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Facel Vega

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Facel Vega

Voici un résumé de l'histoire de Facel Vega, la marque automobile française de luxe active entre 1954 et 1964 :


🔹 Origines et fondation

  • 1939 : Création de Facel (Forges et Ateliers de Construction d'Eure-et-Loir) par la société Bronzavia, initialement spécialisée dans la sous-traitance pour l'industrie aéronautique.
  • 1951 : Jean Daninos (frère de l’humoriste Pierre Daninos) dessine un coupé Bentley personnel, la Cresta II, préfigurant le style de la future Vega.
  • 22 juillet 1954 : Naissance officielle de la marque Facel Vega, avec pour objectif de rivaliser avec les grandes marques de luxe anglaises (Rolls-Royce, Bentley, Aston Martin) et italiennes (Maserati).

🔹 Modèles emblématiques

  1. Facel Vega FV (1954)

    • Présentée au Salon de Paris 1954.
    • Premier modèle de luxe français de l’après-guerre, équipé d’un moteur V8 Chrysler 4,5 L (puis 4,8 L en 1956).
    • Production limitée, principalement exportée.
  2. Excellence (1956)

    • Berline 4 places sans montant central, sur un châssis allongé.
    • Moteur Chrysler V8 5,4 L (250 ch).
  3. HK500 (1958)

    • Basée sur le châssis de la Vega, avec un moteur V8 Chrysler 5,9 L.
    • Considérée comme la voiture 4 places la plus rapide du monde à l’époque.
  4. Facellia (1960)

    • Modèle plus accessible, avec un moteur 4 cylindres 1,6 L conçu par Carlo Marchetti (ex-Talbot).
    • Problèmes majeurs : fiabilité défaillante (surchauffe, arbres à cames), entraînant des coûts de garantie exorbitants et une atteinte à la réputation de la marque.
  5. Facel II (1961)

    • Carrosserie redessinée, moteur Chrysler V8 6,3 L (355 ou 390 ch).
    • Boîte automatique Torqueflite ou manuelle Pont-à-Mousson.
  6. Facel III (1963)

    • Remplacement de la Facellia, équipée d’un moteur 4 cylindres Volvo 1,8 L (108 ch).
    • 624 exemplaires produits (dont 192 cabriolets).
  7. Facel 6 (1963)

    • Moteur 6 cylindres 2,8 L (BMC, même que l’Austin Healey 3000).
    • Seulement 46 exemplaires fabriqués.

🔹 Fin de l’aventure

  • 1964 :
    • Les problèmes financiers liés à la Facellia (coûts de garantie) et un marché trop étroit pour les modèles haut de gamme scellent le sort de la marque.
    • Fermeture définitive de l’usine en septembre 1964, après environ 2 900 véhicules produits.

🔹 Héritage

  • Voitures de collection : Les Facel Vega sont aujourd’hui des pièces rares et recherchées, notamment la HK500 et l’Excellence.
  • Innovations :
    • Utilisation de moteurs américains (Chrysler) pour des performances exceptionnelles.
    • Design élégant et finitions luxueuses, rivalisant avec les grandes marques internationales.

Facel Vega FV FV

1955-

 

 

Facel Vega FV

Voici l’histoire de la Facel Vega FV en résumé :


🔹 Origines et contexte

  • Facel (Forges et Ateliers de Constructions d'Eure-et-Loir) est fondée en 1939 comme sous-traitant aéronautique. Après-guerre, sous la direction de Jean Daninos, l’entreprise se spécialise dans la carrosserie automobile (ex. : Bentley Cresta, Ford Comète).
  • En 1952, Daninos lance le projet d’un coupé 2+2 de luxe, mais aucun moteur français ne répond à ses exigences de performance. Il se tourne vers Chrysler pour des V8 américains.

🔹 Naissance de la FV

  • Octobre 1954 : Présentation au Salon de Paris sous la marque "Véga construite par Facel" (le nom "Facel Vega" est officiellement déposé en 1955).

    • Premier modèle de série : FV (Fiches Mines du 4 février 1955).
    • Design : Pavillon arrondi, pare-brise à simple galbe (inspiré de la Ford Comète), calandre verticale avec grilles en ogive, feux arrière encastrés, échappements intégrés au pare-chocs.
    • Intérieur : Planche de bord en cuir avec console centrale (une première en France), sellerie sur mesure.
    • Moteur : DeSoto Hemi V8 4,5 L (276 ci) – 180 ch (boîte mécanique Pont-à-Mousson 4 rapports ou automatique Chrysler Powerflite).
    • Châssis : Tubes d’acier soudés, suspension avant indépendante, essieu arrière rigide.
    • Roues : À rayons (fournies par Robergel).
  • Mars 1955 : Évolution en FV1 :

    • Moteur DeSoto V8 4,8 L (291 ci) – 200 ch.
    • 7 cabriolets construits sur base FV1.

🔹 Production et héritage

  • Lieu : Usine de Colombes (Hauts-de-Seine).
  • Nombre : 10 exemplaires de FV + 33 FV1 (selon les sources).
  • Vitesse max : 172–194 km/h (selon version).
  • Prix : Équivalent à 11 Renault 4CV à l’époque (modèle de luxe).

🔹 Évolution de la gamme FV

La FV marque le début d’une lignée de coupés FVS (Facel Vega Sport) :

  • FV2/FV2B (1955–1956) : Moteur Chrysler V8 5,4 L (300 ch).
  • FV3/FV3B (1956–1958) : 280–320 ch.
  • FV4 (1957–1958) : 340 ch (5,8 L) puis 375 ch (6,4 L) – version export pour l’Amérique du Nord.
  • HK 500 (1958–1961) : 360 ch (5,9 L), freins à disques, 237 km/h (record homologué en 1960).

🔹 Contexte historique

  • Symbole : La FV incarne l’alliance du savoir-faire français (carrosserie, luxe) et de la puissance américaine (moteurs V8).
  • Clientèle : Célébrités (Stirling Moss, Ringo Starr, Jean Marais), export à 75% en 1959.
  • Fin tragique : 4 janvier 1960 – Albert Camus meurt dans un accident au volant d’une FV3B (son ami Michel Gallimard conduisait).

🔹 Fin de l’aventure

  • 1964 : Fermeture définitive des usines de Colombes après 2 900 voitures produites en 10 ans.
  • Héritage : La FV a lancé la légende des GT françaises haut de gamme, avec un style intemporel (4 phares, calandre verticale) et des performances exceptionnelles pour l’époque.

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