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Renault

France Renault
Renault

Voici les grandes étapes de l’histoire de Renault, un fleuron de l’industrie automobile française :

Les origines (1898–1908)
L’histoire de Renault commence en 1898, lorsque Louis Renault, jeune ingénieur passionné, construit sa première voiturette dans l’atelier de ses parents à Boulogne-Billancourt. Avec ses frères Marcel et Fernand, il fonde en 1899 la société « Renault Frères ». Le premier modèle, la Renault Voiturette 1CV, est vendu dès décembre 1898. L’entreprise se distingue rapidement par ses innovations, comme la boîte de vitesses à prise directe brevetée par Louis Renault. En 1908, Louis rachète les parts de ses frères et l’entreprise devient la « Société des Automobiles Renault »


L’essor et la Première Guerre mondiale (1908–1945)
Renault adopte la production en série dès 1905 et le taylorisme en 1913, ce qui lui permet de devenir un acteur majeur de l’automobile. Pendant la Première Guerre mondiale, Renault contribue à l’effort de guerre en produisant des camions, des chars FT17 (premiers chars modernes), des obus et des ambulances. En 1929, la première chaîne de montage est installée à l’usine de Billancourt. Cependant, pendant la Seconde Guerre mondiale, Louis Renault collabore avec l’occupant allemand, ce qui entraîne la nationalisation de l’entreprise en 1945 : Renault devient la « Régie Nationale des Usines Renault » (RNUR).


L’ère de la Régie et l’expansion (1945–1990)
Sous la direction de Pierre Lefaucheux, Renault se modernise et lance des modèles emblématiques comme la 4CV (1946), la Dauphine (1956), la Renault 4 (1961) et la Renault 5 (1972). L’entreprise s’internationalise, notamment en Espagne, au Portugal et en Amérique latine, et devient le premier constructeur français. Cependant, la tentative de conquête du marché américain avec la Dauphine se solde par un échec. En 1975, Renault s’impose aussi comme le 2e constructeur européen de poids lourds.


Privatisation et alliances (1990–aujourd’hui)
Renault est privatisé en 1996. En 1999, l’entreprise s’allie avec Nissan, formant l’Alliance Renault-Nissan, puis intègre Mitsubishi en 2017. Le groupe se diversifie avec des marques comme Dacia, Alpine, Lada et Samsung. Aujourd’hui, Renault est présent dans plus de 130 pays, avec des innovations constantes en matière de mobilité électrique et durable.


Chiffres clés (2026)
En 2026, Renault emploie environ 170 000 personnes et vend près de 3 millions de véhicules par an sous ses différentes marques.

Renault tonneau tonneau

1900

Renault type Dtype D

1901

Renault type AGtype AG

1905-1914

Renault type T

type T

1904 

Renault type AXtype AX

1908-1913

 Renault type MT type MT 

1923-1925

Renault type EU Torpedo type EU

1917-1921

 

Renault 40CV type NM40CV

1908-1928

Renault PrimaquatrePrimaquatre

1931-1941

Renault Vivaquatre Vivaquatre

1932-1939

Renault Juvaquatre Juvaquatre

1937-1960

Renault 4CV4CV

1947-1961

Renault Frégate Frégate

1951-1960

Renault DauphineDauphine

1956-1962

Renault Caravelle 1100 Caravelle 1100

1964-1968

 

 

VÉHICULES UTILITAIRES

Renault 1000 kg 1000 kg 

1945-1965

Renault ColoraleColorale

1950-1956

 

VÉHICULES MILITAIRES

Renault 2087 Goélette 4x42087 Goélette 4x4

1956-1964

 

LES TRACTEURS

Renault D30 D30

1956-

 

Sous-catégories

Renault tonneau

Renault type D

Renault type AG

Renault type AX

Renault type MT

Renault type EU

La Renault Type EU est une voiture routière produite par Renault entre 1917 et 1921. Elle était disponible en carrosserie limousine ou torpedo, équipée d’un moteur 4 cylindres en ligne de 2815 cm³ développant 12 chevaux, avec une vitesse maximale de 60 km/h.

Renault type EU Torpedo type EU Torpedo 

1917-1921

Renault type EU limousinetype EU limousine

1917-1921

Renault type EU Torpedo

Renault type EU limousine

Renault 40CV

Renault 40CV type NM40CV type NM

1925-1928

 

Renault 40CV type NM

Renault Primaquatre

Renault Juvaquatre

Renault Vivaquatre

Renault 4CV

La Renault 4CV est une voiture emblématique de l’histoire automobile française, née dans un contexte particulièrement difficile. Voici les grandes étapes de son histoire :

Origines et conception
L’histoire de la 4CV commence pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1942, alors que l’Occupation allemande limite l’activité du bureau d’études de Renault, des ingénieurs comme Fernand Picard travaillent clandestinement sur un projet de petite voiture populaire. Louis Renault lui-même n’y croit pas et s’y oppose, mais le projet avance dans le secret, parfois même sous le nez des nazis. Après la Libération et la nationalisation de Renault (devenu la Régie Nationale des Usines Renault en 1945), Pierre Lefaucheux, nouveau dirigeant, relance officiellement le projet. Une étude de marché, une première en France, confirme l’intérêt pour une voiture économique de 4CV plutôt que pour un modèle plus puissant comme une 11CV.

Lancement et succès
La 4CV est présentée en avant-première à la presse le 26 septembre 1946, puis au Salon de l’automobile en octobre de la même année. Sa production en série débute en août 1947 à l’usine de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt. Surnommée « la motte de beurre » en raison de sa forme arrondie et de la couleur jaune sable des premiers modèles (peinture issue des stocks de l’Afrika Korps de Rommel), elle devient rapidement un symbole de la reconstruction et de la motorisation de la France d’après-guerre.

Innovations et impact
La 4CV est la première voiture française produite en très grande série, inspirée des méthodes américaines (chaîne de montage, outillage moderne). Elle est appréciée pour sa simplicité mécanique, sa faible consommation et son prix abordable, ce qui permet à un large public d’accéder à l’automobile. Malgré des débuts difficiles (pénurie de matières premières, délais de livraison longs), elle connaît un succès fulgurant : plus d’un million d’exemplaires sont produits entre 1947 et 1961, un record pour l’époque en France.

Production et héritage
La 4CV est assemblée non seulement en France, mais aussi en Espagne, Belgique, Australie et même au Japon (par Hino à partir de 1953). Elle remporte des succès en compétition, comme au Rallye de Monte-Carlo en 1951, et reste en production jusqu’en 1961, date à laquelle elle est remplacée par la Renault 4. Son héritage perdure : elle a marqué l’histoire industrielle et sociale de la France, et reste aujourd’hui une voiture de collection très prisée.

Renault 4CV4CV

1947-1961

Renault 4cv Spéciale4cv Spéciale

 

Renault 4CV découvrable 4CV découvrable 

  Renault 4CV Sport4CV Sport

Renault 4CV R1063  4CV R1063

 

 

Renault 4CV Spéciale

Renault 4CV Sport

Renault 4CV découvrable

Renault 4CV R1063

Renault 1000 kg

Renault Colorale

Renault 2087 Goélette 4x4

Renault Frégate

La Renault Frégate est une berline haut de gamme produite par Renault entre 1951 et 1960, symbolisant l’ambition de la marque française de conquérir le segment des voitures de luxe après la Seconde Guerre mondiale. Voici les grandes lignes de son histoire :

Origines et lancement

  • À la fin des années 1940, Renault, nationalisé et devenu la Régie Nationale des Usines Renault, cherche à moderniser sa gamme et à concurrencer Citroën, notamment la Traction Avant. Le projet d’une voiture haut de gamme est lancé, aboutissant à la Frégate.
  • Présentée au Salon de l’Automobile de Paris en octobre 1950, la première Frégate de série est livrée le 22 novembre 1951 au baron Surcouf, descendant du célèbre corsaire, lors d’une cérémonie symbolique aux Champs-Élysées, suivie d’un cortège jusqu’à Saint-Malo.

Production et innovations

  • La production est confiée à l’usine de Flins, spécialement ouverte pour ce modèle. La Frégate se distingue par son design élégant, inspiré de la marine, et son habitabilité (6 places assises).
  • Plusieurs prototypes ont précédé la version finale, dont un à moteur arrière abandonné au profit d’une architecture à moteur avant et roues indépendantes.

Défis et difficultés

  • Malgré un accueil initial favorable, la Frégate souffre rapidement de problèmes de fiabilité. En 1953, Renault lance l’« opération 53 », un rappel massif de près de 40 000 exemplaires pour corriger ces défauts, ce qui marque les esprits et affecte la réputation du modèle.
  • La concurrence, notamment la Citroën DS (1955) et la Simca, ainsi que des choix techniques parfois critiqués, limitent son succès commercial. Les ventes culminent en 1955 avec 37 717 unités, avant de chuter les années suivantes.

Évolutions et fin de carrière

  • En 1955, la Frégate bénéficie d’un restylage et d’une augmentation de puissance (moteur 2,1 L Étendard de 77 ch). Des versions break (Domaine) et luxueuse (Manoir, avec transmission automatique) sont lancées en 1956 et 1958.
  • La production s’arrête définitivement en avril 1960, après 180 463 exemplaires vendus, un chiffre bien inférieur à celui de ses concurrentes.

Héritage

  • Aujourd’hui, la Frégate est considérée comme une icône vintage, recherchée par les collectionneurs pour son design et son histoire, malgré un parcours commercial difficile

Renault Frégate Frégate

1951-1960

 

VÉHICULES UTILITAIRES

Renault Frégate DomaineFrégate Domaine

 

Renault Frégate Domaine

Renault D30

Renault Dauphine

La Renault Dauphine est une voiture emblématique de l’histoire automobile française, produite par Renault de 1956 à 1967. Elle a été conçue pour succéder à la célèbre 4CV, dans un contexte où le niveau de vie des Français augmentait et où les familles cherchaient des voitures plus spacieuses et modernes. Le projet, lancé dès 1949 sous le nom de « Projet 109 », a été piloté par des ingénieurs comme Fernand Picard, Robert Barthaud et Jacques Ousset, sous l’impulsion de Pierre Lefaucheux, alors PDG de Renault. L’objectif était de créer une voiture capable d’atteindre 110 km/h, d’accueillir quatre passagers et de consommer moins de 7 litres aux 100 km.

La Dauphine a été présentée officiellement le 6 mars 1956 au Palais de Chaillot à Paris. Elle se distinguait par son moteur arrière, sa carrosserie trois volumes et son design moderne pour l’époque, avec une influence italienne (notamment grâce à la collaboration avec le carrossier Ghia pour la partie arrière). Elle a rapidement connu un grand succès commercial : dès 1957, elle est devenue la voiture la plus vendue en France, et en 1960, le millionième exemplaire était produit. Au total, plus de deux millions de Dauphine ont été fabriquées, dont une partie sous licence à l’étranger (Espagne, Italie, Brésil, Argentine, etc.), ce qui en a fait la première voiture française véritablement internationale.

La Dauphine s’est déclinée en plusieurs versions :

  • Ondine : version haut de gamme,
  • Gordini : version sportive, très prisée pour ses performances et son style,
  • 1093 : modèle de course homologué pour la route,
  • Caravelle/Floride : coupé et cabriolet deux portes basés sur la plateforme de la Dauphine.

Elle a aussi marqué l’histoire du sport automobile, notamment en participant au Rallye Monte-Carlo en 1958. Malgré un succès mitigé aux États-Unis, la Dauphine reste un symbole de la motorisation de la France d’après-guerre et une icône des années 1950-1960, aujourd’hui très recherchée par les collectionneurs..

Renault DauphineDauphine

1956-1962

Renault Dauphine Ondine Dauphine Ondine

 

Renault Dauphine GordiniDauphine Gordini

 

 

LES MODÈLES DE COMPÉTITION

Renault Dauphine Gordini Dauphine Gordini

 

 

 

Renault Dauphine Ondine

Renault Dauphine Gordini

La Renault Dauphine Gordini est une version sportive mythique de la Dauphine, née de la collaboration entre Renault et le célèbre préparateur Amédée Gordini. Voici ses principales caractéristiques et son histoire :

Histoire et versions

  • Lancée en 1961, la Dauphine Gordini se distingue par son moteur 845 cm³ retravaillé, développant 37 chevaux, puis 40 chevaux sur les versions ultérieures, permettant d’atteindre 130 à 140 km/h selon les modèles.
  • La version la plus emblématique est la Dauphine 1093, produite en 1962 et 1963 à seulement 2 140 exemplaires. Elle était peinte en blanc avec deux fines bandes bleues, équipée d’un carburateur double corps, d’une boîte 4 vitesses et d’un compte-tours, pour une puissance de 55 chevaux et une vitesse maximale de 140 km/h.
  • La Dauphine Gordini a brillé en compétition, remportant des succès comme le quadruplé en classe aux Mille Miglia 1956 et des victoires au Tour de Corse et au Rallye Monte-Carlo, renforçant son image de voiture robuste et performante.

Caractéristiques techniques

  • Moteur : 845 cm³, 37 à 55 chevaux selon les versions.
  • Transmission : boîte manuelle 4 rapports.
  • Freinage : disques aux quatre roues à partir de 1964 sur certaines versions.
  • Design : emblème Gordini sur les ailes et le capot, moulures latérales, pneus plus larges, et pour la 1093, une livrée blanche à bandes bleues.

Héritage

  • La Dauphine Gordini a marqué l’histoire comme l’une des premières « bombinettes » françaises, accessibles et performantes, et reste aujourd’hui très recherchée par les collectionneurs.

 

Renault Dauphine Gordini de compétition

Renault type T

Renault Caravelle 1100

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