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Marc
MARC Cars Australia — Histoire
MARC Cars Australia (McLeod Auto Racing Competition) est une écurie et un constructeur australien de voitures de course, basé à Norwell, Queensland, spécialisé dans les prototypes d'endurance dits « GTC ».:
🏁 Les origines : Racer Industries
L'histoire commence avant MARC : le fondateur Ryan McLeod, ingénieur en motorsport, courait aux 12 Heures de Bathurst sous le nom de Racer Industries. Dès 2009, il y participe avec son père Peter et son frère Gerard sur une Holden Astra, puis remporte sa classe en 2010. L'équipe a ensuite servi de tremplin à de jeunes pilotes — Chaz Mostert, Scott Pye, Ashley Walsh — avec d'autres victoires de classe en 2012 et 2013.
🔧 Naissance du concept MARC (2013-2014)
En 2013, McLeod construit un premier prototype : une carrosserie de Ford Focus motorisée par un V8 Ford Coyote 5.0 L, développé et testé avec Pace Innovations (qui avait travaillé sur les châssis Supercars). Le premier châssis, baptisé « Amaroo » en hommage à l'ancien circuit de Sydney, est testé par Glenn Seton et Russell Ingall.
En 2014, MARC Cars Australia est officiellement fondée : trois voitures entrent en classe Invitational des 12 Heures de Bathurst — et gagnent. L'écurie « usine » remportera la classe chaque année de 2014 à 2018.
🌍 Expansion internationale (2015-2018)
- 2015 : saison complète des 24H Series (Dubai 24 Hours, Silverstone 24 Hours, Sepang 12 Hours…) ; lancement du kit Mazda3 GTC.
- 2016 : acquisition d'une BMW M6 GT3 pour le championnat australien GT (avec le pilote d'usine BMW Bruno Spengler) ; les MARC deviennent éligibles en Australian GT Trophy.
- 2017 : premier déplacement aux États-Unis (California 8 Hours à Laguna Seca, 24H COTA) ; à Bathurst, l'écurie aligne sa plus grande opération : 7 voitures et 23 pilotes, dont Chaz Mostert et Glenn Seton.
- 2018 : lancement de la MARC II V8, styled Mustang, qui gagne sa classe à Bathurst dès sa première participation.
🔄 Changement de propriétaire et ère moderne
Début 2020, après sept ans à la tête de l'entreprise (plus de 25 voitures produites, 17 en course en Australie et 9 exportées), Ryan McLeod vend MARC Cars à Geoff Taunton, qui prend une nouvelle direction.Depuis, l'écurie court en 24H Series, Belcar, Bathurst 12 Hour, Australian GT et Super GT, et en 2023, les MARC ont obtenu leur propre championnat monotype en Australie, où les propriétaires s'affrontent à équipement identique (modèles MARC I, II et GT).
🚗 Les modèles clés
| Modèle | Carrosserie | Moteur |
|---|---|---|
| MARC Focus / Mazda3 / BMW M235i GTC | Focus, Mazda3, M235i | Ford Coyote V8 5.0 L |
| MARC II V8 | Ford Mustang | Ford Coyote V8 5.2 L |
| MARC GT / GT SS / IRC GT | Camaro, Mustang, Mercedes C63… | GM LS3 V8 6.2 L |
En résumé : née de l'ambition de Ryan McLeod de créer une voiture d'endurance rapide, sûre et abordable, MARC Cars est devenue une success story australienne, du circuit de Bathurst aux courses d'endurance du monde entier.
March
🏎️ Histoire de March Engineering
March Engineering est un ancien constructeur britannique de sport automobile, fondé en 1969 à Bicester (Royaume-Uni), présent en Formule 1 de 1970 à 1992, mais aussi en Formule 2, Formule 3, Formule 3000 et CART.
Les fondateurs
L'écurie est créée en 1969 par quatre associés, dont les initiales forment le nom « MARCH » : Max Mosley, Alan Rees, Robin Herd et Graham Coaker. Mosley (futur président de la FIA) en était le président, Robin Herd le directeur technique.
L'ère Formule 1 (1970-1992)
- 1970 : débuts remarqués au Grand Prix d'Afrique du Sud. La March 701 permet à Chris Amon et Jo Siffert de marquer 48 points dès la première saison, avec une voiture conçue en très peu de temps.
- 1971-1973 : l'écurie devient « STP March Racing Team ». Ronnie Peterson monte plusieurs fois sur le podium ; Niki Lauda y fait ses débuts en 1971. Un moteur Alfa Romeo V8 est testé sans succès.
- 1975 : Vittorio Brambilla remporte le Grand Prix de Suède sous la pluie, la première victoire de March en F1. Lella Lombardi, première femme à marquer des points en F1 (Espagne 1975), court sur une March.
- 1976 : retour de Peterson ; James Hunt remporte la course-insolite de l'International Trophy au volant d'une March 761.
- 1976-1977 : March engage une voiture à six roues (2R), concept spectaculaire mais sans résultat.
- Années 1980 : March devient surtout un constructeur fournissant des châssis à des écuries clientes (RAM, Ligier, etc.). Deux autres victoires en F1 : Monaco et Detroit.
- 1988-1989 : retour notable avec Ivan Capelli, qui signe des podiums ; Adrián Campos et Maurício Gugelmin passent par l'écurie. Le jeune Adrian Newey y conçoit des châssis innovants.
- 1992 : dernière saison complète ; le dernier Grand Prix disputé est celui d'Afrique du Sud 1993, avec 240 GP au total, 3 victoires, 22 podiums et 5 pole positions.
Au-delà de la F1
March a aussi dominé d'autres disciplines :
- Formule 2 / Formule 3000 : l'un des châssis les plus vendus et victorieux pendant des années.
- CART/IndyCar : victoire d'Al Unser Jr., notamment aux 500 Miles de Detroit ; March a fourni des châssis à plusieurs équipes américaines, Mario Andretti compris.
- Endurance : voitures de Groupe C construites en petite série, succès au Japon et en Interserie.
Le déclin
Après une série complexe de rachats et de cessions dans les années 1990, le groupe March s'est séparé de ses activités de course ; l'entité sportive a disparu peu après. Le nom est brièvement réapparu au milieu des années 1990, puis l'aventure a définitivement cessé, après avoir lancé les carrières de nombreux ingénieurs et pilotes célèbres.
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1971 |
Marcos
Marcos : l'histoire d'un petit constructeur britannique
Marcos était un constructeur d'automobiles sportives anglais, fondé en 1959 et disparu en 2007. Son nom vient des premières lettres de ses fondateurs :
Jem Marsh (négociant en pièces automobiles) et Frank Costin (ingénieur aérodynamicien, qui avait notamment travaillé sur le bombardier De Havilland Mosquito).
🏁 Les débuts (1959–1969)
- L'aéronautique inspire Costin : il conçoit un châssis monocoque en contreplaqué marine, léger et résistant, qui équipe les premiers modèles.
- Xylon (1960), premier modèle, produit à 9 exemplaires, remplacée par la Gullwing (1961).
- Vendues en kit cars (exonérées de TVA), les Marcos s'illustrent en compétition avec des pilotes comme Jackie Stewart, Derek Bell ou Jackie Oliver.
- La 1800 GT (1964), carrossée en fibre de verre, remporte un vif succès (déclinée en 1500, 1600, 1650 GT).
- La Mini Marcos (1965), basée sur la mécanique de la Mini, est un succès commercial (plus de 1 300 exemplaires) et en course — elle finit même notablement aux 24 Heures du Mans 1966.
- La gamme Mantis apparaît en 1968 avec le prototype de course Mantis XP.
💀 Première faillite (1971)
La tentative d'implantation aux États-Unis — châssis acier tubulaire, durcissement des règles d'homologation, design controversé de la Mantis M70 (32 exemplaires vendus) — précipite le dépôt de bilan en 1971.
🔄 La renaissance (1976–2000)
- Marsh rachète les droits en 1976 et relance la production en 1981.
- Mantula (1984) : GT au moteur V8 Rover.
- Relance de la Mini Marcos au Japon (1991) et création de la Martina, version low-cost sur châssis de Ford Cortina.
- En 1993, abandon des kit-cars : la Mantara est vendue comme voiture finie. Retour en compétition (championnats GT britanniques, Le Mans) avec les LM400, LM500 et LM600, plus une Mantis routière en 1997.
⚰️ Définitive fin (2000–2007)
Nouvelle faillite en 2000. Le Canadien Tony Stelliga rachète l'entreprise, rebaptisée Marcos Engineering, et lance la TSO (V8 6 L, 420 ch). Mais les coûts d'homologation et une gestion inadaptée condamnent la marque, mise en liquidation le 9 octobre 2007.
En résumé : presque 50 ans de GT artisanales à l'anglaise — contreplaqué puis fibre de verre, moteurs Ford et Rover V8 — marquées par une vraie légitimité en compétition mais trois faillites successives.
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1992-2006 |
Martini
Histoire de Martini Racing
Martini Racing est le nom donné aux équipes de sport automobile sponsorisées par la marque italienne d'apéritifs Martini & Rossi, célèbre pour sa livrée bleu clair, bleu foncé, rouge et blanc devenue iconique.
Les débuts (1968-1970)
L'aventure commence en 1968 avec Hans-Dieter Dechent, un importateur allemand de Porsche qui obtient le soutien de Martini. La première voiture notable est une Porsche 906 engagée aux 6 Heures de Watkins Glen. Le premier grand succès arrive en 1971 : la Porsche 917 de Martini Racing remporte les 24 Heures du Mans avec Gijs van Lennep et Helmut Marko.
L'âge d'or en endurance (1970s)
- Victoire aux 24 Heures du Mans 1976 avec la Porsche 936 (Jacky Ickx et Gijs van Lennep)
- Championnat du monde des marques pour Porsche en 1976 et 1977
- La légendaire Porsche 935 et la 936/77 s'imposent dans les grandes épreuves
La Formule 1 (1972-1978, puis 2006-2008)
- Tecno en 1972-1973, première incursion en F1
- Brabham (1975-1977) avec Carlos Reutemann et Carlos Pace
- Lotus en 1978, aux côtés de Mario Andretti, année du titre mondial des constructeurs
- Retour en 2006-2008 avec le sponsor titre de la Scuderia Ferrari ("Scuderia Ferrari Marlboro" voisine, mais Martini apparaît sur les casques et vêtements via la marque)
Rallye et divers (années 1980)
Martini sponsorise la Lancia en rallye : les Lancia Stratos, puis la Delta HF 4WD/Integrale dominent le Championnat du monde des rallyes, avec des titres constructeurs en 1987-1992 et les titres pilotes de Juha Kankkunen et Miki Biasion.
Retours récents
- 2014-2018 : Williams F1 Team arbore la livrée Martini (retour très médiatisé en tant que sponsor titre)
- La marque reste un symbole du sport automobile classique, très présente lors d'événements historiques comme le Le Mans Classic.
Héritage
La livrée « Martini stripes » est aujourd'hui l'une des plus recherchées par les collectionneurs : Porsche a même produit des éditions spéciales « Martini Racing » de la 911 GT3 RS (2016) et de la 911 Carrera GTS (2022).
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1975- |










