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Simca

France Simca
Simca

Voici les grandes étapes de l’histoire de Simca, marque emblématique de l’automobile française :

Origines et fondation
Simca (Société Industrielle de Mécanique et Carrosserie Automobile) est fondée en novembre 1934 par Fiat, sous l’impulsion d’Henri Théodore Pigozzi, un Italien installé en France. L’objectif initial était de contourner les droits de douane élevés sur les voitures importées d’Italie en produisant localement des modèles Fiat sous licence. Les premiers véhicules, comme la Simca-Fiat 6CV et 11CV, sont des versions francisées des Fiat Balilla et Ardita. Dès 1935, la production démarre dans l’usine Donnet de Nanterre, rachetée par Pigozzi.

Autonomie et succès
Dès 1938, Simca s’émancipe de Fiat et adopte son propre logo, une hirondelle, symbolisant la faible consommation de ses voitures. La Simca 5 (1936) et la Simca 8 (1937) marquent les débuts de la marque. Après la Seconde Guerre mondiale, Simca relance la production avec des modèles comme la Simca 6 et la Simca 8, puis connaît un tournant majeur en 1951 avec le lancement de l’Aronde, première voiture entièrement conçue par Simca. Ce modèle, produit à plus d’un million d’exemplaires, assoit la réputation de la marque et lui permet de s’affranchir définitivement de Fiat.

Expansion et rachats
En 1954, Simca rachète Ford France et récupère l’usine moderne de Poissy, ce qui lui permet d’élargir sa gamme avec des modèles comme la Vedette, la Versailles ou la Chambord, appréciées pour leur luxe à la française. Même le général de Gaulle en possède deux pour ses déplacements officiels. En 1958, Simca acquiert aussi la marque Talbot, alors spécialisée dans les voitures de sport et de luxe.

Ère Chrysler et déclin
Dans les années 1960, Simca passe sous le contrôle de Chrysler, qui rachète progressivement la majorité du capital. La marque continue à innover avec des modèles comme la Simca 1000 (1961), première traction avant française de grande série, ou la Simca 1100. Cependant, face à la concurrence et aux difficultés économiques, Chrysler cède Simca à PSA Peugeot Citroën en 1978. La marque Simca disparaît progressivement au profit de Talbot, puis disparaît définitivement en 1980.


En résumé : Simca a marqué l’histoire automobile française en passant d’assembleur de Fiat à constructeur indépendant, avant de devenir un acteur majeur sous l’ère Chrysler, puis de s’éteindre dans le giron de PSA.

Simca 5 5

1936-1948

Simca 88

1937-1951

Simca 9 Aronde 9 Aronde

1951-1955

Simca Aronde 1300Aronde 1300

1956-1958

Simca Aronde P60Aronde P60

1959-1963

Simca Vedette IVedette I

1954-1957

Simca Vedette II Vedette II 

1957-1961

Simca ArianeAriane

1957-1963

Simca 10001000

1961-1978

Simca 1300/15001300/1500 

1963-1966

Simca 1301/15011301/1501

1966-1976

 Simca Talbot 11001100

1967-1981

Simca 1200 S1200 S

1967-1971

Simca -Chrysler 13071307

1975-1979 

Simca -Chrysler 2 litres2 litres

1970-1980

 

VÉHICULES DE 2 litresCOMPÉTITION

Simca 15S Gordini15S Gordini

1950

 

Sous-catégories

Simca 5

La Simca 5 est une petite voiture franco-italienne conçue par les ingénieurs de Fiat à Turin et produite en France par Simca de 1936 à 1948. Elle a été présentée au public le 10 mars 1936 à Nanterre, dans la nouvelle usine Simca-Fiat, soit trois mois avant sa jumelle italienne, la Fiat 500 Topolino. La production a cependant été retardée par les grèves consécutives à la victoire du Front Populaire, et n’a vraiment démarré qu’un peu avant le Salon de Paris d’octobre 1936. La Simca 5 était presque identique à la Fiat 500 Topolino, mais elle a marqué l’histoire en France comme la première mini-voiture populaire construite en grande série, contribuant à la démocratisation de l’automobile en Europe.

Techniquement, la Simca 5 se distinguait par une consommation très faible pour l’époque (environ 3,5 litres aux 100 km), ce qui lui a valu le surnom « un appétit d’oiseau ». Elle a même remporté les cinq premières places de sa catégorie au concours d’économie du « Bidon de cinq litres » en 1936. La voiture était disponible en berline 2 places, fourgonnette et découvrable, et a été produite à 46 472 exemplaires jusqu’en 1948, avant d’être remplacée par la Simca 6, une version améliorée.

La Simca 5 a aussi joué un rôle symbolique : elle était la dernière Simca directement dérivée d’un modèle italien, avant que la marque ne prenne progressivement son indépendance sous l’impulsion d’Henri Pigozzi.

Simca 5 5

1936-1948

 

VÉHICULES DE COMPÉTITION

Simca 5 Gordini5 Gordini

1937

 

Simca 5 Gordini

Simca 8

La Simca 8 est une voiture emblématique de l’histoire automobile française, produite entre novembre 1937 et 1951. Voici les points clés de son histoire :

Origines et lancement
La Simca 8 a été présentée pour la première fois au Salon de l’auto de Paris en octobre 1937. Elle était en réalité une version rebadgée de la Fiat 508C « nuova Balilla », produite dans l’usine Simca de Nanterre. Esthétiquement et techniquement très proche de sa cousine italienne, elle s’en distinguait principalement par ses enjoliveurs de roue chromés ornés du logo Simca. Une particularité notable de la berline était ses portes à ouverture antagoniste (avant et arrière s’ouvrant en sens inverse), supprimant le pilier central et facilitant grandement l’accès à l’habitacle.

Caractéristiques et prix
En 1937, la Simca 8 berline 4 portes était proposée à 23 900 francs pour la version « Normale » et 25 900 francs pour la « Grande Luxe ». Après-guerre, la gamme s’est élargie avec des versions coupé, cabriolet et break, mais la berline restait la plus vendue, notamment grâce à son prix attractif et ses bonnes performances.

Période de guerre et reprise
La production a été fortement perturbée par la Seconde Guerre mondiale : les usines sous contrôle allemand ont vu leur production chuter, avec seulement 65 Simca 8 produites en 1945. La production a repris normalement en 1946, et la Simca 8 a connu un record de ventes en 1948, grâce à sa fiabilité, sa consommation raisonnable et son design moderne pour l’époque.

Évolution et fin de carrière
En 1948, Simca a présenté au Salon de Paris le roadster Simca 8 Sport, dessiné par les Stabilimenti Farina et produit en petite série par Facel-Métallon. Ce modèle sportif, avec un moteur poussé à 50 ch, a marqué le début d’une collaboration durable entre Simca et Facel-Métallon. La production de la Simca 8 s’est arrêtée au printemps 1951, après 15 ans de carrière, laissant place à l’Aronde.

Héritage
La Simca 8 a joué un rôle clé dans l’affirmation de l’indépendance de Simca par rapport à Fiat, marquant le début de la production de voitures 100 % Simca. Elle a aussi permis à la marque de gagner des parts de marché importantes en France.

Simca 88

1937-1951

Simca 8 Fourgonnette8 Fourgonnette

1937-1951

VÉHICULES DE COMPÉTITION

Simca-Gordini 8Gordini 8

1939

 

Simca 8 Fourgonnette

Simca-Gordini 8

Simca 15S Gordini

Simca Aronde

 

 

Simca 9 Aronde

Simca Aronde 1300

Simca Aronde P60

La Simca Aronde P60 est une voiture emblématique produite par Simca à partir de 1959. Elle représente une évolution majeure de la gamme Aronde, avec une carrosserie redessinée pour un look plus moderne et dynamique, tout en conservant la base mécanique de ses prédécesseurs. Voici quelques points clés :

  • Lancement et production : Présentée en 1958 pour l’année-modèle 1959, la P60 a été produite jusqu’en 1963. Elle a été renommée Aronde Rush à partir de 1961, avec l’arrivée du moteur « Rush » à cinq paliers, plus performant que le moteur « Flash » initial.
  • Design : La P60 se distingue par une calandre élargie, un toit redessiné et un intérieur modernisé pour l’époque. Elle a marqué les esprits par son style plus audacieux et ses nombreuses options de couleurs et de finitions.
  • Motorisations : Elle a été proposée avec plusieurs motorisations, notamment un 1.3L (1290 cm³) développant 48 ou 57 chevaux selon les versions (Élysée, Grand Large, Montlhéry, Monaco, Châtelaine, etc.). Une version d’entrée de gamme avec un moteur 1.1L (1090 cm³) de 40 chevaux a aussi existé.
  • Succès commercial : Plus de 455 000 P60 ont été vendues, contribuant à faire de Simca le deuxième constructeur automobile français à la fin des années 1950. La gamme Aronde a dépassé le million d’exemplaires produits.

La P60 a également été déclinée en versions sportives carrossées par Facel (coupé Plein-Ciel et cabriolet Océane), et en break (Ranch ou Châtelaine).

Simca Aronde P60Aronde P60

1959-1963

Simca Aronde P60 coupé Plein CielAronde P60 coupé Plein Ciel

 

Simca Aronde P60 Cabriolet OcéanneAronde P60 Cabriolet Océanne

 

 

 

Simca Aronde P60 coupé Plein Ciel

Simca Aronde P60 Cabriolet Océanne

Simca Vedette

 

 

Simca Vedette I

Simca Vedette II

Simca Ariane

Simca 1300/1500

Voici l’histoire des Simca 1300 et 1500, deux modèles emblématiques de la marque française :

Lancement et positionnement
Les Simca 1300 et 1500 ont été lancées en 1963 par Simca, sous la direction d’Henri-Théodore Pigozzi. Elles avaient pour mission de succéder aux modèles Aronde et Ariane, tout en complétant la gamme aux côtés de la Simca 1000. Ces berlines familiales ont marqué un tournant dans l’histoire de la marque, en adoptant une dénomination sobre, basée sur la cylindrée, rompant avec les noms poétiques des modèles précédents.

Caractéristiques techniques et différences

  • Simca 1300 : Équipée d’un moteur 1.3 litre (type 312 T, dérivé du célèbre moteur Rush de l’Aronde), développant 54 chevaux DIN. Elle conservait des freins à tambour à l’avant jusqu’en 1965. La version break est apparue en 1965.
  • Simca 1500 : Proposée dès 1964, elle se distinguait par un moteur 1.5 litre (1475 cm³, type 342) de 69 chevaux, puis 72 chevaux à partir de 1965 pour la version boîte automatique. Elle était dotée de freins à disque à l’avant, d’une calandre spécifique (11 barres horizontales contre 9 pour la 1300), de pare-chocs plus enveloppants et d’un intérieur mieux équipé. Une version break, très pratique pour l’époque, a également été proposée.

Évolutions et finitions
Les deux modèles étaient disponibles en plusieurs niveaux de finition (L, LS, GL, GLS). La 1500 a aussi existé en version Familial, avec des sièges enfants dans le coffre, et en version GLA avec boîte automatique, initialement réservée à une couleur métallisée brun et des moquettes rouges.

Succès commercial et fin de carrière
Les Simca 1300/1500 ont connu un grand succès, avec plus de 1,3 million d’exemplaires vendus en une décennie. En 1966, elles ont été restylées et renommées Simca 1301 et 1501. La production de la 1501 a cessé en 1972 pour éviter la concurrence avec les nouveaux modèles Simca-Chrysler (160, 180, 2 litres), tandis que la 1301 a persisté jusqu’en 1975, date à laquelle elle a été remplacée par la Simca 1307/1308/1309, bien plus moderne.

Héritage
Ces modèles ont marqué leur époque par leur robustesse, leur polyvalence (berline, break, usage familial ou professionnel) et leur style sobre mais élégant. Elles restent aujourd’hui des voitures de collection appréciées, symboles d’une époque où Simca dominait une partie du marché automobile français.

 

Simca 1300

Simca 1301/1501

Voici l’histoire des Simca 1301 et 1501, deux modèles emblématiques de la marque française :

Origines et lancement
Les Simca 1301 et 1501 ont été présentées au public en octobre 1966, succédant directement aux Simca 1300 et 1500, elles-mêmes lancées en 1963 pour remplacer l’Aronde. Ces nouveaux modèles étaient en réalité des versions restylées et allongées (de près de 20 cm) des 1300/1500, avec une ligne plus statutaire et des modifications esthétiques pour moderniser leur apparence et les distinguer de la concurrence, notamment la Peugeot 204.

Caractéristiques techniques

  • Simca 1301 : Motorisée par le 4 cylindres « Rush » de 1 290 cm³ (54 ch DIN), hérité de la 1300, elle atteignait 135 km/h.
  • Simca 1501 : Équipée du moteur Type 342 de 1 475 cm³ (69 ch DIN initialement, puis 71 ch), elle était capable de 145 km/h. Les deux modèles proposaient plusieurs niveaux de finition (L, LS, GL, GLS, Special) et des versions break, automatique ou familiale.

Évolution et contexte industriel
Dès 1970, sous l’influence de Chrysler (qui détient alors 95 % de Simca), la gamme est rationalisée pour éviter la concurrence interne avec les nouveaux modèles Chrysler Europe (comme la 160/180). La 1501 berline disparaît du catalogue français en 1972, mais continue d’être produite pour l’export sous le nom de 1501 GLE. En 1971, la calandre de la version Special est adoptée par toute la gamme, et en 1973, l’alternateur remplace la dynamo. La production s’arrête définitivement en 1975, avec l’arrivée des Simca 1307/1308/1309, après plus de 1,3 million d’exemplaires vendus.

Héritage
Ces modèles, appréciés pour leur robustesse, leur polyvalence (berline, break, versions automatiques) et leur design sobre, ont marqué l’histoire automobile française. Ils ont séduit un large public, des familles aux professionnels, et restent aujourd’hui des classiques recherchés par les collectionneurs.

Simca 1301/15011301/1501

1966-1976

Simca 1501 Heuliez Special coupéSimca 1501 Heuliez Special coupé

1968

 

Simca 1501 Heuliez Special coupé

Simca Talbot 1100

La Simca 1100 est une voiture emblématique de l’histoire automobile française, produite entre 1967 et 1985 (selon les versions). Voici les grandes lignes de son histoire :

Origines et développement

  • Le projet, appelé « Projet 928 », a été lancé en 1962 par Simca, sous l’impulsion des ingénieurs Philippe Grundeler et Charles Scales. L’objectif était de créer une voiture moderne, avec traction avant, moteur transversal et hayon arrière, inspirée par le succès de modèles comme la Mini ou la Renault 4. Le design a été validé en 1963, et le développement s’est poursuivi malgré la prise de contrôle de Simca par Chrysler en 1963.
  • La Simca 1100 a été présentée au Salon de Paris en 1967, avec une production qui a démarré en juillet de la même année à l’usine de Poissy.

Innovations et caractéristiques

  • C’était l’une des premières voitures compactes à adopter une carrosserie monocoque, une traction avant, un moteur transversal, une suspension indépendante sur les quatre roues, des freins à disque à l’avant, une direction à crémaillère et des sièges arrière rabattables pour optimiser l’espace. Ces innovations en ont fait une référence en Europe, influençant même des constructeurs comme Volkswagen.
  • La gamme s’est enrichie au fil des années : berline, break, fourgonnette, et même une version « hot hatch » (la 1100 Ti) ainsi qu’un précurseur du SUV, le Matra-Simca Rancho, lancé en 1977.

Succès commercial et fin de carrière

  • Plus de 2 millions d’exemplaires ont été vendus en 14 ans, ce qui en a fait un énorme succès commercial en France et en Europe.
  • En 1978, le rachat de Chrysler Europe par PSA a marqué un tournant : la marque Simca a été progressivement remplacée par Talbot à partir de 1979, et la production de la 1100 a continué sous ce nouveau nom jusqu’en 1985.

Héritage

  • La Simca 1100 reste dans les mémoires comme une voiture populaire, robuste et pratique, symbole d’une époque où l’automobile française se modernisait à grande vitesse

 Simca Talbot 11001100

1967-1981

Simca Talbot 1100 TI1100 TI

 

 

 

Simca Talbot 1100 Ti

Simca 1200 S

Simca -Chrysler 1307

Simca -Chrysler 2 litres

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