Nash Motors était un constructeur automobile américain fondé en 1916 par Charles W. Nash, ancien président de General Motors, après le rachat de la Thomas B. Jeffery Company, connue pour ses voitures Rambler. L’entreprise a marqué l’histoire de l’automobile par plusieurs innovations majeures :
Parmi ses modèles emblématiques, on retrouve :
Nash a aussi produit des camions 4x4 pendant la Première Guerre mondiale (Jeffery Quad) et a été un acteur important dans le segment des voitures de luxe avec des modèles comme la Nash LaFayette ou la Nash Statesman.
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1959-1961 |
Voici les grandes étapes de l’histoire de Neoplan, constructeur allemand emblématique d’autocars et de bus :
Fondation et débuts
Neoplan a été fondée en 1935 à Stuttgart par Gottlob Auwärter (1903–1993). À l’origine, l’entreprise se spécialisait dans la fabrication de carrosseries pour bus et camions. Dans les années 1950, Neoplan innove en abandonnant les structures basées sur des châssis de camion pour adopter des caisses autoportantes, avec un squelette en tubes d’acier renforcé par des panneaux latéraux soudés. C’est à cette époque que le nom « Neoplan » est officiellement adopté, et le premier car Neoplan sort des chaînes en 1953.
Innovations majeures
Évolution et rachat
Gammes emblématiques
Neoplan a produit une large gamme de véhicules : autocars de tourisme (Skyliner, Cityliner, Tourliner), bus urbains (Centroliner, Metroliner), et même des véhicules pour le transport de passagers sur les tarmacs (gamme Airliner). Aujourd’hui, la marque est synonyme d’innovation, de design distinctif et de confort élevé, avec des modèles comme le Cityliner ou le Skyliner toujours en production.
En résumé : Neoplan a marqué l’histoire du transport de passagers par son esprit pionnier, ses technologies novatrices et son engagement pour le confort et la sécurité. La marque célèbre en 2025 ses 90 ans d’existence.
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1973-2000 |
Voici les grandes étapes de l’histoire de Nissan, un constructeur japonais emblématique :
Origines et fondation
Développement et expansion
Innovations et alliances
Chiffres clés
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1978-1988 |
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1989-1993
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1994-1996 |
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1983-1989 |
1989-1999 |
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1983-1990 |
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1983-1988
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1993-1998 |
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1999-2002 |
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1986-1990 |
1990-1996 |
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1981-1985 |
1989-1993 |
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1993-1997 |
1998-2002 |
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1981-2002 |
1988-1997 |
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1997-2023 |
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1991 |
2002-2009 |
Voici l’histoire de la Nissan Vanette, un utilitaire emblématique produit par Nissan de 1978 à 2011 :
Origines et lancement
La Nissan Vanette a été introduite en octobre 1978 pour remplacer les modèles Nissan Cherry Cab/Sunny Cab C20 et Nissan Sunny Cab Van/Nissan Cherry Cab Van. Initialement, elle était commercialisée au Japon sous les noms de "Nissan Sunny Vanette" ou "Nissan Cherry Vanette", selon le réseau de distribution. Elle partageait de nombreuses caractéristiques techniques avec les générations à traction arrière des Nissan Sunny (B210 et B310), notamment les moteurs et les transmissions. À l’export, elle était souvent vendue sous le nom de Datsun C20 ou Datsun Vanette, puis simplement Nissan Vanette.
Évolutions et générations
Particularités
Fin de production
La production de la Vanette s’est arrêtée en 2011, marquant la fin d’une ère pour ce modèle qui a su s’adapter aux besoins des professionnels et des familles pendant plus de trois décennies.
La Nissan 300ZX est une voiture sportive emblématique de la gamme Z de Nissan, commercialisée entre 1983 et 2000 au Japon, et de 1984 à 1996 aux États-Unis. Elle succède à la 240Z et à la 280ZX, et se distingue par son nom qui reprend la convention numérique de la famille Z, avec l’ajout du « X » pour souligner son orientation vers le luxe et le confort, héritée de la 280ZX.
Les deux générations principales :
Points marquants :
La Nissan 300ZX Z32, lancée en 1989, marque un tournant dans l’histoire de la gamme Z de Nissan. Elle succède à la Z31 (1983-1989) et se distingue par son design futuriste, inspiré des muscle cars américaines comme les Camaro et Firebird de l’époque. En Europe, et notamment en France, seule la version 2+2 (avec deux petites places arrière) a été officiellement commercialisée, la version biplace plus courte n’étant pas proposée sur ce marché.
Points clés de son histoire et de ses caractéristiques :
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1989-1999 |
1989-1999 |
La Nissan Bluebird est un modèle emblématique de la marque, introduit pour la première fois en 1957 au Japon. À l’origine, elle était conçue comme une berline compacte, abordable et économique, répondant à la demande croissante du marché japonais de l’époque. La première génération était équipée d’un moteur de 1,0 litre et proposée en versions berline à quatre portes et break à deux portes. Son design élégant et ses performances fiables lui ont rapidement valu une grande popularité, devenant l’une des voitures les plus appréciées de Nissan.
Le nom "Bluebird" s’inspire de la pièce de théâtre pour enfants "L’Oiseau bleu" de Maurice Maeterlinck, symbolisant l’espoir, l’émotion et le bonheur pour le peuple japonais, dans un contexte de reconstruction économique après la Seconde Guerre mondiale.
Au fil des décennies, la Bluebird a connu plusieurs générations et a été exportée sous différentes appellations, notamment Datsun 1000, Datsun 1300, Datsun 510, ou encore Datsun Bluebird, avant que la marque Datsun ne soit abandonnée au profit de Nissan dans les années 1980. Elle a été produite jusqu’en 2007, avec une présence marquée en Europe, notamment au Royaume-Uni où elle fut la première voiture produite dans l’usine de Sunderland en 1986.
En Europe, la Bluebird a été remplacée par la Nissan Primera à partir de 1990, mais elle reste un symbole de durabilité et de fiabilité, appréciée des passionnés d’automobile dans le monde entier.
Le Nissan Patrol GR IV Y60 est une version emblématique de la gamme Patrol, lancée en 1988. Il marque une évolution majeure par rapport à son prédécesseur, le type 260, avec des améliorations significatives en termes de mécanique, de design et de confort. Voici les points clés de son histoire :
Lancement et positionnement : Le Y60 est présenté en 1988, avec une nouvelle déclinaison appelée GR (pour Grand Raid), destinée à rivaliser avec des modèles comme la Mercedes Classe G ou le Jeep Cherokee. Il est conçu pour allier robustesse, capacités tout-terrain et un meilleur confort, notamment grâce au remplacement des suspensions à lames par des ressorts hélicoïdaux, une première pour le Patrol.
Innovations techniques : Le Y60 est le premier Patrol à adopter une suspension à ressorts hélicoïdaux à l’avant (trois bras) et à l’arrière (cinq bras), améliorant ainsi le confort et la tenue de route, tout en conservant d’excellentes capacités de franchissement. Il propose également un blocage manuel du différentiel arrière, un atout majeur pour le tout-terrain.
Motorisations : En 1989, le Patrol GR Y60 arrive en France avec un nouveau 6 cylindres en ligne turbo diesel, se distinguant par une distribution par courroie crantée (et non plus par chaîne), ce qui marque une modernisation importante.
Évolutions : Au fil des années, le modèle connaît des mises à jour discrètes, comme une rénovation de l’intérieur en 1992 et une nouvelle calandre en 1995. Malgré quelques défauts de jeunesse (vibrations du train avant, faiblesse des charnières de porte arrière), le Patrol GR Y60 est réputé pour sa solidité et sa fiabilité.
Fin de carrière : La production du Y60 se poursuit jusqu’en 1997-1998, selon les marchés, laissant place à la génération suivante.
En résumé : Le Nissan Patrol GR IV Y60 est un 4x4 youngtimer qui a marqué la fin des années 80 et le début des années 90, alliant performance tout-terrain, confort accru et innovations mécaniques. Il reste aujourd’hui un modèle recherché par les amateurs de véhicules robustes et polyvalents.
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1988-1997 |
VÉHICULES DE COMPÉTITION
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1988-1987 |
La Nissan Skyline R30, sixième génération de la lignée Skyline, a été produite entre 1981 et 1985 (certaines sources indiquent que le break a été vendu jusqu’en février 1990). Cette génération marque une période de transition pour la Skyline, avec plusieurs particularités notables :
Design et carrosseries : La R30 était disponible en berline, liftback, coupé et break. Elle se distinguait par ses feux arrière ronds, devenus une signature de la Skyline, sauf pour le break qui avait des feux différents et ressemblait davantage à une Nissan Sunny. Il existait pas moins de 26 versions différentes de la R30, avec des motorisations variées, allant du 4 cylindres au 6 cylindres en ligne, dont le célèbre 2.8L "six" sur le GTX Hardtop (le seul coupé proposé) et la 2.8 GLX à 4 portes, équipée d’un carburateur double corps Hitachi.
Motorisations et performances : La R30 a vu l’introduction de moteurs turbo, notamment sur les versions haut de gamme comme la GT-ES Turbo. Une édition spéciale, la "Paul Newman Version", a été lancée en 1983 pour célébrer l’association entre Nissan et l’acteur Paul Newman, qui avait couru pour la marque dans les années 1970 et 1980. Cette version était en réalité une GT-ES Turbo avec des autocollants et des broderies spécifiques.
Marchés et particularités régionales : En Australie et en Nouvelle-Zélande, les R30 n’avaient pas les feux arrière "hotplate" traditionnels, mais un design plus conventionnel. En Afrique du Sud, les Skyline étaient encore vendues sous la marque Datsun avant de passer à Nissan un an après leur introduction.
Héritage sportif : La R30 a également marqué l’histoire en compétition, notamment avec la Skyline 2000RS Turbo, qui a connu des succès en course et a contribué à relancer l’intérêt pour la série GT-R, absente du catalogue depuis 10 ans. Les victoires de Masahiro Hasemi avec ce modèle ont inspiré toute une génération de passionnés et de tuners, notamment au Japon, où la R30 est devenue une icône des Kaido-racers et des Bosozoku.
Fin de la GT-R pour la R30 : Contrairement aux générations suivantes (R32, R33, R34), la R30 n’a pas eu de version GT-R officielle. La GT-R réapparaîtra avec la R32 en 1989.
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1981-1985 |
La Nissan Skyline R32, huitième génération de la lignée Skyline, marque un tournant majeur dans l’histoire automobile japonaise. Lancée en 1989, cette génération a été développée par Nissan pour offrir une sportivité accrue et se distinguer sur le marché japonais, très compétitif. Elle est la première Skyline à porter le nom GT-R depuis 1973, avec la KPGC110, et a relancé la légende du modèle grâce à ses performances exceptionnelles, notamment en compétition, où elle a dominé le championnat japonais des voitures de tourisme et remporté 29 courses consécutives entre 1990 et 1993. Surnommée « Godzilla » pour sa puissance et son efficacité sur piste, la R32 GT-R est devenue une icône mondiale, notamment grâce à son moteur RB26DETT, un 6 cylindres en ligne biturbo de 2,6 litres développant 280 chevaux (limités par un accord entre constructeurs japonais de l’époque) et un couple de 353 Nm. Elle se distinguait aussi par sa transmission intégrale ATTESA et son système de direction intégrale Super HICAS, qui lui donnaient une agilité remarquable pour l’époque.
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1989-1993 |
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La Nissan Skyline IX (R33), neuvième génération de la lignée Skyline, a été lancée en août 1993 sous la direction de l’ingénieur Kozo Watanabe. Elle succédait à la légendaire R32, surnommée « Godzilla », et a été produite jusqu’en novembre 1998. La R33 se distinguait par un châssis plus long et un peu plus lourd, mais aussi par des améliorations significatives en matière de sécurité et de confort, tout en conservant des performances sportives exceptionnelles. Elle était disponible en versions berline et coupé, et a marqué l’histoire en étant la première voiture de série à réaliser un tour du Nürburgring Nordschleife en moins de 8 minutes (7’59”88), un exploit accompli par le pilote Dirk Schoysman avant même sa commercialisation. Ce record lui a valu le surnom de « Fastest Road Car » de son époque.
La R33 GT-R, équipée du célèbre moteur RB26DETT (2,6 L biturbo) et de la transmission intégrale ATTESA E-TS, a continué à dominer en compétition, notamment en championnat japonais de voitures de tourisme. Nissan a également produit des versions spéciales comme la NISMO 400R (406 ch) et la LM (Le Mans), cette dernière célébrant l’engagement de Nissan aux 24 Heures du Mans avec une carrosserie en Champion Blue et des éléments en fibre de carbone.
Au total, 217 133 R33 ont été vendues, dont 16 422 GT-R (9 871 standard et 6 551 V-Spec). La R33 a ainsi consolidé la réputation de la Skyline comme voiture à la fois performante, innovante et accessible, tout en préparant le terrain pour la future R34.
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1993-1997 |
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La Nissan Skyline R34, 10e génération de la lignée Skyline, est lancée au Japon en mai 1999. Elle marque l’apogée de décennies d’innovation et de perfectionnement, notamment avec sa version GT-R (BNR34), un coupé 2 portes sportif haut de gamme. Ce modèle est célèbre pour son moteur RB26DETT biturbo, son système de transmission intégrale ATTESA E-TS et son design emblématique, qui en ont fait une icône mondiale du mouvement JDM (Japanese Domestic Market) et une référence technologique dans le monde des voitures sportives.
La R34 a également marqué l’histoire en compétition, notamment en battant le record du tour sur le Nürburgring Nordschleife, précédemment détenu par sa devancière, la R33. Elle est aussi devenue une star du cinéma, notamment grâce à la franchise "Fast and Furious", ce qui a renforcé son statut de légende et son attractivité auprès des collectionneurs.
Nismo, la division performance de Nissan, a même préparé entre 2003 et 2007 dix-neuf modèles GT-R (BNR34) pour en faire des GT-R Z-Tune, des versions encore plus performantes et exclusives.
Aujourd’hui, la R34 est un objet de collection très convoité, avec des prix qui grimpent, surtout pour les versions spéciales comme la V-Spec II Nür. Son héritage perdure, influençant toujours les passionnés d’automobile et la culture pop
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1998-2002 |
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La Nissan Silvia S15, dernière génération de la lignée Silvia, est un modèle emblématique lancé en 1999 et produit jusqu’en 2002. Elle marque l’aboutissement de plus de 35 ans d’évolution pour ce coupé sportif japonais, débutée dans les années 1960. La S15 se distingue par son design agressif et ses performances, notamment grâce à ses deux motorisations phares : le SR20DE (atmosphérique, 165 à 200 chevaux) et le SR20DET (turbo, 250 chevaux), ce dernier ayant forgé sa réputation dans l’univers du drift et du tuning. Elle a été commercialisée principalement au Japon et en Australie, ce qui en fait une rareté en Europe, où elle est importée via le marché gris.
La S15 est déclinée en plusieurs versions, dont les plus connues sont la Spec-R (turbo, boîte manuelle 6 vitesses, 250 chevaux) et la Spec-S (atmosphérique, 165 chevaux). Elle a également marqué la culture automobile mondiale, notamment grâce à son rôle dans des œuvres comme Initial D, Fast & Furious, ou encore les jeux vidéo Gran Turismo et Need for Speed. Sa production a cessé en 2002 en raison du durcissement des normes d’émissions et des coûts de développement, mais elle reste une icône pour les passionnés de sport automobile et de tuning.
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1999-2002 |
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Voici les grandes étapes de l’histoire de NSU, marque allemande emblématique :
Origines et diversification
NSU (Neckarsulmer Strickmaschinen Union) est fondée en 1873 par Christian Schmidt, initialement spécialisée dans les machines à tricoter. En 1880, l’entreprise s’installe à Neckarsulm, d’où elle tire son nom. Dès 1886, NSU se lance dans la production de bicyclettes, puis de motos à partir de 1901, et enfin d’automobiles en 1905. Dans les années 1920, NSU devient un acteur majeur des deux-roues, tout en produisant des voitures sous licence Fiat après une fusion avec le carrossier Schebera. Cependant, face à des difficultés financières, NSU vend sa division automobile à Fiat en 1929 et se recentre sur les motos et vélos.
L’âge d’or des motos et le retour à l’automobile
Après la Seconde Guerre mondiale, NSU relance sa production de motos avec des modèles comme la Quick, l’OSL, le Fox (1949) et le Max (1953), qui font de la marque le premier fabricant mondial de motos en 1955. NSU se distingue aussi par des records de vitesse, dépassant les 320 km/h en 1956. En 1957, NSU revient à l’automobile avec la Prinz, une petite voiture économique, suivie par la Prinz 4, la 1000 TT et la TTS, des modèles sportifs et familiaux à la fois.
L’innovation radicale : le moteur Wankel
Dans les années 1950, NSU collabore avec l’ingénieur Félix Wankel pour développer le moteur rotatif. En 1963, la NSU Wankel Spider devient la première voiture de série équipée de ce moteur révolutionnaire. En 1967, la Ro 80, avec son moteur Wankel bicorps, est élue voiture de l’année, mais des problèmes de fiabilité et des coûts élevés de développement fragilisent la marque.
Fin de l’aventure et héritage
En 1969, NSU est rachetée par Volkswagen et fusionne avec Audi, formant Audi NSU Auto Union AG. La production des voitures NSU cesse progressivement dans les années 1970, mais son héritage technologique et son esprit innovant perdurent, notamment à travers le site de Neckarsulm, aujourd’hui intégré à Audi.
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1963-1973 |
1963-1972 |
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1967-1977 |
1969-1974 |
VÉHICULES MILITAIRES
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1940-1949 |
Le NSU Sd.Kfz. 2, plus connu sous le nom de Kettenkrad (ou Kleines Kettenkraftrad HK 101), est un véhicule semi-chenillé léger conçu et fabriqué par NSU Werke AG à Neckarsulm, en Allemagne. Voici les points clés de son histoire :
Origine et conception : Le projet a été lancé en 1938, avec un brevet déposé le 29 juin 1939 par l’ingénieur Heinrich Ernst Kniepkamp. Le véhicule était destiné à répondre à un besoin militaire : servir de tracteur aéroporté pour les parachutistes et l’infanterie transportée par planeurs, capable de tenir dans la soute d’un Junkers Ju 52. Il devait être maniable, tout-terrain, et pouvoir transporter deux soldats ainsi que jusqu’à 500 kg de munitions ou remorquer de petits équipements comme des mortiers ou des mitrailleuses.
Premières utilisations : Le Kettenkrad a été utilisé pour la première fois lors de l’invasion de la Crète en 1941. Sa production en série a débuté en 1941 et s’est poursuivie jusqu’en 1944, avec environ 8 400 exemplaires fabriqués pour l’armée allemande.
Caractéristiques techniques : Il combinait des éléments de moto (fourche avant, roue avant, guidon, siège) avec un train chenillé à l’arrière, ce qui lui conférait une grande mobilité en tout-terrain. Le blocage d’une chenille permettait de tourner sur place, une caractéristique très appréciée pour un véhicule de cette taille.
Moteur : Initialement équipé d’un moteur de moto de 600 cm³, il a ensuite été adapté avec un moteur de voiture Opel Olympia pour plus de puissance.
Rôle militaire : Il a servi comme tracteur d’artillerie, transporteur de troupes, remorqueur d’avions, et même comme véhicule porteur de charges explosives (version radio-commandée Springer, dont seulement 50 exemplaires ont été construits, avec très peu d’utilisation au combat).
Fin de production : La production s’est arrêtée en 1944, mais certains exemplaires ont continué à être assemblés jusqu’en 1948, notamment pour des besoins civils ou de reconstruction.
En résumé : Le NSU Sd.Kfz. 2 Kettenkrad est un exemple unique de véhicule hybride, mi-moto mi-chenillé, conçu pour des missions militaires spécifiques pendant la Seconde Guerre mondiale.
Voici l’histoire de la NSU Prinz 1000, un modèle emblématique du constructeur allemand NSU :
Origines et lancement
La NSU Prinz 1000 a été présentée au salon automobile de Francfort en 1963, marquant une évolution majeure par rapport à la Prinz 4. Elle était plus grande, plus spacieuse, et équipée d’un moteur quatre cylindres en ligne refroidi par air, d’une cylindrée de 996 cm³, développant 40 ou 43 chevaux selon les versions. Ce moteur, avec son arbre à cames en tête, était particulièrement avancé pour l’époque, offrant une excellente maniabilité et un rapport poids/puissance remarquable. Les premiers modèles sont sortis des chaînes de montage début avril 1964, et la demande a rapidement explosé, avec plus de 1 150 commandes passées par les concessionnaires allemands en un mois.
Design et innovations
La Prinz 1000 se distinguait par son design épuré, inspiré par l’esthétique américaine sans excès, avec des lignes douces et compactes. Le moteur arrière lui conférait une motricité remarquable, surtout appréciée sur routes sinueuses ou en rallye. En 1965, NSU a lancé la version sportive Prinz 1000 TT, équipée d’un moteur de 1 085 cm³ développant 55 chevaux, lui permettant d’atteindre 150 km/h. Cette version se reconnaissait à ses deux phares avant ronds et sa bande noire entre les optiques.
Succès en compétition
La Prinz 1000, et surtout ses versions TT et TTS, se sont illustrées en compétition, remportant de nombreuses victoires en rallye et en course de côte. Des pilotes comme Siegfried Spiess, Günther Irmscher ou Wilhelm « Willi » Bergmeister ont contribué à la légende de NSU dans les années 1960 et 1970. La TTS, lancée en 1967, était spécialement conçue pour la compétition, avec un moteur de 996 cm³ optimisé pour la classe 1000 cm³.
Évolution et fin de production
En 1967, la mention « Prinz » a disparu, le modèle devenant simplement NSU 1000 ou 1000 C. La production de la Typ 67a (NSU 1000) s’est arrêtée en décembre 1972, après environ 195 000 unités produites (toutes versions confondues). NSU a été rachetée par Volkswagen en 1969, et la marque a progressivement disparu au profit d’Audi, qui a réutilisé une partie de son héritage technique.
En résumé : La NSU Prinz 1000 a marqué l’histoire automobile par son innovation technique, son succès en compétition et son design avant-gardiste pour l’époque. Elle reste un symbole de l’ingéniosité de NSU avant son intégration dans le groupe Audi.
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1963-1972 |
1963-1972 |
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1963-1972 |