trouvent à Brand, en Bavière, avec environ 180 à 250 employés selon les années.
  • Chaque transformation prend environ un mois par voiture : kits carrosserie en fibre de carbone, jantes, sellerie sur mesure et grosses préparations moteur (la Stallone atteint par exemple 720 ch).
  • Clientèle très haut de gamme (milliardaires, footballeurs…), avec des revendeurs à Beverly Hills, Moscou, Genève, Singapour et aux Émirats arabes unis.
  • Habitué du Salon de Genève, Mansory présente aussi des pièces uniques (pièces uniques comme la Tempesta Verde sur base de Ferrari Roma) et même des réalisations hors automobile : moto Zapico (2011), motomarine Black Marlin (2015).

Réputation

La presse automobile lui reconnaît un savoir-faire technique indéniable, mais critique régulièrement son style « bling-bling » aux choix esthétiques très audacieux — une « réputation sulfureuse » selon Turbo. Des modèles emblématiques : la Stallone, la Coastline (Rolls-Royce Cullinan), la Ford GT Mansory (4 exemplaires) ou les Mercedes Classe G 6×6 préparées. 

Mansory Cayenne (955) Turbo SCayenne (955) Turbo S

 

Marc

MARC Cars Australia — Histoire

MARC Cars Australia (McLeod Auto Racing Competition) est une écurie et un constructeur australien de voitures de course, basé à Norwell, Queensland, spécialisé dans les prototypes d'endurance dits « GTC ».:

🏁 Les origines : Racer Industries

L'histoire commence avant MARC : le fondateur Ryan McLeod, ingénieur en motorsport, courait aux 12 Heures de Bathurst sous le nom de Racer Industries. Dès 2009, il y participe avec son père Peter et son frère Gerard sur une Holden Astra, puis remporte sa classe en 2010. L'équipe a ensuite servi de tremplin à de jeunes pilotes — Chaz Mostert, Scott Pye, Ashley Walsh — avec d'autres victoires de classe en 2012 et 2013. 

🔧 Naissance du concept MARC (2013-2014)

En 2013, McLeod construit un premier prototype : une carrosserie de Ford Focus motorisée par un V8 Ford Coyote 5.0 L, développé et testé avec Pace Innovations (qui avait travaillé sur les châssis Supercars). Le premier châssis, baptisé « Amaroo » en hommage à l'ancien circuit de Sydney, est testé par Glenn Seton et Russell Ingall. 

En 2014, MARC Cars Australia est officiellement fondée : trois voitures entrent en classe Invitational des 12 Heures de Bathurst — et gagnent. L'écurie « usine » remportera la classe chaque année de 2014 à 2018. 

🌍 Expansion internationale (2015-2018)

  • 2015 : saison complète des 24H Series (Dubai 24 Hours, Silverstone 24 Hours, Sepang 12 Hours…) ; lancement du kit Mazda3 GTC.
  • 2016 : acquisition d'une BMW M6 GT3 pour le championnat australien GT (avec le pilote d'usine BMW Bruno Spengler) ; les MARC deviennent éligibles en Australian GT Trophy.
  • 2017 : premier déplacement aux États-Unis (California 8 Hours à Laguna Seca, 24H COTA) ; à Bathurst, l'écurie aligne sa plus grande opération : 7 voitures et 23 pilotes, dont Chaz Mostert et Glenn Seton. 
  • 2018 : lancement de la MARC II V8, styled Mustang, qui gagne sa classe à Bathurst dès sa première participation.

🔄 Changement de propriétaire et ère moderne

Début 2020, après sept ans à la tête de l'entreprise (plus de 25 voitures produites, 17 en course en Australie et 9 exportées), Ryan McLeod vend MARC Cars à Geoff Taunton, qui prend une nouvelle direction.Depuis, l'écurie court en 24H Series, Belcar, Bathurst 12 Hour, Australian GT et Super GT, et en 2023, les MARC ont obtenu leur propre championnat monotype en Australie, où les propriétaires s'affrontent à équipement identique (modèles MARC I, II et GT). 

🚗 Les modèles clés

Modèle Carrosserie Moteur
MARC Focus / Mazda3 / BMW M235i GTC Focus, Mazda3, M235i Ford Coyote V8 5.0 L
MARC II V8 Ford Mustang Ford Coyote V8 5.2 L
MARC GT / GT SS / IRC GT Camaro, Mustang, Mercedes C63… GM LS3 V8 6.2 L

En résumé : née de l'ambition de Ryan McLeod de créer une voiture d'endurance rapide, sûre et abordable, MARC Cars est devenue une success story australienne, du circuit de Bathurst aux courses d'endurance du monde entier.

Marc IIII  

 

March

🏎️ Histoire de March Engineering

March Engineering est un ancien constructeur britannique de sport automobile, fondé en 1969 à Bicester (Royaume-Uni), présent en Formule 1 de 1970 à 1992, mais aussi en Formule 2, Formule 3, Formule 3000 et CART.

Les fondateurs

L'écurie est créée en 1969 par quatre associés, dont les initiales forment le nom « MARCH » : Max Mosley, Alan Rees, Robin Herd et Graham Coaker. Mosley (futur président de la FIA) en était le président, Robin Herd le directeur technique.

L'ère Formule 1 (1970-1992)

  • 1970 : débuts remarqués au Grand Prix d'Afrique du Sud. La March 701 permet à Chris Amon et Jo Siffert de marquer 48 points dès la première saison, avec une voiture conçue en très peu de temps.
  • 1971-1973 : l'écurie devient « STP March Racing Team ». Ronnie Peterson monte plusieurs fois sur le podium ; Niki Lauda y fait ses débuts en 1971. Un moteur Alfa Romeo V8 est testé sans succès.
  • 1975 : Vittorio Brambilla remporte le Grand Prix de Suède sous la pluie, la première victoire de March en F1. Lella Lombardi, première femme à marquer des points en F1 (Espagne 1975), court sur une March.
  • 1976 : retour de Peterson ; James Hunt remporte la course-insolite de l'International Trophy au volant d'une March 761.
  • 1976-1977 : March engage une voiture à six roues (2R), concept spectaculaire mais sans résultat.
  • Années 1980 : March devient surtout un constructeur fournissant des châssis à des écuries clientes (RAM, Ligier, etc.). Deux autres victoires en F1 : Monaco et Detroit.
  • 1988-1989 : retour notable avec Ivan Capelli, qui signe des podiums ; Adrián Campos et Maurício Gugelmin passent par l'écurie. Le jeune Adrian Newey y conçoit des châssis innovants.
  • 1992 : dernière saison complète ; le dernier Grand Prix disputé est celui d'Afrique du Sud 1993, avec 240 GP au total, 3 victoires, 22 podiums et 5 pole positions.

Au-delà de la F1

March a aussi dominé d'autres disciplines :

  • Formule 2 / Formule 3000 : l'un des châssis les plus vendus et victorieux pendant des années.
  • CART/IndyCar : victoire d'Al Unser Jr., notamment aux 500 Miles de Detroit ; March a fourni des châssis à plusieurs équipes américaines, Mario Andretti compris.
  • Endurance : voitures de Groupe C construites en petite série, succès au Japon et en Interserie.

Le déclin

Après une série complexe de rachats et de cessions dans les années 1990, le groupe March s'est séparé de ses activités de course ; l'entité sportive a disparu peu après. Le nom est brièvement réapparu au milieu des années 1990, puis l'aventure a définitivement cessé, après avoir lancé les carrières de nombreux ingénieurs et pilotes célèbres.

March  712712

1971

 

 

Marcos

Marcos : l'histoire d'un petit constructeur britannique

Marcos était un constructeur d'automobiles sportives anglais, fondé en 1959 et disparu en 2007. Son nom vient des premières lettres de ses fondateurs :

Jem Marsh (négociant en pièces automobiles) et Frank Costin (ingénieur aérodynamicien, qui avait notamment travaillé sur le bombardier De Havilland Mosquito).

🏁 Les débuts (1959–1969)

  • L'aéronautique inspire Costin : il conçoit un châssis monocoque en contreplaqué marine, léger et résistant, qui équipe les premiers modèles.
  • Xylon (1960), premier modèle, produit à 9 exemplaires, remplacée par la Gullwing (1961).
  • Vendues en kit cars (exonérées de TVA), les Marcos s'illustrent en compétition avec des pilotes comme Jackie Stewart, Derek Bell ou Jackie Oliver.
  • La 1800 GT (1964), carrossée en fibre de verre, remporte un vif succès (déclinée en 1500, 1600, 1650 GT).
  • La Mini Marcos (1965), basée sur la mécanique de la Mini, est un succès commercial (plus de 1 300 exemplaires) et en course — elle finit même notablement aux 24 Heures du Mans 1966.
  • La gamme Mantis apparaît en 1968 avec le prototype de course Mantis XP.

💀 Première faillite (1971)

La tentative d'implantation aux États-Unis — châssis acier tubulaire, durcissement des règles d'homologation, design controversé de la Mantis M70 (32 exemplaires vendus) — précipite le dépôt de bilan en 1971.

🔄 La renaissance (1976–2000)

  • Marsh rachète les droits en 1976 et relance la production en 1981.
  • Mantula (1984) : GT au moteur V8 Rover.
  • Relance de la Mini Marcos au Japon (1991) et création de la Martina, version low-cost sur châssis de Ford Cortina.
  • En 1993, abandon des kit-cars : la Mantara est vendue comme voiture finie. Retour en compétition (championnats GT britanniques, Le Mans) avec les LM400, LM500 et LM600, plus une Mantis routière en 1997.

⚰️ Définitive fin (2000–2007)

Nouvelle faillite en 2000. Le Canadien Tony Stelliga rachète l'entreprise, rebaptisée Marcos Engineering, et lance la TSO (V8 6 L, 420 ch). Mais les coûts d'homologation et une gestion inadaptée condamnent la marque, mise en liquidation le 9 octobre 2007.

En résumé : presque 50 ans de GT artisanales à l'anglaise — contreplaqué puis fibre de verre, moteurs Ford et Rover V8 — marquées par une vraie légitimité en compétition mais trois faillites successives.

Marcos  Mantara  SpyderMantara

1992-2006

 

Marlin

Marlin SportsterSportster

 

 

Martini

Histoire de Martini Racing

Martini Racing est le nom donné aux équipes de sport automobile sponsorisées par la marque italienne d'apéritifs Martini & Rossi, célèbre pour sa livrée bleu clair, bleu foncé, rouge et blanc devenue iconique.

Les débuts (1968-1970)

L'aventure commence en 1968 avec Hans-Dieter Dechent, un importateur allemand de Porsche qui obtient le soutien de Martini. La première voiture notable est une Porsche 906 engagée aux 6 Heures de Watkins Glen. Le premier grand succès arrive en 1971 : la Porsche 917 de Martini Racing remporte les 24 Heures du Mans avec Gijs van Lennep et Helmut Marko.

L'âge d'or en endurance (1970s)

  • Victoire aux 24 Heures du Mans 1976 avec la Porsche 936 (Jacky Ickx et Gijs van Lennep)
  • Championnat du monde des marques pour Porsche en 1976 et 1977
  • La légendaire Porsche 935 et la 936/77 s'imposent dans les grandes épreuves

La Formule 1 (1972-1978, puis 2006-2008)

  • Tecno en 1972-1973, première incursion en F1
  • Brabham (1975-1977) avec Carlos Reutemann et Carlos Pace
  • Lotus en 1978, aux côtés de Mario Andretti, année du titre mondial des constructeurs
  • Retour en 2006-2008 avec le sponsor titre de la Scuderia Ferrari ("Scuderia Ferrari Marlboro" voisine, mais Martini apparaît sur les casques et vêtements via la marque)

Rallye et divers (années 1980)

Martini sponsorise la Lancia en rallye : les Lancia Stratos, puis la Delta HF 4WD/Integrale dominent le Championnat du monde des rallyes, avec des titres constructeurs en 1987-1992 et les titres pilotes de Juha Kankkunen et Miki Biasion.

Retours récents

  • 2014-2018 : Williams F1 Team arbore la livrée Martini (retour très médiatisé en tant que sponsor titre)
  • La marque reste un symbole du sport automobile classique, très présente lors d'événements historiques comme le Le Mans Classic.

Héritage

La livrée « Martini stripes » est aujourd'hui l'une des plus recherchées par les collectionneurs : Porsche a même produit des éditions spéciales « Martini Racing » de la 911 GT3 RS (2016) et de la 911 Carrera GTS (2022).

Martini MK15MK15

1975-

 

 

Maserati

Histoire de Maserati

Les débuts (1914)

Maserati est fondée le 1er décembre 1914 à Bologne par Alfieri Maserati, avec ses frères Ettore et Ernesto. La famille Maserati comptait six frères, tous liés à la mécanique et à la course automobile ; Carlo, l'aîné, avait déjà travaillé dans l'automobile avant de décéder en 1910. La société naissante, "Società Anonima Officine Alfieri Maserati", fabriquait d'abord des pièces pour l'aviation et les automobiles d'autres constructeurs, notamment Isotta Fraschini.

Le trident et la compétition

Le célèbre emblème du trident, inspiré de la statue de Neptune sur la fontaine de Bologne, est créé en 1926 par Mario Maserati, le frère artiste. La même année, Maserati construit sa première voiture complète, la Tipo 26, avec laquelle Alfieri remporte sa catégorie au Targa Florio.

Alfieri meurt en 1932, et ses frères poursuivent l'œuvre. En 1937, les frères vendent l'entreprise à la famille industrielle napolitaine Orsi, tout en restant employés jusqu'à la guerre. L'usine déménage à Modène en 1940.

L'âge d'or des Grand Prix

Après-guerre, Maserati domine la scène internationale : victoires aux 500 miles d'Indianapolis (1939-1940 avec Wilbur Shaw, puis 1946-47), et Juan Manuel Fangio devient champion du monde de Formule 1 en 1957 au volant d'une Maserati 250F. En parallèle, la marque lance des voitures de route de grand luxe, comme l'A6 1500 (1947), première GT de la marque, puis les légendaires 3500 GT et 5000 GT.

Les difficultés et Citroën (1968-1975)

Les coûts de la compétition épuisent la trésorerie. En 1968, Citroën prend le contrôle de Maserati et apporte une modernité technique : la Bora et la Khamsin naissent de cette ère. Mais après la faillite de Citroën en 1974-75, l'entrepreneur argentin Alejandro De Tomaso rachète la marque. Suivent la Biturbo (1981), premier vrai succès commercial, puis une longue période d'instabilité.

Ferrari et l'ère moderne

En 1993, Fiat Auto acquiert la totalité de Maserati et, en 1997, confie la marque à Ferrari. Sous la direction de Luca di Montezemolo, la qualité renaît avec la 3200 GT puis, surtout, la Quattroporte de 2003 et la GranTurismo de 2007, dessinées par Pininfarina.

Depuis 2016, Maserati est intégrée au groupe Stellantis (ex-Fiat Chrysler Automobiles). La marque s'engage dans le renouveau électrique avec la Grecale et la GranTurismo Folgore, tout en affirmant son positionnement de luxe sportif italien face à Porsche, Aston Martin ou Ferrari.

Quelques dates clés :

  • 1914 : fondation à Bologne
  • 1926 : création du trident et Tipo 26
  • 1957 : titre mondial F1 de Fangio
  • 1968 : rachat par Citroën
  • 1997 : intégration dans l'orbite Ferrari
  • 2021+ : ère Stellantis et électrification

Maserati 20002000

1930

 
 
 

Massey Ferguson

Histoire de Massey Ferguson

Le nom Massey Ferguson porte en lui ses trois fondateurs : Massey pour Daniel Massey, Harris pour Alanson Harris et Ferguson pour Harry Ferguson.

Les origines (1847-1953)

  • 1847 : Daniel Massey fonde à Newcastle, en Ontario (Canada), la Massey Manufacturing Company, un atelier de matériel agricole. L'entreprise remporte deux médailles d'or à l'Exposition internationale de Paris de 1867.
  • 1891 : fusion avec l'entreprise voisine d'Alanson Harris pour former Massey-Harris, qui devient un grand constructeur nord-américain : premier tracteur à quatre roues motrices égales en 1930, première moissonneuse-batteuse automotrice moderne en 1938, petit tracteur Pony en 1947.
  • Harry Ferguson (1884-1960), inventeur nord-irlandais, met au point le relevage à trois points hydraulique dans les années 1920-1930 : le « Ferguson System » révolutionne l'agriculture et devient un standard ISO en 1948. Il produit d'abord avec David Brown (Ferguson Black, 1933), puis avec Ford (Ford-Ferguson 9N, 1938), avant de fabriquer ses propres tracteurs, dont le célèbre TE20 « Petit Gris », qui accompagnera notamment l'expédition Fuchs-Hillary en Antarctique.

La fusion et l'âge d'or (1953-1970)

  • 1953 : Massey-Harris fusionne avec Harry Ferguson Limited : naît Massey-Harris-Ferguson (MHF), siège à Toronto. Harry Ferguson quitte l'entreprise dès 1954.
  • 1958 : le nom est raccourci en Massey Ferguson, avec le logo aux trois triangles (clin d'œil à l'attelage trois points) et la couleur rouge. Sortie des modèles iconiques MF 35 et MF 65 ; la même année, rachat du motoriste Perkins.
  • 1964 : harmonisation des gammes ; l'entreprise devient le premier constructeur mondial de tracteurs. Elle acquiert aussi Landini (1959) et prend des participations dans Ebro en Espagne (1966) et Eicher en Allemagne (1970-1973).

Déclin et reprises (1970-1994)

La concurrence internationale et des difficultés financières fragilisent le groupe dans les années 1970-1980. En 1981, l'entreprise est reprise par le groupe Varity. Malgré des parts de marché mondiales encore fortes (environ 20 % et 87 % des ventes hors d'Amérique du Nord), la firme périclite.

L'ère AGCO (depuis 1994)

  • 1994 : l'américain AGCO Corporation rachète Massey Ferguson, faisant de la marque l'un des piliers de sa croissance mondiale.
  • 2003 : fermeture de l'usine historique de Coventry (Royaume-Uni) ; la production de tracteurs se concentre à Beauvais (France), qui reste aujourd'hui le site emblématique de la marque.
  • Depuis, Massey Ferguson figure parmi les premiers constructeurs mondiaux de tracteurs (plus de 100 000 par an), avec des innovations comme les premières technologies de réduction d'émissions SCR sur tracteurs (série 8600, 2008).

Massey Ferguson 6565

1958-1964

 

 

Massey Harris

Histoire de Massey-Harris 🚜

Les origines (1847-1891)
L'histoire commence au Canada avec Alanson Massey, puis son petit-fils Hart Massey qui fonde la Massey Manufacturing Company à Newcastle (Ontario) en 1847, fabricant de machines agricoles simples. En 1891, la Massey Manufacturing fusionne avec A. Harris, Son & Co. (fondée en 1857 par Alexander Harris), créant la Massey-Harris Company en 1891, à Toronto.

Les débuts du tracteur (années 1920-1930)

  • 1917 : la société acquiert une participation dans la Bull Tractor Company, puis vend des tracteurs sous son nom (le tracteur importé est nommé "MH 1").
  • 1928 : sortie du Massey-Harris General Purpose puis des modèles à essence (15, 20, 25).
  • 1930 : le Massey-Harris 25, dérivé du tracteur Wallis, rencontre un certain succès.

L'apogée : les tracteurs célèbres

  • Massey-Harris 101 (1938-1942) : Premier tracteur "Automobile Style" aux lignes aérodynamiques conçues par un styliste automobile. Puissant et rapide, il devient une icône de la marque, reconnaissable à sa calandre chromée et sa couleur rouge vif.
  • Massey-Harris Pony (1947) : petit tracteur polyvalent, très populaire dans les fermes de l'Ontario et du Québec français, notamment au Canada français.

La fusion (1953)
La société fusionne avec Harry Ferguson, l'inventeur du système d'attelage trois points révolutionnaire, pour créer Massey-Harris-Ferguson, puis simplement Massey Ferguson en 1958.

Les modèles emblématiques encore recherchés par les collectionneurs :

  • 1938-1942 : Massey-Harris 101, 102, 201
  • 1946-1947 : Massey-Harris 20, 30
  • 1947-1952 : Massey-Harris 44, 55

La marque est aujourd'hui une division d'AGCO Corporation (depuis 1994), mais les tracteurs Massey-Harris d'origine restent des pièces de collection très recherchées.

Massey Harris 2020

1946-1948

 

 

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