La Matra-Bonnet Djet V, un peu d'histoire
Les origines : René Bonnet. La Djet naît au début des années 1960 chez le constructeur Automobiles René Bonnet & Cie, fondé par René Bonnet après la dissolution de son ancienne entreprise DB (Deutsch et Bonnet), pionnière de la voiture de sport à structure tubulaire et carrosserie en plastique (fibre de verre). La Djet est présentée en 1962 et se distingue comme l'une des premières voitures de sport de série à moteur central arrière, avec une mécanique Renault
Le sauvetage par Matra. Endetté par la mévente de ses voitures, René Bonnet cède son entreprise en 1964 à son principal actionnaire, le groupe d'armement Matra, dirigé par Jean-Luc Lagardère. La production est poursuivie sous le nom Matra Sports à Romorantin. La Djet devient ainsi la première voiture de route badgée Matra
La Djet V précisément. La Matra-Bonnet Djet V (1964-1968) est la version modernisée de la René Bonnet Djet : moteur Renault 4 cylindres central arrière (la fameuse culasse hémisphérique "Ventoux" poussée à 90-110 ch selon versions), environ 715 kg, une des premières autos de série au monde à roues couvertes arrière avec moteur central. Elle donnait environ 190 km/h. Au total, la Djet fut produite à environ 198 exemplaires chez Bonnet puis 1 495 exemplaires par Matra jusqu'en 1968
L'héritage. La Djet prépare la voie aux grandes victoires de Matra au Mans (victoires 1973, 1974) et en F1, et sera remplacée par la Matra 530 en 1967-68. Elle reste aujourd'hui une pièce recherchée des collectionneurs, entretenue notamment par le Club D'Jet et l'Amicale DB en France.
Petit clin d'œil d'époque : la Djet a participé aux 24 Heures du Mans 1962 dans sa version René Bonnet, avant que Matra ne marque durablement l'histoire de l'endurance automobile.

