Rêves d"automobiles
  1. Les marques

A

ABB - ABT - AC - ACOMA - ADLER - AEC - AERO - ALUMINIUM FRANCAIS GREGOIRE - AIRSTREAM

ABB

ABB Gen 2 Evo Formule EGen 2 Evo Formule E

 

 

ABB Gen 2 Evo Formule E

Voici l’histoire de la Gen2 Evo en Formule E, dans le contexte du championnat ABB FIA Formula E :


Origine et développement de la Gen2 Evo

  • La Gen2 a été dévoilée le 6 mars 2018 lors du Salon de l’auto de Genève, marquant le début d’une nouvelle ère pour la Formule E. Elle était conçue pour éliminer les changements de voiture en course, grâce à une batterie plus performante développée par McLaren Applied Technologies, permettant de couvrir toute la distance d’une course sans recharge.
  • La Gen2 Evo était prévue comme une évolution esthétique et technique de la Gen2, avec une carrosserie reprofilée pour un look plus élancé et agile. Elle devait être introduite pour la saison 7 (2020-2021), mais son lancement a été retardé en raison de la pandémie de COVID-19, puis finalement annulé pour se concentrer sur le développement de la Gen3.

Caractéristiques clés de la Gen2 Evo

  • Design : La Gen2 Evo devait recevoir des modifications de carrosserie pour améliorer l’aérodynamisme et l’esthétique, tout en conservant le châssis et la batterie de la Gen2.
  • Performances : La Gen2 (et sa version Evo) offrait une puissance de 200 kW en course, avec un mode ATTACK MODE portant la puissance à 250 kW en qualification. La Gen2 Evo aurait dû apporter des améliorations mineures, mais son développement a été abandonné au profit de la Gen3.

Contexte ABB en Formule E

  • ABB est devenu le partenaire titre et fournisseur officiel des solutions de recharge du championnat à partir de la saison 4 (2017-2018), accompagnant l’introduction de la Gen2. ABB a joué un rôle clé dans l’électrification et la durabilité de la série, en fournissant des technologies de recharge rapides et innovantes.

Transition vers la Gen3

  • La Gen2 Evo n’a finalement jamais couru, car la Formule E a accéléré le développement de la Gen3, introduite en saison 9 (2022-2023), avec des avancées majeures en termes de puissance, d’efficacité énergétique et de durabilité.

Héritage

  • La Gen2 (et son évolution avortée, la Gen2 Evo) reste dans l’histoire comme la première voiture de Formule E capable de terminer une course sans changement de voiture, et comme un symbole de la transition vers des technologies plus matures et performantes.

ABT

ABT RS3 8V Sportback

ABT RS3 8V SportbackRS3 8V Sportback

 

 

AC

Voici l’histoire d’AC Cars, l’un des constructeurs automobiles britanniques les plus emblématiques, surtout connu pour la légendaire AC Cobra :


Les débuts (1901–1922)

  • Fondation : AC Cars est fondée en 1901 à West Norwood (Londres) par les frères Weller, avec le soutien financier de John Portwine. À l’origine, l’entreprise s’appelle Autocars and Accessories et se spécialise dans la production de tricars (véhicules à trois roues) de livraison, comme l’Auto-Carrier (1904), équipé d’un moteur monocylindre. Ces véhicules, avec deux roues à l’avant et le conducteur à l’arrière, rencontrent un succès commercial.
  • En 1907, une version « passager » à deux places, la A.C. Sociable, est lancée.
  • En 1911, l’entreprise prend le nom d’Auto Carriers Ltd et adopte le logo rond « AC ».
  • En 1922, elle devient officiellement AC Cars Ltd.

L’ère des voitures de sport (années 1920–1960)

  • Dans les années 1920–1930, AC Cars se tourne vers les voitures de sport et participe à des courses, comme les 24 Heures du Mans (avec des résultats notables dans les années 1950–1960).
  • En 1953, AC lance l’AC Ace, un roadster élégant à châssis tubulaire et carrosserie en aluminium, qui devient une référence en matière de sportivité et de design.
  • 1961–1962 : Le pilote américain Carroll Shelby a l’idée de greffer un V8 Ford sur le châssis léger de l’AC Ace. Naît ainsi la Shelby Cobra (ou AC Cobra), l’une des voitures les plus puissantes et mythiques de l’histoire, avec des versions comme la 289 (1962) et la 427 (1965). Ces modèles dominent les circuits et deviennent des icônes de l’automobile.

Évolution et relances (années 1970–2020)

  • Après des difficultés financières, AC Cars change plusieurs fois de propriétaire et de site de production. Dans les années 1970–1980, la marque produit des modèles comme l’AC 3000ME et l’AC 428.
  • En 2022, AC Cars relance la production de la Cobra en version modernisée, adaptée aux normes européennes, avec des motorisations thermiques ou électriques. La marque célèbre aussi son héritage en participant à des événements comme les 24 Heures du Mans Classic.

Modèles emblématiques

  • Auto-Carrier (1904) : Tricar utilitaire.
  • AC Ace (1953) : Roadster élégant, base de la Cobra.
  • AC Cobra (1962–1965) : Voiture de légende, symbole de puissance et de performance.
  • AC 3000ME (1979) : Sportive à moteur V8.
  • AC Cobra GT Roadster (2023) : Réinterprétation moderne de la Cobra, avec un V8 compressé de 580 chevaux.

Héritage

AC Cars reste l’un des plus anciens constructeurs automobiles indépendants britanniques. Malgré des périodes difficiles, la marque a su préserver son identité et continue de produire des voitures de sport artisanales, fidèles à l’esprit des modèles historiques.

AC CobraCobra

 

 

Acoma

ACOMA (Ateliers de Construction de Matériaux) était un constructeur français de microvoitures qui a opéré entre 1972 et 1984. L’entreprise a été fondée après qu’Émile Boussereau, mécanicien local à Villeneuve-la-Comtesse, ait conçu en 1970 un véhicule appelé la "Comtesse" à la demande d’un jeune handicapé souhaitant se déplacer en ville. ACOMA a ensuite repris la production de ce véhicule sous le nom de "Mini-Comtesse" à partir de 1972, jusqu’en 1979. Les microvoitures ACOMA étaient classées dans la catégorie "L" en France, ce qui permettait de les conduire sans permis de conduire. ACOMA était d’ailleurs le plus grand constructeur de cette catégorie, avec environ 30 % de parts de marché.

Acoma Super ComtesseSuper Comtesse

1972-1984

 

 

Acoma Super Comtesse

La Super Comtesse est un modèle emblématique de la marque française ACOMA (Ateliers de Construction de Matériaux), spécialisée dans la fabrication de microvoitures entre 1972 et 1984.

Origine et contexte :
La Super Comtesse a été lancée en 1978, succédant à la Mini-Comtesse, un modèle à trois roues réputé pour son instabilité. Contrairement à sa prédécesseure, la Super Comtesse adoptait une configuration à quatre roues, offrant ainsi une meilleure stabilité. Elle était équipée de freins hydrauliques et d’un moteur Motobécane, et son design original, souvent comparé à un "pot de Kremly renversé", en a fait un véhicule très reconnaissable.

Caractéristiques techniques :

  • Moteur : Motobécane 49 cm³ (2 temps, 1 cylindre, refroidi par air).
  • Transmission : Embrayage centrifuge, boîte 2 vitesses avec marche arrière.
  • Vitesse maximale : Environ 40 km/h (25 mph).
  • Configuration : Moteur et transmission à l’arrière pour une meilleure maniabilité.
  • Production : De 1978 à 1981, avec environ 18 000 exemplaires fabriqués (tous modèles confondus).

Évolution :
La Super Comtesse a été remplacée en 1980 par la Comtesse Berline, puis par d’autres modèles comme la Starlette et la Star, mais la marque ACOMA a cessé son activité en 1984, notamment en raison de la concurrence accrue et de difficultés financières.

 

 

Adler

Voici l’histoire d’Adler, une marque allemande emblématique à la fois dans l’automobile et la moto, résumée pour toi :


Les origines et la diversification

  • 1880 : Fondation à Francfort par Heinrich Kleyer, d’abord spécialisée dans les bicyclettes. L’entreprise adopte rapidement le pneumatique en Allemagne (1886) et se diversifie vers les tricycles, puis les voiturettes motorisées (moteurs De Dion-Bouton) et les machines à écrire.
  • 1895 : Transformation en société par actions sous le nom Adlerwerke vorm. H. Kleyer AG, avec l’aigle comme emblème.
  • 1902 : Début de la production de motocyclettes, avec un premier modèle équipé d’un moteur monocylindre De Dion-Bouton de 1,75 cheval. La production de motos s’interrompt en 1907 pour se concentrer sur l’automobile, avant de reprendre plus tard.

L’âge d’or automobile (années 1920-1940)

  • Années 1920 : Adler devient un acteur majeur en Allemagne, produisant jusqu’à 20 % des voitures neuves vendues dans le pays en 1914. La marque innove avec des modèles comme la Standard 6 (moteur 6 cylindres, freins hydrauliques, carrosserie tout acier dès 1927), qui permet à Clärenore Stinnes d’accomplir le premier tour du monde en automobile (1927-1929).
  • 1932 : Lancement de la Trumpf, une voiture à traction avant conçue par Hans Gustav Röhr, puis de la Trumpf Junior (1934), plus compacte et abordable, avec des carrosseries en bois recouvert de cuir synthétique, puis en acier.
  • 1937 : Sortie de l’Adler 2.5 litres Typ 10, surnommée « Autobahn », une voiture profilée pour les nouveaux axes rapides allemands, avec un moteur avant refroidi par eau.

Motos : innovation et compétition

  • 1902-1907 : Première période de production de motos, avec des modèles monocylindres et bicylindres.
  • 1949-1957 : Relance de la production moto après-guerre, avec des modèles comme la M250 Sport bicylindre (160 km/h), puis le scooter Adler Junior (100 cm³). Adler se distingue aussi en compétition, notamment avec la RS250, mais la concurrence et le déclin des ventes mènent à l’arrêt définitif de la production moto en 1957.

Le déclin et la fin de l’aventure automobile et moto

  • Seconde Guerre mondiale : Les usines sont bombardées, la production est tournée vers l’effort de guerre (véhicules militaires, blindés). Après 1945, les Alliés interdisent la production automobile et confisquent les outils. Adler tente de relancer la production moto et vélo, mais sans succès durable.
  • 1957 : Rachat par Grundig, fusion avec Triumph pour former Triumph-Adler, spécialisée dans le matériel bureautique. La production de véhicules cesse définitivement.

Héritage

  • Adler reste dans les mémoires pour son esprit d’innovation, ses voitures techniques (traction avant, carrosseries acier) et ses motos performantes. Aujourd’hui, la marque subsiste sous le nom TA Triumph-Adler GmbH, active dans la gestion de documents.

Adler Trumpf JuniorTrumpf Junior

1934-

 

 

Adler Trumpf Junior

L’Adler Trumpf Junior est une petite voiture familiale produite par le constructeur allemand Adler à partir de 1934. Conçue comme une version plus compacte de l’Adler Trumpf, elle visait à élargir la gamme du constructeur et à concurrencer les modèles à traction avant bon marché, comme ceux de DKW. Son développement a été mené par Hans Gustav Röhr et l’ingénieur en chef Josef Dauben.

Caractéristiques techniques et innovations :

  • Moteur 4 cylindres de 995 cm³, développant 25 chevaux, permettant une vitesse maximale de 90 km/h.
  • Transmission par traction avant, une innovation pour l’époque, offrant un habitacle plus spacieux et une hauteur de caisse réduite.
  • Plusieurs versions de carrosserie : limousine, cabriolet, roadster, etc.
  • Production en deux séries principales : la 1G (1934–1935, 24 013 exemplaires) et la 1E (1936–1941, 78 827 exemplaires), cette dernière avec des carrosseries plus longues et modernisées.

Contexte historique :

  • L’Adler Trumpf Junior a connu un succès commercial, devenant la voiture la plus vendue d’Adler avant la Seconde Guerre mondiale.
  • Après la guerre, Adler a tenté de relancer la production avec deux prototypes exposés en 1948, mais a finalement abandonné le projet pour se concentrer sur les motos et les machines à écrire, en raison des difficultés économiques et industrielles de l’Allemagne d’après-guerre.

Anecdote :
Une décapotable Trumpf Junior rouge apparaît dans le film soviétique L’Enlèvement à la caucasienne (1967).

AEC

Voici l’histoire de l’Associated Equipment Company (AEC) :

Origines et fondation

  • L’histoire remonte à 1855 avec la création de la London General Omnibus Company (LGOC), qui fusionnait et régulait les services d’omnibus tirés par des chevaux à Londres.
  • En 1909, la LGOC commence à produire ses propres omnibuses à moteur dans ses ateliers de Blackhorse Lane, Walthamstow, Londres.
  • En 1912, après le rachat de la LGOC par le groupe Underground (qui possédait déjà le métro de Londres et des tramways), une entité distincte est créée pour la fabrication des bus : l’Associated Equipment Company (AEC). C’est sous ce nom qu’elle deviendra célèbre, bien qu’elle ait rarement utilisé son nom complet, préférant les marques AEC et ACLO.

Développement et innovation

  • AEC a produit son premier véhicule commercial (un camion) basé sur le châssis du bus X-type.
  • Pendant la Première Guerre mondiale, AEC devient le principal fabricant britannique de camions militaires, notamment avec le modèle Y-type, produit à plus de 10 000 exemplaires. L’entreprise adopte des chaînes de montage inspirées des méthodes américaines, ce qui lui permet de répondre à la demande croissante de l’armée.
  • Dans les années 1920-1930, AEC se distingue par ses innovations : introduction de moteurs diesel dans les années 1930, collaboration avec English Electric pour la production de trolleybus, et développement de modèles emblématiques comme les camions « M » (Majestic, Mammoth, Mercury) et les bus « R » (Regent, Regal, Renown).

Évolution et fusion

  • En 1948, AEC devient une société holding sous le nom d’Associated Commercial Vehicles (ACV), après avoir racheté Crossley Motors et Maudslay Motor Company. En 1949, ACV prend le contrôle de Park Royal Vehicles et de sa filiale Charles H. Roe, puis de Thornycroft en 1961.
  • En 1962, ACV est rachetée par Leyland Motors, marquant la fin de son indépendance.

Fin de l’histoire

  • AEC a continué à produire des bus, autocars et camions jusqu’en 1979, date à laquelle la marque disparaît définitivement, absorbée par Leyland Motors.
AEC RoutemasterRoutemaster  

 

AEC Routemaster

L’AEC Routemaster est un bus à impériale emblématique de Londres, conçu par London Transport et construit par l’Associated Equipment Company (AEC) et Park Royal Vehicles. Voici les grandes étapes de son histoire :

Origines et développement

  • Le développement du Routemaster a débuté en 1947, dirigé par une équipe menée par A.A.M. Durrant et Colin Curtis, avec un design stylisé par Douglas Scott. L’objectif était de créer un véhicule léger, économique en carburant, facile à conduire et à entretenir, en utilisant des techniques issues de l’industrie aéronautique de la Seconde Guerre mondiale, comme l’utilisation d’aluminium pour la carrosserie.
  • Le premier prototype a été achevé en septembre 1954, et la production en série a commencé en 1958, se terminant en 1968.

Caractéristiques et innovations

  • Le Routemaster était un bus à moteur avant, avec une plateforme arrière ouverte, permettant aux passagers de monter et descendre rapidement, aidés par un receveur. Il était conçu pour remplacer les trolleybus et les anciens bus diesel de Londres.
  • Il utilisait des suspensions indépendantes à l’avant, une direction assistée, une boîte de vitesses automatique et des freins hydrauliques, ce qui le rendait plus maniable que ses prédécesseurs.

Service et héritage

  • Introduit en service régulier à Londres en 1956, le Routemaster est resté en service continu jusqu’en 2005, et il circule encore aujourd’hui sur deux lignes patrimoniales dans le centre de Londres.
  • Au total, 2 876 Routemasters ont été construits, dont environ 1 000 existent encore dans le monde, souvent comme attractions touristiques ou pour des collections privées.

Le Routemaster est devenu l’un des symboles les plus reconnaissables de Londres, avec son design rouge iconique et sa plateforme arrière ouverte, qui a marqué l’histoire des transports urbains.

 

Aero

Voici l’histoire de la marque automobile tchécoslovaque Aero :


Origines et transition vers l’automobile

  • Fondation : Aero naît en 1919 à Prague, initialement comme fabricant d’avions, sous l’impulsion du Dr Vladimir Kabes. L’entreprise se spécialise d’abord dans la réparation et la fabrication de biplans, souvent inspirés de modèles allemands (Hansa-Brandenburg).
  • Diversification : En 1929, Aero se lance dans l’automobile avec la Type 10 (ou Type 500), un petit véhicule ressemblant à un quadricycle, marqué par une carrosserie originale et un moteur monocylindre deux temps.

Modèles emblématiques

  • Aero 30 (1934–1940) : Voiture deux places à traction avant, moteur bicylindre deux temps de 998 cm³, capable d’atteindre 105 km/h. C’est le modèle le plus produit (environ 7 780 exemplaires avant-guerre, puis 500 après-guerre).
  • Aero 50 (1936–1941) : Deuxième modèle à traction avant, avec une vitesse maximale de 125 km/h. Environ 1 200 exemplaires produits, dont une variante Dynamik (5 exemplaires).
  • Aero Minor (1946–1952) : Conçue en secret pendant l’occupation allemande par les ingénieurs de Jawa Motors, cette voiture a marqué l’histoire par ses exploits (traversée du Sahara, atteinte du cercle polaire arctique en hiver) et son succès en compétition.

Fin de l’aventure automobile

  • Nationalisation : En 1947, le régime communiste tchécoslovaque nationalise Aero, qui se recentre sur sa vocation aéronautique. La production automobile s’arrête définitivement en 1952, après la Minor.

Héritage

Aero reste surtout connu pour ses avions, mais son passage dans l’automobile a marqué l’histoire industrielle tchécoslovaque, avec des modèles innovants et audacieux pour l’époque.

Aero Minor Minor

1946-1952

 

 

Aero Minor

L’Aero Minor est une voiture tchécoslovaque produite par la marque Aero entre 1946 et 1952. Son histoire est particulièrement originale : elle a été conçue en secret par les ingénieurs de Jawa Motors pendant l’occupation allemande de la Tchécoslovaquie, sous le nom de code BWM (Böhmsiche Werk Minor). Après la guerre, le modèle a été repris et produit sous la marque Aero, avec quelques adaptations.

Caractéristiques techniques :

  • Moteur : 2 cylindres, 2 temps, 615 cm³, développant 20 chevaux (version standard).
  • Transmission : Traction avant, une rareté pour l’époque.
  • Vitesse maximale : environ 90-95 km/h.
  • Poids : 690 kg.
  • Boîte de vitesses : 3 rapports non synchronisés + overdrive.

Succès et exploits :

  • 14 178 exemplaires produits, dont la moitié exportés dans 23 pays (Pays-Bas, Belgique, France, Suède, Autriche, Suisse, etc.).
  • En 1947, le voyageur František Alexander Elstner a traversé le Sahara jusqu’au golfe de Guinée et retour au volant d’une Aero Minor.
  • En 1948, une Aero Minor a atteint le cercle polaire arctique en hiver, une première pour une voiture.
  • En 1949, une version sportive, l’Aero Minor Sport (moteur porté à 744 cm³ et 30 chevaux), a terminé 2e de sa catégorie aux 24 Heures du Mans.

Design et héritage :

  • Carrosserie spacieuse, ligne moderne et arrondie, inspirée des travaux de DKW.
  • Réputée pour sa faible consommation, sa longévité et son prix abordable.
  • Disponible en berline et break, elle a marqué la fin de la production automobile d’Aero, qui s’est recentrée sur l’aéronautique après 1952.

Aluminium Francais Gégoire

Aluminium Francais Gégoire Prototype 1941 - Cité de l'automobile, Collection Schlumpf, Mulhouse, 2020Prototype

1941

 

 

Aluminium Francais Gégoire Prototype

Airstream

Voici l’histoire emblématique de la marque Airstream, celle des caravanes en aluminium qui ont marqué l’histoire du voyage et du design américain :


Les origines (années 1920-1930)

  • Tout commence avec Wally Byam, un passionné de voyages et d’innovation. Dans les années 1920, il construit ses premiers prototypes de caravanes dans son jardin et publie en 1929 un article dans le magazine Popular Mechanics expliquant comment en fabriquer une soi-même.

  • En 1931, il fonde officiellement Airstream en Californie, avec pour objectif de créer une caravane légère, aérodynamique et confortable. Son inspiration vient notamment de l’industrie aéronautique, avec une structure en aluminium riveté et des formes arrondies pour réduire la résistance au vent.

  • En 1936, Wally Byam rencontre William Bowlus, un ingénieur aéronautique ayant travaillé sur le Spirit of St. Louis de Charles Lindbergh. Bowlus avait conçu une caravane en aluminium, la Road Chief, mais sa société fait faillite. Byam rachète une partie de l’outillage et embauche ses ouvriers, puis lance la Airstream Clipper, première caravane Airstream officielle, avec une porte latérale (au lieu de frontale) et un design révolutionnaire.


L’essor et la survie (années 1930-1940)

  • Malgré la Grande Dépression, Airstream est le seul fabricant de caravanes à survivre parmi les 400 présents en 1936, grâce à la qualité et à l’innovation de ses modèles, malgré un prix élevé (1 200 dollars de l’époque).
  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, la production s’arrête : l’aluminium est réservé à l’industrie militaire. Byam travaille alors dans une usine aéronautique, ce qui lui permet d’affiner ses idées pour les caravanes.

L’âge d’or (années 1950-1960)

  • Après la guerre, Airstream reprend sa production et ouvre une nouvelle usine à Jackson Center, Ohio en 1952. Les caravanes deviennent un symbole du rêve américain, associant liberté, aventure et design intemporel.
  • Wally Byam organise des rassemblements de propriétaires (Wally Byam Caravan Club), renforçant la communauté autour de la marque. Il décède en 1962, mais son héritage perdure.

Airstream et l’espace (années 1960-2000)

  • Dans les années 1960, la NASA utilise des caravanes Airstream modifiées (les Astrovans) pour transporter les astronautes des missions Apollo, puis ceux de la navette spatiale jusqu’aux années 2010. Ces véhicules sont toujours en service aujourd’hui pour les missions spatiales.
  • L’US Air Force utilise aussi des modèles luxueux (comme la Silver Bullet) pour le transport de hauts responsables, embarqués dans des avions cargo.

Airstream aujourd’hui

  • La marque, rachetée par Thor Industries, continue d’innover avec des modèles modernes (panneaux solaires, batteries lithium, équipements connectés), tout en conservant son design iconique en aluminium riveté.
  • En Europe, Airstream est distribué via des filiales en Allemagne et en Italie, et reste un objet culte, souvent transformé en food truck, hôtel mobile ou espace de vie design.

Pourquoi Airstream est-il si célèbre ?

  • Design intemporel : Inspiré de l’aéronautique, il n’a presque pas changé depuis les années 1930.
  • Robustesse : Structure en aluminium riveté, conçue pour durer.
  • Culture du voyage : Symbole de liberté et d’aventure, associé à l’Amérique et à l’exploration.
Airstream motorhome 345 1989 - Rétro Meus'Auto ,2023, Heudicourt, Lac de la Madine

Airstream motorhome 345 

1984-1990

 

 

Airstream motorhome 345

L’Airstream 345 est un motorhome emblématique produit par Airstream, célèbre pour son design en aluminium poli et son statut de fleuron de la marque dans les années 1980. Voici les points clés de son histoire :

Origines et production

  • Le modèle 345 a été produit entre 1984 et 1990, représentant l’apogée des motorhomes Class A d’Airstream. Il s’agissait d’une incursion ambitieuse de la marque dans le segment des véhicules auto-portés, après s’être fait un nom avec ses caravanes remorquables en aluminium.
  • Comme tous les Airstream, le 345 arbore une coque en aluminium brillant, signature de la marque, et se distingue par sa taille imposante (environ 10,5 mètres de long) et son aménagement luxueux pour l’époque.

Caractéristiques techniques

  • Il était équipé d’un moteur Chevrolet 454 (V8 7,4L), réputé pour sa robustesse et son couple élevé, même à bas régime, idéal pour les véhicules lourds comme le 345. Ce moteur est toujours produit aujourd’hui pour des applications similaires.
  • Le 345 offrait un intérieur spacieux avec deux lits, deux canapés, une cuisine complète, une salle de bain, et des espaces ouverts pour circuler, le tout conçu pour le confort sur la route.

Héritage et particularités

  • Le 345 LE (Limited Edition) est souvent cité comme une capsule temporelle des années 1980, alliant charme rétro et modernité grâce à des mises à niveau ultérieures. Certains exemplaires sont encore aujourd’hui restaurés et appréciés des collectionneurs pour leur caractère unique et leur qualité de construction.
  • Airstream a également produit des versions personnalisées, comme le célèbre Astrovan pour la NASA, mais le 345 reste un symbole de l’ère des motorhomes de luxe américains.

Anecdotes

  • Le 345 est souvent décrit comme un « appartement sur roues », avec un niveau de finition et d’équipement rare pour l’époque, ce qui en fait un modèle recherché par les amateurs de camping-car vintage.

Menu principal

  • Accueil
  • Les marques
  • Galerie
  • Évènements passés
  • Contact
  • Recherche