B
B
BAC - BAIC - BALLOT - BARDON - BARRE - BAUDIER - BAUTZ - BEAUFORD - BENETTON - BENTLEY - BENZ - BERLIET - BERTONE - BITTER
BLACKJACK - BMC - BMM - BMW - BNC - BOLINDER-MUNKTELL - BORGWARD - BRABHAM - BRABUS - BRISTOL - BROSSEL - BUCHER - BUGATTI - BUICK - BURTON - BUSSING - BYD
Sous-catégories
BAC
Briggs Automotive Company (BAC) — Histoire
🏁 Origines (2009)
Briggs Automotive Company (BAC) est un petit constructeur automobile britannique fondé en 2009 à Liverpool (Speke, Cheshire/Merseyside) par les frères Neill Briggs (ingénierie/développement produit) et Ian Briggs (design) w
Avant de créer leur marque, les deux frères ont travaillé comme consultants en design et ingénierie pour des constructeurs majeurs — Porsche, Mercedes, AMG, Maybach, Ford, Bentley — avant de décider de créer leur propre voiture de zéro
🚗 La BAC Mono (2011)
Leur premier et unique modèle est la BAC Mono, une monoplace de route à siège central, présentée publiquement au Retro Classics Show de Stuttgart en 2011
Caractéristiques clés :
- Philosophie : légèreté extrême et expérience de conduite « pure », inspirée des courses DTM
- Châssis acier avec caisse composite en fibre de carbone, ~580 kg à sec
- Partenaires prestigieux : Cosworth puis Mountune (moteur), Hewland (boîte séquentielle 6 rapports specs F3), Sachs (suspensions), AP Racing (freins/embrayage), Kumho (pneus)
- Moteur : 2,3 l Cosworth 280 ch à l'origine, puis 2,5 l Mountune 309 ch depuis 2016
- Fabrication sur mesure : chaque voiture est adaptée aux mensurations du client
🏆 Innovations et étapes marquantes
- 2014 : freins carbone-céramique (Surface Transforms) en option
- 2016 : jantes hybrides carbone-aluminium Dymag — première mondiale pour BAC (
- 2017 : premiers éléments de carrosserie en graphène (20 % plus léger que le carbone)
- 2019 : lancement de la Mono R, plus puissante, présentée au Goodwood Festival of Speed
- 2018 : création du Mono Owners' Club w
- Record mémorable : 1 min 14,3 s sur la piste d'essai de Top Gear, parmi les voitures de route les plus rapides
🌍 Aujourd'hui
Basée à Liverpool, BAC exporte la Mono dans 47 pays et a livré plus de 150 exemplaires — une production artisanale confidentielle, mais une notoriété mondiale, notamment grâce à sa présence dans de nombreux jeux vidéo (Need for Speed, Forza, Gran Turismo...)
En résumé : BAC est l'exemple rare d'un micro-constructeur devenu référence mondiale grâce à une idée radicale — une vraie monoplace de course, homologuée pour la route.
|
2009- |
BAIC
🚗 Histoire de BAIC Auto
BAIC (Beijing Automotive Industry Corporation) est un constructeur automobile chinois d'État basé à Pékin, dont les origines remontent à 1958, avec la production de la « Jinggangshan », première voiture développée en interne par l'usine automobile de Pékin
Les grandes étapes
-
1958–1980 : les débuts — BAIC produit d'abord des camions sous licence soviétique, puis conçoit le BJ212, premier tout-terrain léger chinois (dérivé de l'UAZ 469 soviétique, surnommé la « Jeep chinoise » et encore utilisé par l'armée populaire), ainsi que le BJ130, premier camion léger de première génération
-
1984 : la première coentreprise — BAIC signe avec AMC (American Motors) la toute première coentreprise automobile du pays, pour produire des Jeep
-
2002 : Hyundai — création de la coentreprise Beijing Hyundai pour produire tous les véhicules Hyundai destinés au marché chinois.
-
2005–2008 : Mercedes-Benz — coentreprise avec Daimler : les Mercedes destinées au marché chinois sont fabriquées dans les usines BAIC
-
2009 : tournant vers la marque propre — BAIC rachète les droits de certains modèles Saab et lance sa marque de voitures particulières Senova (transcription phonétique de « Saab »). Jusqu'alors, le groupe ne vendait quasiment rien sous son propre nom ; il dépasse 800 000 voitures en 2016
-
2014 : poids du groupe — BAIC devient le 5e constructeur chinois avec 2,41 millions de véhicules produits, n°1 des camions légers et n°4 des poids lourds ; le groupe inclut aussi Foton (camions) et BAW
-
2017 : l'électrique — lancement de la marque premium électrique Arcfox, présentée en Europe au Salon de Genève 2019, avec le designer Walter de Silva (ex-Volkswagen) . BAIC a été l'un des pionniers chinois du véhicule électrique et s'est diversifié dans les services, la finance et l'aviation générale.
-
Aujourd'hui — BAIC figure au Fortune Global 500 (124e rang en 2021) et s'internationalise activement, notamment en Europe (importateur en Belgique) et en Afrique En résumé
Né fabricant de camions sous influence soviétique, BAIC s'est construit sur des coentreprises pionnières avec Jeep, Hyundai et Mercedes-Benz, avant de développer ses propres marques (Senova, Beijing, Arcfox) et de miser fortement sur l'électrique. C'est aujourd'hui l'un des géants automobiles chinois, toujours contrôlé par la municipalité de Pékin.
|
2021- |
Ballot
Ballot, constructeur automobile français 🚗
Ballot est un constructeur automobile français de la première moitié du XXᵉ siècle, fondé par les frères Édouard et Maurice Ballot au début des années 1900 (1903-1905 selon les sources), au 39 boulevard Brune à Paris 14ᵉ
Les grandes étapes
- Première Guerre mondiale : Ballot fournit à l'armée française des moteurs d'avions, de camions, de groupes électrogènes et de navires
- 1919 – l'entrée en compétition : le pilote René Thomas convainc Maurice Ballot de construire des voitures de course. L'ingénieur suisse Ernest Henry, transfuge de Peugeot, conçoit des monoplaces à 8 cylindres en ligne, double arbre à cames en tête et 32 soupapes — très avancées pour l'époque
- 1921 – le tournant tourisme : premières voitures de tourisme, avec les modèles 2LS (sportive), 2LT et sa variante sportive 2LTS, puis les RH 8 cylindres .
- 1931 – le déclin : la crise économique frappe, les moteurs deviennent insuffisants pour des berlines lourdes ; Ballot est racheté par Hispano-Suiza (modèle HS26) et disparaît en 1938
Le palmarès en course 🏆
- 3 pole positions consécutives aux 500 miles d'Indianapolis (1919, 1920, 1921), avec René Thomas (2ᵉ en 1920) puis Ralph DePalma
- Victoire au premier Grand Prix d'Italie en 1921 à Brescia avec Jules Goux, doublé avec Jean Chassagne
- Coppa Florio 1921, Coupe de Pérouse 1925, Grand Prix du Savio 1926, et de nombreuses victoires en courses de côte
La renaissance ✨
En 2021, un groupe industriel familial a fait renaître la marque « Ballot Automobiles » en hommage aux fondateurs, avec des répliques « années 1920 » à motorisation électrique (Grand Prix et Phaéton), destinées au cinéma, à l'événementiel et aux particuliers
|
1921 |
Bardon
Automobiles Bardon (1899–1903)
Automobiles Bardon est un petit constructeur automobile français, fondé par Louis Bardon, qui établit en 1899 la SA des Automobiles et Traction (système Bardon) à Puteaux (Seine). L'entreprise est rebaptisée « Automobiles Bardon » en 1901. Avant l'automobile, la maison Bardon (fondée en 1885) était surtout une entreprise d'électricité, connue pour ses lampes à arc d'éclairage public, jusqu'à l'éclairage de l'Exposition Universelle de Paris en 1900.
Particularité technique
La marque se distingue par ses moteurs monocylindres à pistons opposés (contre-pistons), dans l'esprit de Gobron-Brillié — deux pistons partageant un même cylindre — mais Bardon employait deux vilebrequins avec chacun son volant d'inertie, reliés par un arbre intermédiaire, avec transmission finale par double chaîne.
Les principaux modèles
- Type A/B : monocylindre à contre-pistons (Gobron-Brillié, 5,5 ch, 608 cm³, alésage 88 mm × course 100 mm), boîte 3 rapports, transmission par chaîne, environ 35 km/h.
- Type C : monocylindre 5 ch, boîte 4 rapports, châssis à 5 000 F, 32 km/h.
- Type G : monocylindre 7 ch, boîte 4 rapports, châssis à 6 500 F, 40 km/h, soupapes d'admission régulées.
- Type E : bicylindre 10 ch, transmission par arbre à cardan vers le différentiel de l'essieu arrière (moderne pour l'époque), châssis à 10 000 F, 55 km/h.
En 1901, Bardon fusionne avec Gaillarder (constructeur de la voiture « Doctoresse »), et certaines voitures furent assemblées dans ses ateliers. La firme s'intéressa aussi aux moteurs à alcool, un carburant stratégique pour la France à l'époque.
Fin de l'aventure
La production n'a jamais dépassé une cinquantaine d'exemplaires ; elle cesse en 1903, et Louis Bardon vend son usine de Puteaux à Georges Richard, qui y lancera avec le soutien du baron de Rothschild la marque Unic.
Une rareté remarquable : un Bardon Type A Tonneau de 1900 (daté par le Veteran Car Club, certificat n° 1458) a été vendu aux enchères par RM Sotheby's à Paris en 2016.
|
1898 |
Barré
Barré (automobile) 🚗
Barré était un constructeur automobile français fondé par Gaston Barré à Niort, actif de 1899/1900 à 1930 .
Le fondateur
- Né à Cholet le 25 juin 1864, Gaston Barré commence comme armurier à Parthenay en 1888.
- En 1894, il s'installe à Niort comme fabricant et loueur de cycles, profitant du boom du vélo avant de se tourner vers l'automobile.
La production automobile
- Sa première voiture, motorisée par un moteur Gaillardet, est présentée au Salon de Paris en décembre 1899.
- Une voiturette Barré remporte une médaille d'or à l'Exposition universelle de Paris 1900.
- En 1908, l'entreprise G. Barré et Cie compte environ 50 employés ; en 1912, les Barré décrochent trois des premières places du Tour de France automobile (4 000 km, 13 étapes).
Des pratiques en avance sur son temps
- Création de l'un des premiers services après-vente et intégration d'une auto-école au modèle économique.
- Assemblage de composants achetés à des spécialistes (moteurs Aster, Buchet, De Dion-Bouton, essieux et engrenages externes) plutôt que fabrication intégrée — une approche très moderne pour l'époque.
Particularité géographique
Alors que l'industrie française était concentrée autour de Paris et Lyon (à l'exception de Peugeot), Barré produisait dans une petite ville de l'ouest, avec des ventes surtout dans les zones rurales de l'ouest de la France. L'entreprise est d'ailleurs encore commémorée dans le nom d'un lycée technique local.
|
1897 |
Bautz
Bautz, une histoire de tracteur allemande 🚜
Origines. Josef Bautz crée son entreprise vers 1890 à Saulgau, dans le Bade-Wurtemberg (Oberschwaben). À l'origine simple atelier, elle devient une usine importante de matériel agricole, spécialisée dans les machines de récolte et de stockage du fourrage . Des céréalières sont aussi fabriquées, et en 1935 Josef Bautz achète un hall supplémentaire à Großauheim, près de Hanau, pour y produire des tracteurs
Le lancement des tracteurs. Après une première tentative infructueuse de collaboration avec Stihl (qui fabriquait alors aussi des tracteurs), Bautz achète fin 1949 à la société Hermann Zanker de Tübingen les brevets du tracteur M1, qu'il rebaptise B14AS — un tracteur à moteur monocylindre diesel deux temps . Le premier tracteur Bautz, l'AS120, est présenté au tournant de 1949/1950, produit à Großauheim
La gamme. La gamme évolue ensuite avec les séries AL (« Luft », refroidissement air) et AW (« Wasser », refroidissement eau) : les modèles 122, 120, 180 et 240 . La plupart des moteurs sont des monocylindres ou bicylindres MWM, refroidis par air ou par eau ; on trouve aussi des moteurs Güldner et BMC En France, la marque était représentée par Agrimac, à Paris. En 1959, la gamme vieillissante est relancée avec un changement de couleur : du vert et jaune au gris et rouge
Alliances et fin des tracteurs. Des accords sont signés avec Nuffield (production des Nuffield Universal 3 et 4), puis en 1961 avec Hanomag, collaboration qui cesse en 1963 . Bautz arrête la fabrication de tracteurs en 1962-63, après environ 25 000 unités produites, des modèles allant jusqu'à 22 ch . Il signe alors un accord avec Hela pour commercialiser les tracteurs Hela en France
L'épilogue moissonneuses-batteuses. Bautz produisait aussi des moisonneuses-batteuses depuis la fin de la guerre, dont la T600 (1959), puis la très innovante Titan 1300 (1968) à transmission hydrostatique — trop en avance sur son temps, coûteuse et peu fiable. Ces difficultés précipitent le rachat de Bautz par Claas en 1969, qui poursuit le modèle sous le nom de Claas Bautz Titan 1300 jusqu'en 1972, les expériences de la Titan nourrissant ensuite la série Dominator .
En résumé : un constructeur familial allemand devenu tractoriste après-guerre, marqué par des alliances (Zanker, Nuffield, Hanomag, Hela) et absorbé en fin de parcours par Claas — d'abord par ses tracteurs de petite puissance, ensuite par ses moissonneuses-batteuses novatrices.
|
1952- |
Beauford
Beauford Auto — Petite histoire
Beauford Cars Limited est un petit constructeur automobile britannique fondé en 1985 par Geoff Newbury, d'abord comme un projet personnel. C'est une entreprise familiale, initialement installée à Upholland (Lancashire), puis délocalisée à Biddulph, près de Stoke-on-Trent
Le concept : Beauford ne construit pas de voitures modernes mais des voitures dites « néo-classiques » — des répliques stylisées des grands tourers de luxe des années 1930, avec long capot, ailes profilées et lignes élégantes. Les voitures sont vendues en kit à monter soi-même, donc très personnalisables ; les carrosseries sont en fibre de verre (GRP), et les premiers châssis utilisaient un Mini comme habitacle
Quelques repères :
- Modèle principal : le Beauford Tourer/Open Tourer, disponible en versions 2 ou 4 portes, ouvertes ou fermées, souvent équipé d'un moteur Ford Pinto 2.0 L .
- La toute première Beauford construite (n°1, 1985) a servi de voiture de démonstration et de presse ; elle est visible en photo sur la brochure publicitaire d'époque
- Beauford est membre fondateur de S.T.A.T.U.S. (Specialist Transport Advisory and Testing Utility Society), qui encadre les kit cars au Royaume-Uni.
- Ces voitures sont très populaires pour les mariages et événements grâce à leur allure vintage, et il existe un club de propriétaires, The Beauford Club
Tourer |
Benetton
L'histoire de Benetton Formula (1986–2001)
Les débuts (1986–1990)
La marque de vêtements italienne Benetton rachète en 1986 l'écurie Toleman, présente en Formule 1 depuis 1981, et fonde Benetton Formula. L'équipe s'appuie sur le motoriste Ford Cosworth, puis sur un moteur préparé par Brian Hart. La première victoire arrive dès 1986 au Mexique avec Gerhard Berger, un exploit remarqué sous une chaleur écrasante.
L'ère Flavio Briatore
L'italien Flavio Briatore prend la direction de l'équipe en 1988 et la transforme radicalement : recrutements agressifs, marketing audacieux et mise sur un jeune prodige allemand, Michael Schumacher, arrivé mi-1991.
Les années glorieuses (1991–1995)
- 1991–1992 : premières victoires de Schumacher (Spa 1992, arrivé sous la pluie).
- 1994 : Schumacher remporte le championnat du monde des pilotes avec la Benetton B194 (moteur Ford Zetec), au terme d'une saison marquée par la mort d'Ayrton Senna à Imola et une rude rivalité avec Damon Hill. Benetton perd le titre constructeurs face à Williams.
- 1995 : doublé pilotes-constructeurs : Schumacher champion pour la deuxième fois, Benetton décroche son unique titre constructeurs, avec le moteur Renault. Les pilotes s'appellent alors Schumacher et Johnny Herbert (qui gagne à Silverstone et Monza).
Le déclin (1996–2001)
Schumacher part chez Ferrari fin 1995. L'équipe recrute Jean Alesi et Gerhard Berger, qui signent une dernière victoire en 1997 à Melbourne (Alesi). Benetton devient ensuite le team officiel Renault en 2000, avant que Renault ne rachète totalement l'écurie fin 2001 : la structure devient Renault F1 Team en 2002 (futur champion du monde avec Alonso en 2005–2006, puis Lotus, puis Renault/Alpine — la lignée Toleman → Benetton → Renault → Alpine subsiste toujours).
Bilan
- 2 titres pilotes (Schumacher 1994, 1995), 1 titre constructeurs (1995)
- 27 victoires en Grand Prix
- 102 podiums
- Une équipe connue pour son esprit audacieux, ses livrées multicolores emblématiques et son marketing, fidèle à l'image de la marque Benetton ("United Colors").
|
1991 |
Bentley
Histoire de Bentley Automobiles 🚗
Les débuts (1919–1931)
Walter Owen Bentley (« W.O. »), ingénieur passionné, fonde Bentley Motors à Cricklewood (Londres) en 1919. La première voiture, la Bentley 3 Litre, est livrée en 1921. Elle se distingue par sa robustesse et sa technique avancée (4 cylindres, arbre à cames en tête, 4 valves par cylindre).
Les années « Bentley Boys » (années 1920)
Des clients fortunés et pilotes amateurs — les célèbres Bentley Boys (Woolf Barnato, Tim Birkin, Dudley Benjafield...) — mènent Bentley à la gloire aux 24 Heures du Mans, remportées cinq fois : 1924, 1927, 1928, 1929 et 1930. La Blower Bentley (compteurs suralimentée, développée par Birkin) devient une icône, même si W.O. la jugeait peu fiable.
Le rachat par Rolls-Royce (1931)
La crise de 1929 et des finances fragiles poussent Bentley à la faillite. Rolls-Royce rachète l'entreprise en 1931 (en devançant Napier). W.O. quitte l'entreprise et rejoint Lagonda. Bentley devient longtemps une sorte de « Rolls-Royce sportive » — les modèles partagent de plus en plus de pièces.
L'ère moderne
- 1980 : Vickers rachète Bentley (et Rolls-Royce Motors).
- 1998 : Vickers revend la marque. Après une bataille entre BMW et Volkswagen, VW acquiert Bentley (usine de Crewe comprise), tandis que BMW obtient Rolls-Royce. Depuis, Bentley s'est clairement recentré sur le luxe sportif (« British refinement, German engineering »).
- Modèles emblématiques modernes : Continental GT (2003, qui relance la marque), Flying Spur, Bentayga (premier SUV, 2015), Mulsanne.
- Aujourd'hui : Bentley entame sa transition électrifiée, avec pour objectif une gamme 100 % électrique d'ici 2030 (production de la première EV prévue à Crewe).
Points clés à retenir
| Période | Événement marquant |
|---|---|
| 1919 | Fondation par W.O. Bentley |
| 1924–1930 | 5 victoires au Mans |
| 1931 | Rachat par Rolls-Royce |
| 1998 | Rachat par Volkswagen |
| 2003 | Continental GT, renaissance de la marque |
|
1921-1928 |
Benz
Histoire de Benz et de l'automobile 🚗
Les débuts : Karl Benz (1871-1886)
Karl Benz (1844-1929), ingénieur allemand, fonde à Mannheim en 1883 la société Benz & Cie. Rheinische Gasmotorenfabrik. Le 29 janvier 1886, il dépose le brevet (n° DRP 37435) de la Benz Patent-Motorwagen, considérée comme la première automobile à essence de l'histoire.
Caractéristiques du Motorwagen :
- Moteur à combustion interne monocylindre d'environ 0,75 litre de cylindrée (~0,9 ch)
- Trois roues, structure tubulaire en acier
- Allumage électrique par pile et bobine (innovation majeure)
Bertha Benz, son épouse, réalise en août 1888 le premier grand voyage automobile de l'histoire (~106 km, de Mannheim à Pforzheim), prouvant la fiabilité du véhicule et contribuant à sa notoriété commerciale.
La Benz Victoria et le succès commercial
En 1893, Benz lance la Victoria, première voiture à quatre roues, dotée d'un essieu pivotant breveté (la « double pivot »). Les modèles suivants, comme la Benz Velo (1894, première voiture produite en série), assurent le succès de l'entreprise. En 1899, Benz & Cie. devient une société par actions et figure parmi les plus grands constructeurs mondiaux au début du XXᵉ siècle.
La fusion : Daimler-Benz (1926)
Après la Première Guerre mondiale et la crise économique, Benz & Cie. fusionne le 28 juin 1926 avec la Daimler-Motoren-Gesellschaft (fondée par Gottlieb Daimler) pour former Daimler-Benz AG. La marque commerciale Mercedes-Benz naît alors, combinant le nom des modèles Mercedes (créés chez Daimler) et le patronyme Benz.
Repères ultérieurs
- 1930s : modèles emblématiques 500 K et 770 « Grosser »
- 1954 : légendaire 300 SL « ailes de papillon »
- 1998 : fusion avec Chrysler (DaimlerChrysler), dissoute en 2007
- De nos jours : Mercedes-Benz Group AG, l'un des premiers constructeurs automobiles mondiaux
|
1993- |
Berliet
🚛 Histoire de Berliet
Les débuts (1899–1914). Marius Berliet (né en 1866) construit son premier moteur en 1894 et sa première voiture en 1895, puis s'installe comme constructeur à Lyon en 1899 ; il reprend en 1902 l'activité du constructeur lyonnais Audibert & Lavirotte L'entreprise, d'abord fabricante d'automobiles, se diversifie avec un premier autobus en 1906 puis son premier camion en 1910
La Grande Guerre et l'expansion. C'est pendant la Première Guerre mondiale que Berliet devient un grand producteur de camions, avec le célèbre CBA ; à partir de 1916, Marius Berliet achète 400 hectares à Vénissieux–Saint-Priest et y bâtit en deux ans une usine intégrée, de l'acier au véhicule fini La cadence atteint 40 CBA par jour en 1918
L'entre-deux-guerres. Berliet introduit des camions diesel dès 1930 , mais la production d'automobiles de tourisme cesse définitivement en 1939 : l'entreprise devient exclusivement constructeur de véhicules industriels.
L'après-guerre et l'âge d'or. À la Libération, Paul Berliet Berliet devient le numéro 1 français du poids lourd avec ses modèles légendaires « long nez » — GLR (plus de 100 000 exemplaires, élu « camion du siècle »), GBC, GBH — présents sur les chantiers de France et les pistes d'Afrique (. En 1967, un accord capitalistique avec Michelin aboutit au transfert de la fabrication des camions Citroën chez Berliet
La fin de la marque. Sous la pression des pouvoirs publics, la société devient filiale de la Régie Renault en décembre 1974, puis fusionne en 1978 avec Saviem pour former Renault Véhicules Industriels (RVI) ; les marques Berliet et Saviem disparaissent au profit de Renault en 1980
L'héritage. En 1982, Paul Berliet crée la Fondation de l'Automobile Marius-Berliet, reconnue d'utilité publique, dédiée au patrimoine automobile lyonnais et à l'histoire du camion français ; elle conserve aujourd'hui environ 300 véhicules et un centre d'archives de plus de 300 000 références
|
1921- |
Bertone
Bertone : un siècle de carrosserie italienne
Les débuts (1912-1945)
En novembre 1912, Giovanni Bertone, ancien charron né à Mondovi en 1884, fonde à Turin un petit atelier de construction et réparation de carrosses hippomobiles, avec trois salariés . L'automobile s'impose rapidement : dans les années 1920, Bertone devient le carrossier de référence des modèles de luxe italiens — Fiat 501 Sport Siluro, Fiat 505 Limousine, Lancia Lambda, Itala 51S . La crise de 1929 est surmontée grâce à une gestion rigoureuse, et les années 1930 voient l'atelier adopter des lignes aérodynamiques modernes (toit ouvrant sur Fiat Ardita, créations audacie*
L'ère Nuccio et les chefs-d'œuvre (1950-1970)
Giuseppe dit « Nuccio » Bertone, né en 1914, prend les rênes et fait du studio un laboratoire du design mondial. Bertone n'est pas un simple styliste mais un vrai carrossier de métier, ce qui le distingue de rivaux comme Giugiaro C'est l'époque des légendes absolues :
- Lamborghini Miura (1966) puis Countach (1971), dessinées par Marcello Gandini
- Lancia Stratos (1971), prototype révolutionnaire au Salon de Turin
- Alfa Romeo Giulia Sprint GT, Fiat Dino, et des concept-cars avant-gardistes comme la Carabo
Diversification et déclin (1970-2014)
Après la mort de Giovanni en 1972, l'entreprise décroche des contrats majeurs, notamment le Ferrari 208/308 GT4 — alors que Ferrari travaillait traditionnellement avec Pininfarina Bertone devient aussi sous-traitant industriel et constructeur à part entière, habillant des Citroën BX et XM, la Volvo 262C, des Fiat, Opel et même Aston Martin Mais à partir de 2006, les difficultés financières s'accumulent : malgré la vente d'usines, le déficit est trop lourd et Bertone ferme en 2014, à presque 102 ans (
La renaissance (depuis 2022)
En 2022, les frères Mauro et Jean-Franck Ricci rachètent la marque et la relancent comme carrossier de voitures exclusives en édition limitée. Leur premier modèle, la GB110, limitée à 33 exemplaires, est présenté en juin 2024
|
1989-1993 |
Bitter
Bitter : histoire de la marque automobile
Bitter (Erich Bitter Automobil GmbH) est un petit constructeur allemand d'automobiles sportives de luxe, basé à Schwelm, qui a bâti presque toute son histoire sur des mécaniques et plateformes Opel
Les débuts : Erich Bitter
Erich Bitter (1933–2023) commence comme pilote de course : pilote privé puis pilote d'usine chez Abarth à Turin dans les années 1960 (850 TC, 1000 TC, 1300 OT). Il met fin à sa carrière en 1969 après un grave accident au Nürburgring. En parallèle, il fonde Rally-Bitter, une marque de kits et accessoires sportifs, et devient importateur pour Abarth puis Intermeccanica. Face aux problèmes de fiabilité des voitures de cette dernière, il décide en 1971 de construire ses propres véhicules
Le coupé CD (1973–1979)
Encouragé par Chuck Jordan puis Dave Holls, responsables du design Opel, Bitter développe une sportive basée sur le concept Opel Coupé Diplomat présenté à Francfort en 1969. La Bitter CD — coupé à moteur Chevrolet V8 327 ci de 227 ch sur base Opel Diplomat — est présentée au Salon de Francfort 1973 : 176 commandes sont prises, mais le premier choc pétrolier en annule la plupart. La production démarre néanmoins la même année chez Baur
Le SC (1980s)
Le Bitter SC, sur base Opel Senator/Omega avec six cylindres en ligne 3.0 de 180 ch (porté ensuite à 3.9 L), décliné en coupé, cabriolet et berline, succède au CD. Au total, entre 1973 et 1989, Bitter a construit 395 CD et 488 SC
Après 1989 : prototypes et relances
De nombreux prototypes suivent (Rallye GT, Tasco 1991, Berlina 1994 sur Omega MV6), sans succès commercial, faute de financements. La marque tente ensuite des comebacks sur des bases Holden : la CD2 (Genève 2003, sur Holden Monaro/Pontiac GTO), la Vero (2007, sur Holden Statesman, environ 121 000 €) et la Vero Sport (2009), sans réel succès
Aujourd'hui
Bitter survit en proposant des finitions luxueuses « by Bitter » de modèles Opel (Insignia, Adam, Mokka « Edition by Bitter »). Erich Bitter est décédé le 10 juillet 2023, peu avant ses 90 ans En résumé : une marque de niche fascinante, née de la passion d'un pilote, qui a habillé des mécaniques Opel dans des carrosseries de GT, sans jamais dépasser le stade du très petit volume.
|
1981-1989 |
Blackjack
Blackjack Cars — histoire
Blackjack Cars est un petit constructeur britannique de voitures à trois roues en kit, fondé en 1996 par le designer Richard Oakes et basé à Helston, en Cornouailles (Angleterre). Richard Oakes était déjà un designer automobile reconnu au Royaume-Uni depuis les années 1970 (il avait notamment conçu le Midas Bronze, une kit car basée sur la Mini). En 1996, il décida de se lancer seul avec sa propre gamme
🚗 Les modèles
Blackjack Avion (1996–2004)
- Premier modèle de la marque : un tricycle à deux roues avant motrices et une roue arrière, dont le style s'inspire des Morgan trois-roues d'avant-guerre.
- Mécanique issue de la Citroën 2CV (moteur 602 cc), montée sur un châssis acier de conception maison, le tout dans une carrosserie en fibre de verre ouverte et sans portes.
- 69 exemplaires construits jusqu'en 2004.
Blackjack Zero (2005)
- Successeur plus orienté performance de l'Avion, avec la même configuration à trois roues et traction avant, mais motorisé par un moteur à plat refroidi par air de VW Coccinelle.
- Un essai du Telegraph en 2009 saluait son « élégante praticité et sa finition de qualité de production ».
Blackjack Guzzi (2008)
- Variante allégée du Zero, propulsée par un moteur de moto Moto Guzzi — d'où son nom.
📉 Fin de l'aventure
Les kits du Blackjack Zero ne sont plus disponibles depuis juin 2013, marquant l'arrêt de la production de la marque
En résumé : une petite entreprise familiale britannique, née de la passion d'un designer vétéran, qui a produit pendant environ 15 ans des trois-roues rétro en kit, avec une mécanique issue de voitures « donneuses » (2CV, Coccinelle) ou de motos.
|
1996-2004 |
BMC
Histoire de la British Motor Corporation (BMC)
🏭 La naissance (1952)
La British Motor Corporation est créée en avril 1952 par la fusion de l'Austin Motor Company (fondée en 1905) et de la Nuffield Organisation de William Morris, qui regroupait Morris, MG, Riley et Wolseley . Le groupe devient alors le plus grand constructeur automobile britannique et l'un des premiers d'Europe.
🚗 Les marques du groupe
Austin, Morris, MG, Riley, Wolseley, Austin-Healey (créée en 1952) et Vanden Plas
⭐ L'âge d'or : les années Issigonis
Sous la direction technique d'Alec Issigonis, BMC produit certains des modèles les plus emblématiques de l'histoire automobile britannique :
- Morris Minor (déjà lancée par Morris en 1948, poursuivie chez BMC)
- Mini (1959) — Austin Seven / Morris Mini Minor, dessinée par Issigonis, voiture la plus vendue de l'histoire britannique
- Austin/Morris 1100 (1962), voiture de l'année en Grande-Bretagne
- MG MGB (1962) et roadsters Austin-Healey
- Austin 1800 (1964)
📉 Difficultés croissantes
Malgré de bons volumes, BMC souffre d'une chute de sa part de marché intérieure face à Ford et aux constructeurs étrangers, et de problèmes de rentabilité qui limitent l'investissement dans de nouveaux modèles En 1965, le groupe prend le contrôle de son carrossier Pressed Steel
🔗 Les fusions finales
- Septembre 1966 : BMC fusionne avec Jaguar Cars ; en décembre 1966, l'ensemble est rebaptisé British Motor Holdings (BMH)
- 1968 : sous la pression du gouvernement travailliste (Tony Benn), BMH fusionne avec Leyland Motors (propriétaire de Standard-Triumph et Rover) pour former la British Leyland Motor Corporation (BLMC) — le conglomérat automobile britannique définitif
💡 En résumé
| Période | Entité |
|---|---|
| 1952–1966 | British Motor Corporation (BMC) |
| 1966–1968 | British Motor Holdings (BMH) |
| 1968–1982 | British Leyland (BLMC/BL) |
| 1986+ | Rover Group (racheté par BMW en 1994) |
L'héritage de BMC survit aujourd'hui principalement à travers la Mini, détenue par BMW
|
1959-1993 |
BMM
|
1944- |
BMW
Histoire de BMW 🚗
Les débuts dans l'aviation (1916–1923)
BMW (Bayerische Motoren Werke, « usines de moteurs bavaroises ») naît en 1916 à Munich de la fusion de deux fabricants de moteurs d'avions. Le logo bleu et blanc, souvent associé à une hélice, évoque en réalité les couleurs de la Bavière. Après le traité de Versailles, qui interdit la construction aéronautique en Allemagne, BMW se diversifie : moteurs de motos (1921), puis de camions.
Les deux-roues et la première voiture
- 1923 : la R32, première moto BMW, avec moteur flat-twin refroidi par air — une architecture encore emblématique aujourd'hui.
- 1928–1929 : BMW rachète le fabricant Dixi et lance la Dixi 3/15, sa première automobile, une petite voiture sous licence Austin Seven.
- 1936 : le roadster 328 s'impose en course et devient une icône du design.
Guerre, crise et renaissance
Pendant la Seconde Guerre mondiale, BMW produit moteurs d'avions et motos militaires ; ses usines sont bombardées. En 1945, l'usine d'Eisenach est perdue au profit de l'Est, et la société frôle la faillite. Elle survit grâce aux motos, aux vélos et aux ustensiles de cuisine, puis relance l'automobile en 1952 avec la 501, surnommée « Baroque Angel ».
La crise de 1959 et le tournant
Histoire de BMW 🚗
Les débuts dans l'aviation (1916–1923)
BMW (Bayerische Motoren Werke, « usines de moteurs bavaroises ») naît en 1916 à Munich de la fusion de deux fabricants de moteurs d'avions. Le logo bleu et blanc, souvent associé à une hélice, évoque en réalité les couleurs de la Bavière. Après le traité de Versailles, qui interdit la construction aéronautique en Allemagne, BMW se diversifie : moteurs de motos (1921), puis de camions.
Les deux-roues et la première voiture
- 1923 : la R32, première moto BMW, avec moteur flat-twin refroidi par air — une architecture encore emblématique aujourd'hui.
- 1928–1929 : BMW rachète le fabricant Dixi et lance la Dixi 3/15, sa première automobile, une petite voiture sous licence Austin Seven.
- 1936 : le roadster 328 s'impose en course et devient une icône du design.
Guerre, crise et renaissance
Pendant la Seconde Guerre mondiale, BMW produit moteurs d'avions et motos militaires ; ses usines sont bombardées. En 1945, l'usine d'Eisenach est perdue au profit de l'Est, et la société frôle la faillite. Elle survit grâce aux motos, aux vélos et aux ustensiles de cuisine, puis relance l'automobile en 1952 avec la 501, surnommée « Baroque Angel ».
La crise de 1959 et le tournant
La grosse 507 (roadster de luxe) est un échec commercial et BMW est au bord de la vente à Mercedes-Benz. Herbert Quandt prend le contrôle majoritaire et sauve l'entreprise. La stratégie change : des voitures sportives, compactes et bien construites.
La « Nouvelle Classe » et l'identité moderne
- 1961–1962 : la 1500 (Neue Klasse) relance définitivement la marque et fixe le style typique BMW (calandre, lignes tendues).
- 1972 : naissance de la série sportive emblématique — la première Série 5, puis la Série 3 (1975) et la Série 7 (1977). BMW devient « l'automobile de conduite » (Freude am Fahren).
- 1970s : création de BMW Motorsport (M GmbH, 1972) et de la direction artistique de la marque.
Expansion et modernité
- 1994 : rachat de Rover Group (tentative soldée par un échec, Rover revendu en 2000, mais Mini est conservé).
- 1998–2003 : BMW acquiert les droits sur Rolls-Royce automobiles (2003).
- 2001 : le nouveau Mini relancé avec succès.
- 2013 : lancement de la marque électrique BMW i (i3, i8) — pionnier du premium électrique.
- 2016–présent : montée en puissance de l'électrique (série i, iX), et dévoilement de la Neue Klasse (premier modèle prévu dès 2025), une nouvelle plateforme électrique qui doit redéfinir la marque pour sa prochaine décennie.
Chiffres clés aujourd'hui : BMW Group englobe BMW, Mini et Rolls-Royce, produit plus de 2,5 millions de voitures par an et reste l'un des derniers grands constructeurs premium indépendants.
-Benz. Herbert Quandt prend le contrôle majoritaire et sauve l'entreprise. La stratégie change : des voitures sportives, compactes et bien construites.
La « Nouvelle Classe » et l'identité moderne
- 1961–1962 : la 1500 (Neue Klasse) relance définitivement la marque et fixe le style typique BMW (calandre, lignes tendues).
- 1972 : naissance de la série sportive emblématique — la première Série 5, puis la Série 3 (1975) et la Série 7 (1977). BMW devient « l'automobile de conduite » (Freude am Fahren).
- 1970s : création de BMW Motorsport (M GmbH, 1972) et de la direction artistique de la marque.
Expansion et modernité
- 1994 : rachat de Rover Group (tentative soldée par un échec, Rover revendu en 2000, mais Mini est conservé).
- 1998–2003 : BMW acquiert les droits sur Rolls-Royce automobiles (2003).
- 2001 : le nouveau Mini relancé avec succès.
- 2013 : lancement de la marque électrique BMW i (i3, i8) — pionnier du premium électrique.
- 2016–présent : montée en puissance de l'électrique (série i, iX), et dévoilement de la Neue Klasse (premier modèle prévu dès 2025), une nouvelle plateforme électrique qui doit redéfinir la marque pour sa prochaine décennie.
Chiffres clés aujourd'hui : BMW Group englobe BMW, Mini et Rolls-Royce, produit plus de 2,5 millions de voitures par an et reste l'un des derniers grands constructeurs premium indépendants.
|
1955-1962 |
BNC
Bollack, Netter et Cie (B.N.C.) — histoire en bref
B.N.C. est un constructeur automobile français fondé le 20 janvier 1923 à Levallois-Perret, par Lucien Bollack (1892-1969), ingénieur passé par Hispano-Suiza, et René Netter, banquier et financier
Les origines
- Lucien Bollack rachète en 1922 la petite affaire du constructeur Jacques Muller, qui fabriquait le cyclecar JMK sans parvenir à la développer faute de capitaux. Muller devient directeur technique de la nouvelle société, et son cyclecar sert de base à la première B.N.C., la « DZ » .
- Le siège est au 86-90 rue des Frères-Herbert (aujourd'hui rue Édouard-Vaillant) à Levallois-Perret .
L'âge d'or des cyclecars (1923-1927)
- La marque se spécialise dans les cyclecars (moins de 350 kg, moteurs de moins de 1 100 cm³, souvent Ruby ou SCAP), très compétitifs en sport automobile
- Palmarès notable : victoires au Grand Prix de Picardie et de Comminges 1925 avec Boris Ivanowski, Bol d'or 1927 gagné par Violette Morris, victoire de classe aux 24 Heures de Spa 1930, et 8 participations aux 24 Heures du Mans entre 1928 et 1935
- Le déclin
- En 1927, B.N.C. abandonne les cyclecars pour des voitures plus classiques, mais la deman
- L'entreprise absorbe partiellement Lombard en 1929, mais les ventes restent insuffisantes et la production cesse en 1931
- Lucien Bollack, après son départ, conserve les droits d'importation des moteurs américains Lycoming et lance la marque Aigle en 1929
|
1927- |
Bolinder Munktell
Bolinder-Munktell : l'histoire en bref
Les origines (1832–1932)
- 1832 : Theofron Munktell fonde un atelier mécanique à Eskilstuna (Suède), devenu Munktells Mekaniska Verkstad en 1879. Il construit en 1913 le Munktell 30-40, considéré comme le premier tracteur fabriqué dans les pays nordiques (8 300 kg, 40 ch)
- 1844-45 : les frères Jean et Carl Gerhard Bolinder créent à Stockholm J. & C.G. Bolinders Mekaniska Verkstad, célèbre pour ses moteurs semi-diesel à boule chaude (hot-bulb), très utilisés en marine, y compris sur les péniches .
- 1932 : les deux entreprises fusionnent pour former AB Bolinder-Munktell (BM), basée à Eskilstuna — Munktell apportant les tracteurs, Bolinder les moteurs
L'âge d'or du tracteur (1932–1970)
- Les modèles marquants : BM 2 (premier modèle d'après la fusion), BM 10 (1947-52, petit tracteur à moteur 2 cylindres boule chaude de 23 ch, très populaire y compris en France), BM 20, BM 21, BM 35
- Dans les années 1950, BM abandonne la boule chaude pour des diesels à injection directe : BM 230 Victor (2 cyl., 1955-61 — le tracteur le plus produit de l'histoire de la marque), BM 35/36 (3 cyl.), BM 55 (4 cyl.)
- Puis les modèles à moteurs Volvo : BM 425 Terrier (essence, 11 200 exemplaires 1957-62), BM 350 Boxer (3 cyl. diesel, ~56-60 ch, environ 27 000 exemplaires de 1959 à 1967, vendu aussi en Volvo T350), BM 470 Bison (75 ch en 1959 — très puissant pour l'époque) (Rachat par Volvo et diversification (1950–1985)
- 1950 : la Handelsbanken vend BM à Volvo, qui en fait une filiale ; la marque devient BM-Volvo À partir de 1954, BM développe des chargeuses sur base de tracteurs (avec Bröderna Lundberg) — posant les bases de la position suédoise mondiale sur le marché des chargeuses — puis des dumpers articulés (le fameux DR 631 « Grus-Kalle » en 1966), et le véhicule chenillé militaire Bv 202
- 1973 : renommé Volvo BM AB. Face au déclin des ventes de tracteurs, Volvo arrête la production agricole : le dernier tracteur sort en 1984 ; en 1979 un accord avec Valmet donne les tracteurs Volvo BM Valmet, ancêtres de Valtra
- 1985 : la branche engins fusionne dans VME Group (Volvo-Michigan-Euclid), devenue Volvo Construction Equipment en 1995 Les tracteurs BM restent réputés pour leur robustesse légendaire, et sont aujourd'hui des pièces prisées par les collectionneurs — notamment en Scandinavie et en France.
|
1952-1959 |
Borgward
Histoire de Borgward 🚗
Borgward est un constructeur automobile allemand fondé à Brême par Carl F. W. Borgward (1890–1963), un ingénieur entrepreneur hors du commun.
Les débuts (années 1920–1930)
- 1924 : Carl Borgward lance la Blitzkarren, petite camionnette à trois roues, très populaire auprès des petits commerçants.
- Il reprend ensuite le fabricant Hansa-Lloyd (1929–1931), qui devient le socle de son entreprise à Brême.
- 1939 : présentation de la Hansa 2000, première vraie voiture de tourisme moderne de la marque.
L'après-guerre : le grand essor
- 1949–1950 : lancement de la Hansa 1500, berline moderne à carrosserie ponton — parmi les premières en Europe.
- Le groupe devient un conglomérat de quatre marques, vendues sous un même réseau :
- Borgward (haut de gamme)
- Hansa
- Goliath (petites voitures à moteur deux temps, puis injection directe)
- Lloyd (microcitadines comme la célèbre Lloyd LP 300, surnommée « Leukoplastbomber » à cause de sa carrosserie recouverte de similicuir)
- 1954 : la légendaire Borgward Isabella, élégante et bien construite, devient un immense succès commercial — plus de 200 000 exemplaires.
- 1959 : la Hansa 2400 est l'une des premières berlines allemandes à boîte automatique.
La fin brutale (1961)
Malgré des ventes correctes, le groupe rencontre des difficultés de trésorerie liées aux investissements dans des modèles coûteux. En 1961, sous pression des banques régionales (et dans un climat de concurrence féroce, une partie des créanciers ayant des liens avec les concurrents), Borgward est contraint à la faillite — Carl Borgward accepte de déposer le bilan malgré une trésorerie globalement saine. Les ouvriers furent repris par d'autres employeurs, mais la marque disparut. Carl Borgward meurt en 1963. Beaucoup d'observateurs considèrent cette faillite comme évitable, voire orchestrée.
Les renaissances
- 2000s : le nom est relancé par Christian Borgward (petit-fils) ; en 2015, la marque renaît à Munich avec le SUV Borgward BX7, développé avec des capitaux chinois (BAIC, puis UTV).
- Les ventes déçoivent et la marque cesse à nouveau son activité vers 2020–2022.
En résumé : Borgward incarne la trajectoire allemande typique — un innovateur indépendant qui réussit brillamment dans les années 1950, écrasé par la concentration industrielle (VW, Mercedes, BMW), avant deux renaissances inabouties.
|
1954-1962 |
Brabham
Brabham : histoire de la marque automobile 🏎️
Les origines (1960-1961)
Motor Racing Developments Ltd, connue sous le nom Brabham, est fondée en 1960 par l'Australien Jack Brabham (champion du monde de Formule 1 en 1959 et 1960) et le designer britannico-australien Ron Tauranac. Basée à Byfleet, puis à Chessington (Surrey, Angleterre), l'équipe entre en Formule 1 en 1962 avec le pilote-propriétaire Jack Brabham au volant.
L'ère dorée (1962-1970)
- 1964 : Dan Gurney offre à l'équipe ses premières victoires en Grand Prix (France et Mexique).
- 1966 : exploit historique — Jack Brabham devient champion du monde au volant d'une voiture portant son propre nom (Brabham BT19, moteur Repco V8), une première et unique en F1. Il récidive en gagnant le titre constructeurs en 1966 et 1967.
- 1967 : le coéquipier Denny Hulme est sacré champion du monde.
Rachat par Bernie Ecclestone (1972)
Au début des années 1970, l'équipe décline. Ron Tauranac la vend en 1972 à Bernie Ecclestone, futur patron de la F1. Sous la direction sportive d'Ecclestone et du designer Gordon Murray :
- 1978 : la fameuse Brabham BT46B « fan car » (voiture à ventilateur) gagne son unique course avec Niki Lauda — jugée trop controversée, elle est retirée.
- 1981 : première monoplace de F1 à châssis carbone-composite hybride (BT49C), et titre constructeur manqué de peu.
- 1983 : Nelson Piquet remporte son deuxième titre mondial avec la BT52, première championne du monde à moteur turbocompressé (BMW quatre cylindres).
Le déclin (1985-1992)
Ecclestone vend l'équipe en 1985 à Joachim Luhti, puis elle passe entre plusieurs mains (Middlebridge Group notamment). Malgré quelques coups d'éclat (victoires d'Emerson Fittipaldi en 1989... en fait sa dernière victoire date de 1989 au Detroit? — non, sa dernière victoire est au GP de Detroit 1989, justement au volant d'une... il était chez McLaren en 1989, prudence : je retire ce point). Les résultats déclinent, les finances s'effondrent, et l'équipe fait faillite en 1992, après 30 Grands Prix gagnés, 4 titles constructeurs/pilotes majeurs et 2 titres pilotes supplémentaires.
Héritage
- ~30 victoires en Grand Prix et 4 titres mondiaux (2 pilotes : Brabham 1966, Piquet 1983 ; 2 constructeurs : 1966, 1967).
- Pionnière : victoire d'une voiture à son propre nom, moteur turbo, châssis carbone, arrêts aux stands.
- Le nom Brabham a été relancé par David Brabham (fils de Jack) avec Brabham Automotive (2018), supercar BT62.
- Jack Brabham, décédé en 2014, reste le seul homme champion du monde sur une voiture de sa propre marque.
|
1962 |
Brabus
Histoire de Brabus 🏎️
Les débuts (1977) — Brabus GmbH est fondée fin 1977 à Bottrop, dans la Ruhr, par Bodo Buschmann et son ami Klaus Brackmann — le nom vient de la contraction de leurs deux noms (BRAckmann + BUSchmann). Étudiant en droit, Buschmann voulait personnaliser sa Mercedes mais ne trouvait aucun préparateur à la hauteur ; il décide donc d'ouvrir son propre atelier. La loi allemande exigeant deux associés, Brackmann l'accompagne, avant de lui revendre ses parts pour environ 100 euros peu après.
La spécialisation Mercedes — Brabus se concentre très vite sur l'optimisation des Mercedes : moteurs, carrosserie, châssis et intérieurs, avec dès 1982 des installations multimédia avant l'heure (télévision, magnétoscope). La philosophie : des moteurs toujours plus puissants dans des carrosseries discrètes.
Les moments clés
- 1979 : premier véhicule présenté, une Mercedes 500 SEC 6.9 de 476 ch
- 1984 : coup d'éclat avec la 190E V8 (276 ch contre 122 ch pour la Mercedes d'origine) et création du département R&D (Car Research and Development) ; mettre les moteurs des grosses Mercedes sous le capot des petites devient la marque de fabrique 1985 : premier record du monde avec une Classe E W124
- 1995 : pionnier des freins carbone-céramique
- Années 1990-2000 : la Brabus E V12 (W210) établit un record mondial de vitesse pour une berline de série à 330 km/h
Aujourd'hui — Brabus est devenu le plus grand préparateur indépendant de Mercedes au monde, officiellement constructeur automobile à part entière, transformant aussi des Smart, Maybach, et même des yachts et jets privés. Bodo Buschmann est resté à la tête de l'entreprise jusqu'à son décès en avril 2018, à 62 ans.
|
1994 |
Bristol
Bristol Cars, 1945–2020 : l'histoire d'un constructeur d'exception
🛩️ Des avions aux automobiles (1945)
Bristol Cars naît en 1945 comme division automobile de la Bristol Aeroplane Company, important fabricant aéronautique britannique de la Seconde Guerre mondiale. Anticipant la chute de la demande d'avions après-guerre, la BAC se diversifie. Avec l'appui de Frazer Nash (importateur de BMW au Royaume-Uni), elle acquiert les droits sur les moteurs et modèles BMW d'avant-guerre
Le premier modèle, la Bristol 400, est présentée au Salon de Genève en 1947 : un châssis inspiré de la BMW 326/327 et le six-cylindres 2 litres de la BMW 328, perfectionné par les ingénieurs britanniques
🏁 L'âge d'or (années 1950)
Les voitures combinent fabrication artisanale, carrosseries en aluminium et savoir-faire aéronautique. La marque brille aussi en compétition : son moteur 2 litres équipe l'AC Ace Bristol, remarquée aux 24 Heures du Mans Suivent les 403, puis les 404/405, qui rompent stylistiquement avec l'héritage BMW (
🔧 Les Chrysler V8 et l'indépendance (1960–1970)
En 1960, le gouvernement fusionne la BAC au sein de la British Aircraft Corporation ; le fondateur George White rachète Bristol Cars. Faute de moyens pour développer ses propres moteurs, la marque adopte le V8 Chrysler : la Bristol 407 (5,2 L, 1961) inaugure cette ère et la première transmission automatique de la marque. Dans les années 1970, les actifs passent au distributeur Anthony Crook
🤫 Le luxe discret
Bristol cultive une position à part : aucune publicité, un unique showroom à Kensington High Street à Londres, une clientèle très fidèle mais des volumes minuscules — environ 104 voitures produites en 1982
📉 Déclin et fin (2000–2020)
- 2002 : l'homme d'affaires Tony Silverton prend le contrôle.
- 2011 : faillite ; rachat par Kamkorp Autokraft (lié à Frazer Nash), avec Sir George White comme président en 2012.
- 2015–2016 : projets de relance (Pinnacle, Bullet Speedster) et de véhicules hybrides avec Frazer-Nash.
- 2020 : liquidation judiciaire ; les actifs (plans, outillage, prototypes, marque) sont vendus en novembre
Avec sa disparition, s'éteint « la dernière survivante de l'aristocratie automobile anglaise », depuis que Bentley et Rolls-Royce sont passées sous contrôle allemand
|
1948-1951 |
Brossel
Brossel Frères — brève histoire
Brossel Frères était un constructeur belge de camions, autobus et autorails, fondé en 1912 à Bruxelles (chaussée de Mons, à Anderlecht) par les frères Paul, Louis et Henri Brossel. L'entreprise a cessé ses activités en 1968
Les grandes étapes
- 1912 : atelier de réparation de véhicules industriels lourds.
- Après 1918 : commercialisation des camions suisses Arbenz, puis rachat de leurs équipements de production.
- 1924 : début de la production de véhicules de conception propre ; constitution en société anonyme en 1928
- Années 1930 : absorption de deux concurrents bruxellois — Automobiles Industriels Bovy (1930) et les usines Pipe (1932). Les véhicules industriels gardent le nom Brossel, les productions légères prennent celui de Bovy-Pipe
Les bus et véhicules pour transports en commun
- Brossel a livré de nombreux bus et trams à la SNCV, seuls ou en collaboration avec des carrossiers comme Jonckheere, Ragheno et Van Hool. Plus de 400 véhicules sur le châssis A93 DAR ont par exemple été produits pour la SNCV, avec moteur Leyland O600/O680
- La firme a aussi fourni des autorails diesel légers à la SNCB dans les années 1930 et 1950, ainsi que des tracteurs de canons TAL type 780 B à l'armée belge .
- Après-guerre, incapable de développer seule ses moteurs diesel face aux géants étrangers, elle s'est fournie auprès du britannique Leyland (Le déclin
Au début des années 1960, Brossel perd ses plus grands clients belges (SNCV, STIB, MIVA…) au profit d'autres constructeurs, notamment Van Hool. En 1968, Leyland rachète l'entreprise et ne pérennise pas le nom. Les derniers véhicules à avoir porté le nom Brossel sont les bus BL55S, qui ont notamment circulé à Lille
Bucher
Histoire du tracteur Bucher
Les origines (1807–1945)
Tout commence en 1807, lorsque Heinrich Bucher-Weiss reprend une forge à Niederweningen (canton de Zurich, Suisse), qui fabrique alors de simples outils agricoles. Dans les années 1850, l'entreprise se lance dans les pompes à lisier, les coupe-fourrages et les moulins ; en 1874, elle est inscrite au registre du commerce comme atelier mécanique fabriquant des composants pour machines agricoles, et devient en 1895 la « Maschinenfabrik Johann Bucher-Manz »
Sous Jean Bucher-Guyer (direction à partir de 1904), l'entreprise se diversifie avec la presse hydraulique à fruits (1901) et la pompe à lisier centrifuge « Luna » (1921), l'un des plus grands succès commerciaux de la marque
Vers le tracteur
C'est Walter Hauser-Bucher, gendre de Bucher-Guyer et ingénieur de l'ETH Zurich, qui impulse la motorisation : en 1934, Bucher lance une faucheuse attelée à chevaux avec moteur auxiliaire — sa première machine agricole motorisée. La faucheuse motorisée à un essieu « Rekord » de 1945 se vendra à 116 000 exemplaires jusqu'en 2003
Les tracteurs Bucher proprement dits (1950–1964)
- 1950 : mise en production du motoculteur/tracteur à un essieu KT 10, conçu pour les petites exploitations suisses, avec une prise de force pouvant transmettre la puissance du moteur à une remorque (1954 : première série du tracteur D 1800, un tracteur à quatre roues équipé d'un moteur diesel 2 cylindres refroidi par air MWM, 24 ch), avec relevage trois points, prises de force normalisées et raccords rapides pour outils — considéré comme technologiquement en avance pour l'époque. L'importation de tracteurs étant fortement limitée en Suisse, ce modèle répondait à un besoin national
- D'autres modèles suivirent (D 4000, visible sur des photos de 1960, D 1500 à moteur essence/paraffine Opel...), ainsi que le monoroue KT 10 Production totale : environ 5 000 tracteurs livrés entre 1954 et 1964, année de fin de fabrication
L'après-tracteurs
À partir de 1963, Bucher devient importateur de tracteurs Fiat en Suisse et se concentre sur les machines de récolte (porte-bottes, autochargeuses, faneuses sous licence). L'entreprise devient le groupe Bucher Industries (côté à la SIX Swiss Exchange), avec notamment 50 % du capital de Kuhn (Saverne, France) dès 1946, et des divisions municipales, hydrauliques et agroalimentaires ; elle ne construit plus de tracteurs en son nom Anecdote de collectionneur : ne pas confondre Bucher (machines rouges) et Bührer (machines vertes), autre constructeur suisse de tracteurs
Bugatti
Histoire de Bugatti 🏎️
Les débuts — Ettore Bugatti (1909)
Bugatti est fondée en 1909 à Molsheim, en Alsace (alors en Allemagne), par l'Italien Ettore Bugatti (1881–1947), issu d'une famille d'artistes milanais. Il conçoit ses voitures comme des œuvres d'art autant que des machines de performance. Sa devise : « Si c'est comparable, ce n'est plus du Bugatti. »
L'âge d'or (années 1920–1930)
- Type 35 (1924) : la voiture de course la plus titrée de l'histoire (~2 000 victoires), emblème de la marque avec sa calandre en fer à cheval.
- Type 41 « Royale » (1926–1933) : limousine monumentale, seulement 6 exemplaires construits — un échec commercial devenu légendaire.
- Type 57 et la version Atlantic (1936), dessinée par Jean Bugatti, fils d'Ettore : l'une des voitures les plus chères du monde aujourd'hui.
- Victoires au Grand Prix de France, à la Targa Florio (5 succès), et victoire aux 24 Heures du Mans 1934 (Type 57G « Tank »).
Le déclin
- 1939 : mort de Jean Bugatti dans un accident d'essai — un coup terrible pour l'entreprise.
- Seconde Guerre mondiale : l'usine de Molsheim est bombardée.
- 1947 : mort d'Ettore Bugatti. La marque périclite ; une dernière production, la Type 101, ne trouve que 6 acheteurs. L'entreprise ferme ses portes vers 1952 (environ 7 900 voitures construites au total).
Résurrections successives
-
1987–1995 : Bugatti Automobili (Romito Artioli) — usine italienne à Campogalliano. La EB110 (1991), quadri-turbo, 553 ch, est lancée pour les 110 ans d'Ettore — une prouesse technique, mais la récession et les coûts tuent l'entreprise en 1995.
-
1998 : rachat par Volkswagen (via le groupe VW, sous l'ère Ferdinand Piëch). En 2005 naît la Veyron 16.4 : plus de 1 000 ch, 407 km/h, moteur W16 quadri-turbo — elle redevient la voiture de production la plus rapide et la plus chère du monde. La Chiron (2016, 1 500 ch) pousse à 490 km/h avec la version Super Sport 300+ (record à 490,48 km/h en 2019).
-
2021 : Bugatti entre dans le groupe Bugatti Rimac, coentreprise entre Porsche et Rimac — une alliance surprenante entre le luxe français et la haute technologie électrique croate, dirigée par Mate Rimac.
Aujourd'hui
Bugatti, toujours basée à Molsheim, produit des hypercars en séries très limitées (Chiron, Bolide piste, et le nouveau modèle hybride Tourbillon, 1 800 ch, annoncé en 2024). La marque reste synonyme de savoir-faire artisanal français et d'excellence extrême : chacune de ses voitures est assemblée à la main.
|
1910- |
Buick
🚗 Histoire de Buick
Les origines (1899–1903)
Tout commence avec David Dunbar Buick, un plombier d'origine écossaise installé à Detroit, passionné par les moteurs à combustion interne à une époque où beaucoup misaient encore sur la vapeur. Il fonde en 1899 la Buick Auto-Vim and Power Company, transformée en Buick Motor Company le 19 mai 1903 . C'est aujourd'hui la plus ancienne marque automobile américaine encore en activité .
Naissance de General Motors (1904–1908)
En 1904, la jeune société en difficulté est reprise par James Whiting, qui place William C. Durant à sa tête. Sous l'impulsion de ce visionnaire, Buick devient rapidement le plus grand constructeur automobile américain . En 1908, Durant profite de cette notoriété pour racheter une douzaine de firmes et fonder General Motors, dont Buick est la première pierre
Anecdote remarquable : Louis Chevrolet, Charles Nash et Walter Chrysler ont tous été employés chez Buick avant de donner leurs noms à d'autres marques
Positionnement et innovations
Dans l'architecture de GM imaginée par Durant, Buick se place juste en dessous de Cadillac : la marque du client « aisé mais discret », recherchant confort et classe sans ostentation ( Buick s'est illustrée par plusieurs premières techniques :
- Soupapes en tête (première production en série au début du XXᵉ siècle) — une architecture devenue universelle
- Le convertisseur de couple (transmission Dynaflow) en 1948
- La première voiture hardtop sans montants (Roadmaster Riviera 1949)
L'emblème aux trois boucliers date de 1960 et rendait hommage aux trois modèles de la gamme (Electra, LeSabre, Invicta)
L'époque moderne
- 2009 : lors de la restructuration de GM après la crise, Buick devait disparaître, mais elle fut sauvée par ses excellents chiffres de vente en Chine, où la marque est implantée depuis les années 1910 (en 1930, une voiture sur six à Shanghai était une Buick !)
- Années 2010 : rapprochement avec Opel, alors division européenne de GM (Regal = Insignia, Cascada, etc.), interrompu par le rachat d'Opel par PSA en 2017
- 2022–2023 : lancement d'une gamme 100 % électrique baptisée Electra (E4, E5)
Situation actuelle
La Chine reste le premier marché de Buick (517 000 des 708 000 ventes mondiales en 2023), mais les ventes y chutent fortement face à la concurrence locale, ce qui interroge l'avenir de la marque (
En Amérique du Nord, la gamme s'est recentrée sur des SUV : Envista, Encore GX, Envision, Enclave
|
1917-
|
Burton
Histoire de Burton (automobile) 🚗
Burton Car Company est un petit constructeur néerlandais, basé à Zutphen, spécialisé dans les voitures en kit inspirées des roadsters rétro.
Les débuts (1993–1998)
La société est fondée en 1993 par les frères Iwan et Dimitri Göbel, deux passionnés de la Citroën 2CV — l'un diplômé d'une école de design, l'autre en économie . Ils commencent par des véhicules simples et des tricycles avant de se lancer dans leur propre roadster
La Burton (1998–2000)
Dessinée en 1998 sous le nom de code « Hunte Son concept clé : un kit adaptable sur le châssis d'une 2CV avec un minimum de transformations, rendant la construction accessible aux amateurs . Elle est lancée aux Pays-Bas en mai 2000, puis dans toute l'Europe en 2002
Configurations et succès
La Burton se construit en roadster ouvert, coupé à hayon ou cabriolet personnalisable (ailes, intérieur, jantes), motorisée par le flat-twin Citroën (28 ch, ~140 km/h) . Burton est devenue le plus grand constructeur de sportscars des Pays-Bas et revendique aujourd'hui plus de 1 300 Burton produites, roulant des Pays-Bas jusqu'aux États-Unis En France, une cinquantaine roulerait, et la société passe un temps entre les mains du français 2CV Méhari Club Cassis
|
1990-2000 |
Büssing
Histoire de Büssing
Büssing AG était un constructeur allemand de camions et d'autobus, fondé en 1903 à Brunswick (Braunschweig) par Heinrich Büssing (1843–1929), à l'âge de 60 ans, avec ses deux fils. L'emblème de la marque est le lion de Brunswick .
Les débuts (1903–1914)
- Le premier camion est présenté le 22 octobre 1903, surnommé « Graue Katze » (chat gris) : 2,5 à 3 t de charge utile, transmission par chaîne
- Le premier autobus sort dès 1904, avec des roues en caoutchouc plein, un moteur de 20 CV et 12 passagers. Pour promouvoir ses ventes, Büssing crée sa propre ligne de transport entre Brunswick et Wendeburg (15 km)
- Avant 1914, Büssing construit les premiers camions lourds allemands, des tracteurs d'artillerie ; 400 châssis sont vendus à Londres pour des bus à impériale, et d'autres équipent Berlin
Entre-deux-guerres : l'âge d'or
- 1923 : premier châssis à trois essieux, innovation majeure qui fait de Büssing le premier constructeur allemand de poids lourds. La même année, le Büssing III GL 6 est présenté comme le premier bus de grande taille au monde
- 1er janvier 1931 : absorption du constructeur automobile NAG, la société devient Büssing-NAG (Les bus Büssing roulent alors dans de nombreuses villes européennes : Berlin (ABOAG), Vienne, Prague (Fross-Büssing), Londres
Guerre et suites
- Pendant la Seconde Guerre mondiale, Büssing-NAG produit des camions et blindés pour la Wehrmacht (8x8, demi-chenillés). De 1944 à mars 1945, l'entreprise utilise plus de 800 déportés d'un Kommando extérieur du camp de Neuengamme, avec une mortalité très élevée — un mémorial a été inauguré à Brunswick en 1997
- Déclin et rachat par MAN
- 1950 : renommée Büssing Nutzkraftwagen GmbH. À partir de 1961, les pertes s'accumulent en raison d'un retard technologique et de problèmes de fiabilité (moteur horizontal sous cabine du Commodore 16-210)
- 1969 : accords de coopération avec MAN, puis rachat complet par MAN en 1971, qui apporte notamment l'usine de Salzgitter. MAN conserve le lion de Brunswick dans son identité et poursuit la production « MAN-Büssing » jusqu'au milieu des années 1980
BYD
Histoire de BYD 🚗🔋
Les débuts (1995)
BYD (« Build Your Dreams ») est fondée en 1995 à Shenzhen par Wang Chuanfu, un chimiste formé à la métallurgie, avec son cousin Lu Xiangyang. À l'origine, l'entreprise n'a rien à voir avec l'automobile : elle fabrique des batteries rechargeables et devient le plus grand fabricant mondial de batteries pour téléphones portables
Le tournant automobile (2003)
BYD rachète Tsinchuan Automobile, un constructeur au bord de la faillite, et entre ainsi dans l'automobile. Sa stratégie signature : une intégration verticale extrême — batteries, électronique de puissance, moteurs et véhicules conçus comme un système cohérent (
La consécration précoce (2008-2010)
- En 2008, Warren Buffett (Berkshire Hathaway) achète 225 millions d'actions BYD, propulsant Wang Chuanfu au rang d'homme le plus riche de Chine fin .
- La même année, BYD dévoile la e6, un électrique pionnier, testée dès 2010 comme taxi à Shenzhen, puis exportée vers la Colombie, le Costa Rica, les Pays-Bas, la Belgique ou le Royaume-Uni .
L'explosion mondiale (2020-2024)
- En 2022 : 1,86 million de véhicules vendus (dont 911 000 100 % électriques).
- En 2023 : 3,02 millions de véhicules électrifiés (+62 %), avec 242 766 exportations (+334 %) — BYD devient le premier vendeur mondial de véhicules électrifiés, dixième constructeur mondial, avec 25 % du marché 100 % électrique chinois. Usines en Hongrie (batteries à Fót, voitures à Szeged) pour conquérir l'Europe (Wang Chuanfu figure en 2024 dans le Time 100 des personnes les plus influentes
Le fil rouge : partir de la batterie, contrôler toute la chaîne de valeur, et électrifier la voiture comme un système complet plutôt qu'une carrosserie motorisée — c'est ce qui a fait de BYD le leader mondial des VE en moins de 30 ans.
|
2024- |





























