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Talbot

Royaume-Uni France Talbot
Talbot

Voici l’histoire riche et mouvementée de la marque automobile Talbot, une saga franco-britannique pleine de rebondissements :


Les origines (1902–1920) : Naissance franco-britannique

Talbot naît en 1902–1903 de l’association entre Adolphe Clément (industriel français, fondateur de Clément-Bayard) et Charles Chetwynd-Talbot, 20e comte de Shrewsbury (aristocrate britannique). La société Clément-Talbot est créée à Londres pour assembler et vendre des voitures françaises Clément-Bayard sous la marque Talbot. Rapidement, Talbot produit ses propres modèles en Angleterre et en France, se forgeant une réputation de constructeur de voitures de luxe et de performance.

En 1919, Clément-Talbot fusionne avec Darracq (spécialiste des voitures de luxe), puis en 1920 avec Sunbeam, formant le groupe Sunbeam-Talbot-Darracq (STD), présent en France et en Angleterre. Les voitures produites à Suresnes (France) portent alors le nom Talbot-Darracq, puis simplement Talbot à partir de 1922.


L’âge d’or (1920–1934) : Sport et prestige

Talbot s’illustre en compétition, remportant des victoires prestigieuses comme la Coupe Internationale des Voiturettes du Mans (1921–1923) et dominera à Brooklands. En 1934, Antonio Lago reprend la branche française en difficulté et fonde Talbot-Lago, produisant des voitures sportives alliant élégance britannique et innovation française. La marque brille en Grand Prix, avec une victoire au Grand Prix de France en 1937 et aux 24 Heures du Mans en 1950 avec la T26 GS.


Le déclin et les rachats (1935–1978)

  • 1935–1958 : Talbot-Lago produit des modèles haut de gamme (comme la T150C SS ou l’América), mais les ventes restent confidentielles en raison de prix élevés. En 1958, Simca rachète Talbot, puis met la marque en sommeil en 1960.
  • 1978 : PSA (Peugeot-Citroën) hérite de la marque Talbot après le rachat des activités européennes de Chrysler (qui avait lui-même absorbé Simca). PSA décide de relancer Talbot pour unifier les modèles ex-Chrysler Europe (comme la Talbot Horizon ou la Tagora) à partir de 1979.

La fin (1980–1994) : Disparition progressive

Malgré des modèles populaires comme la Samba ou la Tagora, Talbot peine à trouver son identité face à Peugeot et Citroën. Les ventes chutent, et PSA annonce la fin de la marque en 1986 (en France) et 1994 (au Royaume-Uni, avec l’utilitaire Express). Talbot devient une marque dormante, aujourd’hui propriété de Stellantis (issu de la fusion PSA-Fiat Chrysler).


Héritage

Talbot reste un symbole de l’industrie automobile européenne, connu pour ses modèles de luxe d’avant-guerre, ses succès en compétition, et son identité franco-britannique unique. Aujourd’hui, la marque suscite un regain d’intérêt parmi les collectionneurs et les passionnés d’histoire automobile

 

Talbot London 75-90London 75-90

1916-1938

Talbot London 90 London 90

1930-1937

Talbot London 105London 105

1931-1937

 Talbot T23T23

1936-1939

Talbot Simca HorizonHorizon

1977-1987

 Talbot Simca 15101510

1979-1982

Talbot-Matra MurenaMurena

1980-1983

 Talbot TagoraTagora

1980-1983

Talbot Simca SolaraSolara

1980-1986

 Talbot SambaSamba

1981-1986

VÉHICULES DE COMPÉTITION

Talbot 26C26C

1948-1950

 

Sous-catégories

Talbot London

Talbot London 75-90

Talbot London 90

Talbot London 105

Talbot 26C

Talbot T23

Talbot Simca Horizon

Talbot Simca 1510

Talbot-Matra Murena

La Talbot-Matra Murena est un coupé sportif trois places avant à moteur central transversal, fruit de la dernière collaboration entre Matra Automobile et Talbot (ex-Simca), intégré au groupe PSA. Produite entre 1980 et 1983, elle succède à la célèbre Bagheera et se distingue par son design avant-gardiste, son châssis galvanisé à chaud et son architecture originale, avec trois places de front et un moteur central.

Caractéristiques techniques marquantes :

  • Moteurs : Initialement équipée du vieux moteur Chrysler 1.6 (92 ch) ou 2.2 (118 ch), la Murena a bénéficié d’une version « Préparation 142 » à partir de 1982, poussant le 2.2 l à 142 ch grâce à un kit (arbre à cames, carburateurs, allumage). Une version encore plus puissante, la 4S (175 ch, 230 km/h), avait été envisagée, mais abandonnée pour des raisons de coût et de refus de PSA.
  • Performances : Selon les versions, la vitesse maximale variait entre 182 km/h (1.6) et 200 km/h (2.2), avec des accélérations honorables pour l’époque.
  • Production : Environ 10 000 exemplaires produits, bien moins que la Bagheera (50 000), en raison d’un manque d’intérêt de PSA et d’un réseau de distribution peu impliqué.

Héritage : Malgré un succès commercial limité, la Murena est aujourd’hui une icône pour les passionnés, appréciée pour ses qualités dynamiques, son originalité et son avant-gardisme. Elle a aussi marqué l’histoire par son rôle dans l’évolution de Matra vers des projets révolutionnaires, comme l’Espace avec Renault.

 

Talbot-Matra MurenaMurena

1980-1983

Talbot-Matra Murena S Murena S 

1980-1983

 

Talbot-Matra Murena S

Talbot Tagora

Talbot Simca Solara

Talbot Samba

La Talbot Samba est une citadine emblématique des années 1980, produite par le groupe PSA sous la marque Talbot entre 1981 et 1986. Voici les grandes lignes de son histoire :

Origines et développement

  • Le projet remonte à 1975, sous l’impulsion de Chrysler Europe, avec l’idée de créer une entrée de gamme compacte. Après le rachat de Chrysler Europe par PSA en 1978, le projet est repris et rebaptisé Talbot Samba. La voiture s’appuie sur la plateforme de la Peugeot 104, déjà utilisée pour les modèles 104, LN/LNA et Visa, mais avec un châssis rallongé pour offrir plus d’espace et un style plus moderne, inspiré de l’Horizon.

Lancement et caractéristiques

  • La Samba est officiellement présentée au Salon de l’automobile de Paris en novembre 1981 et commercialisée à partir de décembre 1981. Elle est produite uniquement à l’usine de Poissy, en France. La gamme initialise avec des motorisations essence 1.0 L (45 ch) et 1.1 L (50 ch), puis évolue avec des versions plus puissantes, dont une 1.4 L (80 ch) en 1984.
  • En 1982, Talbot lance la version cabriolet, conçue et industrialisée par le carrossier italien Pininfarina. C’est une première pour une citadine française, et elle rencontre un succès relatif avec 13 062 exemplaires produits.

Succès et déclin

  • Malgré un budget marketing très limité et une gamme vieillissante, la Samba se distingue par son design so 80’s et son cabriolet, qui reste une rareté pour l’époque. Cependant, la marque Talbot, en difficulté, ne parvient pas à s’imposer face à la concurrence interne (Peugeot, Citroën) et externe. La production de la Samba s’arrête en 1986, en même temps que la disparition de la marque Talbot.

Versions marquantes

  • La Samba Rallye, lancée en 1983, est une version sportive qui a connu des succès en rallye et en côte, avec des motorisations poussées jusqu’à 130 ch pour la version Groupe B, précurseur de la Peugeot 205 T16.

Aujourd’hui, la Talbot Samba, et surtout sa version cabriolet, est devenue une voiture de collection prisée pour son design et son histoire mouvementée.

Talbot SambaSamba

1981-1986

Talbot Samba CabrioletSamba Cabriolet

1981-1986

Talbot Samba Cabriolet

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