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Sous-catégories

Cadillac

Histoire de Cadillac 🚗

Les débuts (1902)

La Cadillac Motor Car Company est fondée en 1902 à Détroit, à partir des restes de la Henry Ford Company, après le départ de Henry Ford. Le nom rend hommage à Antoine de Lamothe-Cadillac, l'explorateur français qui fonda Détroit en 1701. L'armure du blason de la famille Laumet dit Cadillac devient l'emblème de la marque.

L'ère de la précision (1902-1909)

Sous la direction de l'ingénieur Henry Leland, Cadillac se fait connaître pour sa précision d'usinage exceptionnelle. En 1908, la marque remporte le Dewar Trophy britannique en démontrant l'interchangeabilité complète des pièces de trois voitures démontées et remélangées — une première mondiale. En 1909, General Motors rachète Cadillac, qui devient sa division de prestige.

Innovations majeures

  • 1912 : première automobile de série avec démarrage électrique (au lieu de la manivelle), grâce au Delco de Charles Kettering
  • 1915 : premier moteur V8 de production en série
  • 1927 : LaSalle, première voiture dessinée par un designer (Harley Earl), père du design automobile moderne
  • 1948 : ailerons inspirés des avions, préfiguration des fameuses fins de Cadillac des années 1950-60

L'âge d'or (1930-1960)

Cadillac incarne le rêve américain : le V16 de 1930, les carrosseries enormes des années 50, l'Eldorado, le symbole de réussite sociale. Elvis Presley, les présidents américains et les stars d'Hollywood en font une icône mondiale.

Déclin et renaissance

La crise pétrolière des années 1970 et la concurrence des berlines européennes et japonaises de luxe (Mercedes, BMW, Lexus) érodent la suprématie de Cadillac. La marque traverse des décennies difficiles, avec des modèles mal reçus (Cimarron dans les années 80).

Depuis les années 2000, GM tente une renaissance : la CTS, l'Escalade (culte du hip-hop et du tuning), et aujourd'hui l'électrification avec la gamme Lyriq et les ambitions de devenir une marque 100 % électrique.

Cadillac 61 I61 I 

1939

 
 

Calzolari

Le tracteur Calzolari — petite histoire d'un constructeur italien confidentiel

Calzolari est un très petit constructeur italien d'après-guerre, quasiment inconnu en France, spécialisé dans des tracteurs de construction artisanale pour la montagne.

  • Origine et époque : le modèle le plus emblématique, le TC15, a été présenté à la foire de Bolzano dans les années 1950. Produit en très petite série (quelques centaines d'exemplaires au plus), il est aujourd'hui très recherché par les collectionneurs, avec parfois un moteur Stihl d'origine 
  • Transformation de tracteurs Fiat : Calzolari s'est aussi fait connaître en modifiant de petits tracteurs Fiat en 4×4, comme le Fiat 251 R « Montagne » transformé par Calzolari, ou le TC 27 R4 (un Fiat transformé en 1955) 
  • Caractéristiques techniques : ces machines à 4 roues motrices et 4 roues directrices (sur les premières versions) préfigurent les tracteurs de pente spécialisés ; un passionné évoque une inspiration possible des réducteurs Latil, pionnier français du 4×4 vers 1915 . La marque figure d'ailleurs au catalogue des constructeurs italiens historiques de Trattori d'Epoca 

En résumé : Calzolari n'était pas un grand industriel mais un artisan-inventeur italien de l'après-guerre, dont les rares tracteurs 4×4 de montagne — souvent dérivés de Fiat — sont aujourd'hui des pièces de collection très prisées. Si vous voulez, je peux creuser davantage (spécifications du TC15/TC27, cotes, photos de restaurations).

Calzolari TC15TC15

1951-1953

 
 

Case

🚜 Histoire de Case et de ses tracteurs

Les débuts (1842-1869)

En 1842, Jerome Increase Case (1819-1891), fils d'agriculteurs de l'État de New York, fonde à Racine (Wisconsin) la « Racine Threshing Machine Works », une usine de batteuses, ces machines qui séparent le grain après la récolte 

L'ère de la vapeur (1869-1892)

  • 1869 : Case fabrique son premier tracteur à moteur à vapeur 
  • 1878 : introduction du premier moteur de traction à vapeur automoteur 
  • 1886 : l'entreprise « J.I. Case Threshing Machine » devient le premier producteur +/mondial de moteurs à vapeur 

Case a aussi beaucoup amélioré la sécurité des chaudières (étincelles, régulateur, bouchon fusible) Le XXe siècle

  •  machines à vapeur et de batteuses, puis figure durablement dans le top 10 mondial des tracteurs agricoles 
  • Dans les années 1950, le matériel de construction devient l'activité principale 

La naissance de Case IH (1985)

En 1985, Tenneco (maison-mère de Case) rachète la division agricole d'International Harvester (créé en 1902, célèbre pour son Farmall de 1923) et la fusionne avec Case : la marque Case IH est née, devenant le 2e fabricant mondial de matériel agricole . La marque introduit ensuite des innovations majeures : la moissonneuse Axial-Flow (battage axial révolutionnaire, présentée au SIMA en 1979), puis les tracteurs articulés Steiger et Quadtrac sur chenilles (

CNH aujourd'hui

En 1999, le groupe Fiat rachète Case IH et le fusionne avec New Holland (et Steyr) pour créer CNH Global (renommé CNH Industrial en 2013, contrôlé par la famille Agnelli via Exor)  Aujourd'hui, la plupart des tracteurs Case IH sont fabriqués à Saint-Valentin en Autriche, les plus gros modèles aux États-Unis En France, la gamme s'étend de 60 à 620 ch 

Case 19051905  

 

Case IH

🚜 Histoire de Case IH

Case IH (Case International Harvester) est un constructeur américain de matériel agricole — tracteurs, moissonneuses-batteuses et presses — aujourd'hui propriété du groupe CNH Industrial 

Les deux racines historiques

  • 1842 : Jerome Increase Case fonde la Racine Threshing Machine Works à Racine (Wisconsin), grâce à sa batteuse innovante 
  • 1847 : Cyrus McCormick fonde à Chicago la McCormick Harvesting Machine Company, future International Harvester 
  • 1902 : J.P. Morgan négocie la fusion de McCormick, Deering et trois autres marques pour créer International Harvester Company
  • 1869 : Case produit son premier tracteur à moteur à vapeur ; à la fin des années 1880, c'est le plus grand fabricant mondial de machines à vapeur 
  • 1892 : Case construit le premier tracteur diesel 1910-1915 : International Harvester présente ses premiers gros tracteurs, les Titan 
  • 1977-79 : le concept de battage rotatif Axial-Flow, protégé par brevet pendant 20 ans, révolutionne la moissonLa naissance de Case IH (1984-1986)

En difficulté économique depuis 1980, International Harvester vend sa division agricole à Tenneco, maison-mère de J.I. Case : la fusion est approuvée par le ministère de la Justice américain en 1985, donnant naissance à Case IH, alors 2ᵉ fabricant mondial de matériel agricole . IH, qui a vendu son nom, devient Navistar pour les camions En 1986, Case IH rachète Steiger (tracteurs 4 roues motrices) 

Le développement de la marque

  • 1987-88 : lancement du Magnum, premier tracteur conçu conjointement par les ingénieurs Case et IH 
  • 1989 : première série Maxxum 
  • 1995 : premier constructeur à proposer l'agriculture de précision par GPS 
  • 1996 : premier Steiger Quadtrac à chenilles 

L'ère CNH

En 1999, Fiat rachète le groupe et fusionne Case IH avec New Holland (et Steyr) pour créer CNH Global — devenu CNH Industrial en 2013, filiale d'Exor (famille Agnelli) . En 2000, CNH devient le premier constructeur mondial d'équipement agricole . Aujourd'hui, la plupart des tracteurs Case IH européens sont fabriqués à Saint-Valentin en Autriche (aux côtés des Steyr), les plus gros modèles aux États-Unis

Case IH PUMA 115PUMA 115

2009-

 

 

Caselani

Caselani Automobili — l'histoire

Caselani (Caselani Automobili) est un carrossier italien basé à Sospiro, dans la province de Crémone en Lombardie, spécialisé dans les transformations néo-rétro de véhicules utilitaires Citroën modernes 

🚤 Des origines nautiques

À l'origine, l'entreprise est une société nautique : avec sa marque Blu Nautica, elle travaille la fibre de verre pour des bateaux de luxe, comptant Riva parmi ses clients prestigieux. Sa maîtrise des matériaux composites, des moules et des prototypes l'a progressivement conduite vers l'automobile

🚐 La genèse du Type H néo-rétro

Le projet naît d'une histoire personnelle : Fabrizio Caselani, fondateur et collectionneur passionné de Citroën, voyage avec sa famille dans son Citroën HY de 1970 et rêve d'un véhicule aux normes modernes qui garderait la ligne du fourgon ancien. En 2017, pour le 70e anniversaire du Type H, il s'associe au designer David Obendorfer (ex-Riva Yacht) pour créer un kit de transformation donnant à un Citroën Jumper l'apparence du Type H, en hommage à Flaminio Bertoni — le designer de la Traction Avant, de la 2CV, de la DS et de l'Ami 6. Citroën leur accorde une licence pour produire 200 exemplaires 

🛠️ Le savoir-faire

Les panneaux en fibre de verre sont collés sur la carrosserie d'origine, seuls l'avant, la calandre et le capot sont remplacés. Tout est assemblé à la main dans les ateliers de Sospiro. Le montage (~2 mois) est effectué uniquement par Caselani, car le changement de nom de carrosserie nécessite une nouvelle carte grise : le véhicule devient officiellement un Caselani italien 

📈 Extensions de la gamme

  • 2018 : kit « HG » pour Jumpy et Spacetourer.
  • 2023 : transformation du Berlingo en 2CV Fourgonnette type AU des années 1950, conçue avec les designers de Citroën.
  • 2024 : la Citroën Ami électrique devient le « Type Ami », recouverte de panneaux inspirés du HY de 1948, avec phares ronds et « nez de cochon » ; deux prototypes flashy ont été présentés aux 24 Heures 2CV à Spa-Francorchamps 

Caselani Type HType H

2017-

 

 

Caterham

🏎️ Histoire de Caterham

Les origines : la Lotus Seven (1957)
Tout commence avec Colin Chapman, fondateur de Lotus. En 1957, il conçoit la Lotus Seven, un petit roadster deux places léger, au châssis tubulaire dérivé de la Lotus Eleven et à la carrosserie en aluminium. Sa philosophie : « Simplify, then add lightness » (« simplifie, puis allège »). Vendue en kit pour contourner la taxe britannique sur les voitures complètes, la Seven incarne le plaisir de conduite pur, sans filtre 

Le rachat par Caterham (1973)
Dans les années 1970, Chapman veut faire évoluer Lotus vers des voitures plus sophistiquées et la Formule 1 : la Seven n'a plus sa place dans la gamme. Graham Nearn, distributeur historique de la marque à Caterham, dans le Surrey, rachète alors les droits de production et de développement de la Seven, qui devient la Caterham Seven 

Développement et succès
Depuis, Caterham n'a cessé de faire évoluer la Seven — Series 3, puis versions de plus en plus radicales — tout en restant fidèle à l'esprit Chapman : poids minimal, plaisir de pilotage brut. La marque a aussi bâti sa notoriété avec ses championnats monomarque et son Caterham Academy, qui a formé plus de 1 000 pilotes (

Aujourd'hui
La gamme s'étend de la Seven 270, relativement accessible, à la 620R, ultra-rapide. En 2021, le groupe japonais VT Holdings (importateur de longue date au Japon) a racheté Caterham Cars, sécurisant l'avenir de la marque, qui développe également une version électrique de la Seven.

En résumé : Caterham, c'est la Lotus Seven qui a survécu à l'abandon par son créateur et est devenue une légende du plaisir de conduite à l'état pur depuis près de 70 ans.

Caterham Super SevenSuper Seven

1980

 

 

CG

Histoire de Chappe et Gessalin

🏭 Les origines : un carrossier familial (années 1930 – 1965)

L'entreprise naît au début des années 1930 à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), fondée par les trois frères Abel, Albert et Louis Chappe avec leur beau-frère Amédée Gessalin, qui avait épousé la sœur aînée des Chappe  Après la guerre, la carrosserie se spécialise dans les carrosseries légères en polyester (fibre de verre) et devient un sous-traitant recherché des constructeurs de voitures de sport français, notamment Alpine, pour laquelle elle fabrique des carrosseries, et d'autres clients exigeants 

🚗 La naissance des Automobiles CG (1966)

Au début des années 1960, Alpine grandit et internalise la production de ses propres carrosseries : Chappe et Gessalin se retrouve sans débouché principal et décide de devenir constructeur à part entière Renault étant lié à Alpine, et Peugeot, Citroën et Panhard refusant de s'associer, l'entreprise se tourne vers Simca pour la mécanique et la distribution via son réseau La marque « Automobiles CG » (CG pour Chappe et Gessalin) est créée à Brie-Comte-Robert, où l'usine est installée rue du Coq Gaulois — futur emblème de la marque, le coq gaulois 

Le CG 1000 (Spider, puis Sport et S) est présenté au Salon de Paris d'octobre 1966 : carrosserie en fibre de verre sur un châssis original à poutre centrale, mécanique de la Simca 1000 (moteur 944 cm³, puis 1118 cm³). Environ 30 exemplaires, handicapés par un prix élevé 

⚡ Le succès : CG 1200 S (1968 – 1972)

En 1968, la firme récupère le « moteur Poissy » 1 204 cm³ de 80 ch (puis 85 ch) du coupé Simca 1200 S et lance le CG 1200 S en spider puis en coupé, une voiture capable de rivaliser avec l'Alpine A110 (wikimonde). La production devient un peu moins artisanale, et une version allégée de compétition, le CG 548 (548 kg, une vingtaine d'exemplaires), est mise en chantier. La production totale de la série 1200 atteint environ 280 exemplaires, le plus grand succès de la marque 

🏁 La compétition : Simca-CG Proto MC (1970 – 1973)

En 1970, Simca et Chrysler France financent un programme de sports-prototypes, le Simca-CG Proto MC, à moteur central, avec un soutien indirect de Matra (l'ingénieur Bernard Boyer, ancien de Chappe et Gessalin et gendre d'Albert Chappe, participe au développement) ; Chappe et Gessalin fabrique les châssis. Mais en avril 1973, Simca-Chrysler dissout son département compétition 

🕊️ Le chant du cygne : CG 1300 (1972 – 1974)

Le CG 1300 adopte le 1 294 cm³ de 82 ch de la Simca 1000 Rallye 2 (version poussée à 95 ch, 190 km/h), avec une carrosserie entièrement redessinée  Mais le premier choc pétrolier tarit les commandes de petites sportives, et surtout Matra propose sa Bagheera à Simca — plus moderne et plus facile à produire en série — qui remplace le coupé Simca 1200 S et condamne le soutien de Simca à CG production s'arrête au printemps 1974, après environ 400 voitures au total 

📝 En résumé

Période Événement
~1930 Carrosserie fondée à Saint-Maur-des-Fossés (frères Chappe + Amédée Gessalin)
Années 1950-60 Sous-traitant d'Alpine et autres (polyester/fibre de verre)
1966 Création d'Automobiles CG ; CG 1000 au Salon de Paris
1968 CG 1200 S, la meilleure vente (~280 ex.)
1970-73 Programme Simca-CG Proto MC en compétition
1972-74 CG 1300, dernier modèle
1974 Fermeture, face à la Matra-Simca Bagheera et au choc pétrolier

Le coq gaulois, emblème CG apparu officiellement en 1970, reste populaire en rallye historique — et une tentative de relance, « CG Sport », a même été lancée en 2012 avec l'aval de Jean Gessalin

CG 1200 S1200 S 

1966-1972

 

 

Champion

Histoire des tracteurs Champion 🚜

Champion est une marque française de tracteurs agricoles, née de l'entreprise Cérès.

Les origines : les moteurs Cérès

À la fin du XIXe siècle, Joseph de Bucy installe un atelier à Bar-sur-Aube (Aube) et fonde la société Moteur Cérès (créée en 1903), spécialisée dans la fabrication de moteurs conçus pour fonctionner en poste fixe. Ces moteurs trouvent vite des débouchés sur diverses machines agricoles  Vers 1905, l'entreprise s'essaie même à la construction de camions avec ses moteurs, avant de se recentrer 

La naissance des tracteurs Champion

Après la Seconde Guerre mondiale, les diesels Cérès se forgent une excellente réputation. Ils servent notamment à remotoriser des tracteurs agricoles, principalement des modèles à essence issus du plan Marshall (

Devant le succès de ces remotorisations, l'entreprise décide en 1952 de fabriquer ses propres tracteurs : la société Tracteur Champion est créée 

Le déclin

La société produira environ 5 000 exemplaires jusqu'à sa disparition en 1960. La maison Cérès se recentre alors sur les groupes électrogènes, avant de cesser définitivement son activité en 1992 

📚 Pour aller plus loin

  • Les tracteurs Champion et les moteurs Cérès de Christian Anxe (Histoire & Collections, 2009) — l'ouvrage de référence sur la marque 
  • La marque compte des modèles moins connus comme le Champion Rubis, cousin du Primus Titus, recherchés par les collectionneurs

Une saga industrielle de près d'un siècle, aujourd'hui prisée des collectionneurs de vieux tracteurs !

Champion ElanElan

1953-

 

 

Chausson

La Société des usines Chausson : histoire

Les débuts (1907-1930). L'entreprise est fondée en 1907 à Asnières-sur-Seine sous le nom d'Ateliers Chausson Frères par les frères Jules, Gaston et Paul Chausson. Elle produit d'abord des radiateurs de refroidissement, des réservoirs de carburant et des tubulures d'admission/échappement pour l'industrie automobile naissante . Pendant la Grande Guerre, elle se tourne vers l'aviation : ses radiateurs équiperont environ 80 % des avions alliés  En 1924, la raison sociale devient Société anonyme des usines Chausson (SUC) 

Diversification (années 1930). Suivant la tendance venue des États-Unis des carrosseries en acier, Chausson se lance dans l'emboutissage et la construction de carrosseries, et devient un groupe important — actionnaire de Chenard et Walcker dès 1936, pesant jusqu'au tiers du chiffre d'affaires de Peugeot avant-guerre 

L'épopée des autocars (1942-1959). La création d'Autocars Chausson en 1942 fait de l'entreprise un grand constructeur d'autobus et autocars, pionnière de la caisse autoporteuse en tubes soudés (« châssis-coque »). La RATP commande 273 autobus APU 53 en 1954 ; en 1956, Chausson fête son 10 000e car, deux fois plus que Renault  En 1959, l'activité cars est intégrée à Saviem

L'apogée comme sous-traitant (années 1950-1970). Avec Peugeot et Renault comme principaux actionnaires, Chausson assemble les carrosseries de véhicules utilitaires (Peugeot J7, J9, 404 pick-up, Citroën C35, Renault 4 fourgonnette, Estafette, Trafic) et, plus ponctuellement, des coupés (Renault Floride/Caravelle, Opel GT, Citroën SM). Au sommet, dans les années 1970, le groupe emploie 13 000 à 15 000 salariés sur des sites à Asnières, Gennevilliers, Meudon, Reims, Creil, Maubeuge, Laval…, ayant absorbé Chenard et Walcker et Brissonneau et Lotz 

Le déclin (années 1980-1990). En 1983, face au risque de dépôt de bilan (le groupe employait encore plus de 17 000 personnes), le gouvernement fait pression sur Renault et Peugeot pour qu'ils reprennent tout le capital — les deux constructeurs, associés de force, liquident progressivement le groupe . Le dépôt de bilan intervient en septembre 1993 ; trois plans sociaux suppriment 2 549 emplois entre 1993 et 1995, avec de violents mouvements sociaux ``

La fin et l'héritage. Le dernier établissement, à Gennevilliers, ferme en 2000 ; le site est démoli en 2007 pour laisser place à un écoquartier et à la coulée verte du jardin Chenard et Walcker La marque survit toutefois : depuis 1994 elle appartient au groupe Trigano, qui fabrique des camping-cars Chausson à Tournon-sur-Rhône 

Chausson CHSCHS

1942

 

 

Chery

Histoire de Chery Automobile 🚗

Les débuts (1997–2001)
Chery Automobile Co., Ltd. est fondée en 1997 à Wuhu, dans la province de l'Anhui, en Chine, comme entreprise publique. La firme commence par la fabrication de composants avant de lancer ses propres véhicules 

L'expansion et le succès de la QQ (2003–2007)
En 2003, Chery amorce son internationalisation en signant un accord avec l'iranien ModiranKhodro — première marque chinoise à pénétrer ce marché — et devient en 2007 la première entreprise automobile chinoise à obtenir la certification de véhicules complets pour l'Union européenne  La petite citadine QQ, très abordable, devient la « voiture du peuple » en Chine et le premier grand succès à l'export, notamment en Russie et en Amérique du Sud . En mars 2007, Chery devient pour la première fois la marque la plus vendue en Chine sur un mois, avec 44 568 véhicules 

Pionnier de l'électrique et creux de vague (2009–2014)
Dès 2009, Chery se positionne sur les véhicules propres avec sa première hybride (A5 BSG) et sa première électrique (S18). Après un pic de près de 700 000 véhicules en 2010, les ventes retombent à 485 000 en 2014, faisant de Chery le dixième constructeur chinois 

Partenariats et montée en puissance (années 2010–2020)
Chery noue des alliances industrielles, notamment une coentreprise avec Jaguar Land Rover pour produire en Chine, et investit massivement en R&D (moteurs, nouvelles énergies)  Elle s'impose comme le leader chinois de l'exportation automobile, présent dans plus de 120 pays L'offensive européenne (depuis 2024)
Chery arrive en Espagne en avril 2024 (via un partenariat avec Ebro) et annonce sa première usine européenne à Barcelone — une première pour un constructeur chinois en Espagne  Aujourd'hui, la gamme (Tiggo, Arrizo, marques dérivées comme Omoda et Jaecoo) couvre citadines, SUV et modèles électriques/hybrides, vendus dans plus de 80 pays 

En résumé : parti de rien à Wuhu en 1997, Chery est devenu le premier exportateur automobile chinois et l'un des acteurs mondiaux les plus dynamiques, notamment dans les véhicules électrifiés.

Chery Omoda 5Omoda 5

2021-

 
 

Chevrolet

Histoire de Chevrolet 🚗

Les débuts (1911)
Chevrolet est fondée le 3 novembre 1911 à Détroit par le pilote et ingénieur franco-suisse Louis Chevrolet et par William C. Durant (fondateur de General Motors, alors évincé du conseil d'administration de GM). Le premier modèle, la Classic Six (1913), est une voiture luxueuse et coûteuse — 2 150 $ de l'époque.

Le tournant populaire
Louis Chevrolet, attaché aux voitures prestigieuses, quitte l'entreprise dès 1913-1915. Durant réoriente la marque vers des voitures abordables destinées à concurrencer Ford. C'est un succès : Chevrolet entre dans General Motors en 1918 et devient sa division de volume.

L'âge d'or américain (années 1950-1960)

  • 1953 : lancement de la Corvette, première sportive américaine de série en fiberglass.
  • 1955 : la petite révolution Chevrolet V8 "Small Block" (265 ci) et la Bel Air, icône de l'Amérique prospère.
  • 1958 : l'Impala devient un immense succès commercial.
  • 1967 : sortie de la Camaro, rivale directe de la Ford Mustang.

Des icônes populaires

  • Le pickup C/K puis Silverado (depuis 1999), pilier des ventes américaines.
  • La Corvette évolue sur huit générations, la C8 (2020) passant au moteur central.
  • Chevrolet a aussi marqué la culture mondiale via le cinéma et la chanson (« American Pie », la Camaro de Transformers, la Bumblebee jaune).

L'ère moderne
Aujourd'hui, Chevrolet est la marque de volume de General Motors dans le monde : Silverado, Camaro, Corvette, Tahoe, et une gamme électrique (Bolt, puis le SUV Blazer EV, la pick-up Silverado EV) dans le cadre de la transition électrique du groupe. La Camaro thermique a cessé sa production en janvier 2024.

Petit clin d'œil : le fameux logo « bowtie » (nœud papillon), adopté en 1913, aurait été inspiré d'un motif de papier peint d'un hôtel parisien selon la légende rapportée par la famille Durant.

Chevrolet Master DAMaster DA

1934-

 

 

Chrysler

Histoire de Chrysler 🚗

Les débuts (1925–1940)
Walter P. Chrysler, ancien dirigeant de Buick, réorganise la Maxwell Motor Company et fonde la Chrysler Corporation le 6 juin 1925 à Highland Park, près de Detroit. Le premier modèle, le Chrysler Six de 1924, se vend à plus de 32 000 exemplaires. En 1928, il lance la marque populaire Plymouth et rachète Dodge, pourtant cinq fois plus grand que Chrysler — le groupe entre alors dans le « Big Three » américain aux côtés de Ford et GM. Walter Chrysler marque aussi son succès en construisant le célèbre Chrysler Building à New York

Expansion et innovations (1930–1970)
L'Airflow (1934) est en avance sur son temps stylistiquement. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Chrysler fabrique environ un demi-million de camions militaires. Après-guerre, le constructeur se distingue par ses innovations : moteur Hemi V8 (1951), direction assistée (1951), régulateur de vitesse (1958), premiers essais d'ABS électronique sur l'Imperial (1971). Il rachète aussi Lamborghini (1987) et AMC/Jeep (1987). 

Fusions, crises et reprises (1998–2014)

  • 1998 : fusion avec Daimler-Benz → DaimlerChrysler AG
  • 2007 : Daimler vend 80,1 % du groupe au fonds Cerberus → Chrysler LLC
  • 2009 : faillite (Chapter 11), l'État américain finance la restructuration et Fiat entre au capital (20 %, avec option de montée)
  • 2014 : Fiat acquiert la totalité et crée Fiat Chrysler Automobiles (FCA) 

Depuis 2021 : Stellantis
En janvier 2021, la fusion FCA–PSA crée Stellantis, dont Chrysler devient une marque. La gamme s'est fortement réduite (la 300 a été arrêtée), ne proposant plus que les monospaces Pacifica et Voyager. Stellantis a évoqué une relance de la marque, illustrée par le concept électrique Chrysler Airflow en 2022. 

Chrysler New Yorker IINew Yorker II

1946-1948

 

 

Cisitalia

Cisitalia — brève histoire

Cisitalia (Consorzio Industriale Sportivo Italia) était un petit constructeur automobile et un constructeur de course italien, fondé en 1946 à Turin par Piero Dusio (1899–1975), un riche industriel du textile, banquier et ancien pilote de course.

🏎️ Les débuts : la monoplace D46

  • Dès 1946, Cisitalia lance la D46, une monoplace de course conçue par Dante Giacosa (le génie de la Fiat 500) avec la contribution du jeune ingénieur Giovanni Savonuzzi.
  • Motorisée par un 4 cylindres Fiat 1100 modifié, elle dominera les courses de formule italienne d'après-guerre.

🏆 Le projet Grand Prix et la Porsche 360

  • En 1947, Dusio engage Ferdinand Porsche (alors emprisonné en France) pour concevoir une monoplace Grand Prix à 4 roues motrices : la Porsche 360 Cisitalia.
  • Révolutionnaire mais trop chère et complexe, elle ne courra jamais pour Cisitalia. Le projet ruine en partie la société : en 1949, Dusio doit vendre et s'exiler en Argentine, où il produira des voitures de sport (Autoar) jusqu'en 1962.

🚗 La Cisitalia 202 — un chef-d'œuvre

  • La Cisitalia 202 GT (1946), dessinée par Pinin Farina avec des carrosseries de Vignale et Stabilimenti Farina, est entrée dans l'histoire :
    • Présentée au Salon de Paris 1947 puis au MoMA de New York en 1951, elle est exposée en permanence comme l'un des premiers chefs-d'œuvre du design automobile (« a rolling sculpture »).
    • Sa ligne fluide, sans séparation entre capot, habitacle et coffre, influence toute la carrosserie automobile des années 1950.
  • La 202 SMM "Spyder Mille Miglia" est dédiée au pilote Tazio Nuvolari, qui offrit à Cisitalia sa dernière grande victoire : la 2e place des Mille Miglia 1947 (victoire de classe héroïque après des ennuis mécaniques).
  • La 202 corsa gagna les Mille Miglia 1948 dans sa catégorie.

🏁 Compétition et déclin

  • Cisitalia a aussi participé au championnat du monde de Formule 1 en 1952 (Grand Prix d'Italie avec une simple 202 berline pilotée par Piero Taruffi, non qualifiée).
  • La production de série resta minuscule (environ 170 exemplaires de la 202). L'entreprise cessa son activité automobile dans les années 1950 — souvent datée de 1952–1963 selon les sources — et la marque survécut quelque temps via des projets sportifs et le rêve argentin de Dusio.

📍 Héritage

  • Symbole de la renaissance italienne d'après-guerre.
  • La 202 demeure l'un des modèles les plus cotés des collectionneurs et l'archétype du design italien « ponton ».

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1946

 

 

Citroën

Histoire de Citroën en bref 🚗

Les débuts (1919)
André Citroën, ingénieur polytechnicien having fait fortune dans les engrenages à chevrons (d'où le logo), fonde sa marque automobile en 1919. Il lance la Type A, première voiture européenne produite en série avec des méthodes inspirées du fordisme.

L'entre-deux-guerres : l'audace

  • 1922 : traversée du Sahara en autochenilles (« Croisière noire » puis « Croisière jaune », 1931-1932), expéditions publicitaires spectaculaires.
  • 1934 : la Traction Avant, révolution technique (traction, structure monocoque, freins hydrauliques). Son succès est immense mais son coût met Citroën en faillite ; Michelin reprend l'entreprise en 1934, et André Citroën meurt en 1935.

Les Trente Glorieuses

  • 1948 : la 2CV, voiture minimaliste et mythique, produite jusqu'en 1990 (plus de 5 millions d'exemplaires).
  • 1955 : la DS, sensation du Salon de Paris avec sa suspension hydropneumatique et son design futuriste.
  • 1970 : SM, GS puis CX (1974) prolongent l'image d'avant-garde.

Le rachat par Peugeot
En proie à de grosses difficultés financières (échec de la Wankel, coût de la CX), Citroën est repris par Peugeot en 1976, formant le groupe PSA. La marque perd son autonomie technique mais garde son identité.

Époque récente

  • Années 1990-2000 : Saxo, Xsara, C5, C3, retour au style audacieux avec les créations de Jean-Pierre Ploué (C4, DS3).
  • 2009 : lancement de la ligne DS devenue marque séparée en 2014.
  • 2021 : fusion de PSA et Opel avec Fiat-Chrysler pour former Stellantis.
  • Aujourd'hui : électrification (ë-C4, ë-C3), et un retour aux modèles low-cost et au style « à contre-courant » qui a fait la légende de la marque.

Chiffre marquant : plus de 300 véhicules conçus depuis 1919, et des icônes (Traction, 2CV, DS) qui comptent parmi les voitures les plus influentes du XXᵉ siècle.

wCitroën type AType A 

1919-1921

 

 

Claas

Histoire de Claas et de ses tracteurs 🚜

Les origines (1913–1990)

L'entreprise naît à Clarholz (Westphalie, Allemagne) : Franz Claas fabrique des centrifugeuses à lait dès 1887, puis son fils August fonde en 1913 sa propre entreprise de lieuses, officialisée en 1914 sous le nom « Gebrüder Claas » avec ses frères Bernhard et Franz. Le fameux « noueur » breveté en 1921 (à lèvre supérieure mobile) assure la notoriété internationale de la marque, qui s'installe à Harsewinkel en 1919 

Jusqu'aux années 1990, Claas reste surtout connu pour ses machines de récolte : moissonneuses-batteuses (SUPER, puis l'automotrice HERCULES en 1952–53, le LEXION en 1995) et ensileuses 

Vers le tracteur

  • Fin des années 1960 : lancement du projet HSG (transmission hydrostatique), point de départ du développement tracteurs chez Claas 
  • 1978 : le projet 207 aboutira plus tard au XERION, tracteur de forte puissance
  • 1997–2001 : accord avec Caterpillar — Claas vend en Europe les tracteurs à chenilles caoutchouc « Challenger » (35, 45, 55 de 212 à 272 ch) sous ses couleurs ; un demi-succès commercial en raison du prix élevé 

Le tournant : Renault Agriculture (2003)

En 2003, Claas reprend la majorité de Renault Agriculture, premier constructeur français de tracteurs, puis en rachète 100 % en 2008 (Claas Tractor S.A.S.). « L'orange de Renault se transforme en vert vif » et Claas devient un constructeur généraliste international

Aujourd'hui

La production de tracteurs se fait notamment au Mans (usine ex-Renault, 100 000e tracteur sorti en mars 2014), avec transmissions à Beauvais et bureau d'études à Vélizy. La gamme (Atos, Axos, Arion, Axion, Xerion) couvre aujourd'hui environ 75 à 653 ch, faisant de Claas l'un des principaux constructeurs européens 

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2007-20017

 

 

Clement-Bayard

Clément-Bayard

Clément-Bayard était un constructeur français d'automobiles, de cycles et plus tard d'avions et de dirigeables, actif de 1878 (origines) à 1932 pour l'automobile.

Origines

L'entreprise trouve son origine dans la firme Clément & Cie, fondée par Adolphe Clément (1855–1928), un entrepreneur auvergnat né à Pierrefonds-sur-Loire. Il commence dans la fabrication de bicycles et devient l'un des grands industriels français du cycle. Il prend le nom Clément-Bayard vers 1903, en ajoutant le nom du chevalier Pierre Terrail de Bayard, le célèbre « chevalier sans peur et sans reproche », dont une statue ornait la façade de son usine de Levallois-Perret.

L'automobile

  • 1896 : Adolphe Clément lance la construction d'automobiles (d'abord des tricycles et voiturettes à pétrole).
  • Les voitures Clément-Bayard, construites à Levallois-Perret puis à Meudon, acquièrent une bonne réputation : modèles populaires à moteur monocylindre, mais aussi des voitures puissantes et luxueuses.
  • Clément-Bayard participe aux premières compétitions automobiles et remporte des victoires notables.
  • L'entreprise produisit aussi des moteurs d'aviation réputés (notamment pour les débuts de l'aviation).

Aviation et dirigeables

Adolphe Clément s'investit fortement dans l'aéronautique :

  • Il fit construire des dirigeables — le premier, le Clément-Bayard, vola en 1908.
  • Son dirigeable Clément-Bayard II fut célèbre : conçu pour la France, il fut finalement vendu à la Grande-Bretagne en 1910 et effectua une traversée de la Manche très médiatisée.
  • L'usine de La Motte-Breuil (Oise) produisit dirigeables et avions.

Déclin

Après la Première Guerre mondiale, la marque, devenue société anonyme, peine face aux constructeurs plus modernes (Citroën, Renault). La production d'automobiles cesse en 1923–1924, l'entreprise se consacrant à la fabrication industrielle diversifiée avant de disparaître définitivement au début des années 1930.

Héritage

  • Adolphe Clément ajouta « Bayard » à son nom, devenant Clément-Bayard, et fut un temps conseiller général et figure du patronat français.
  • Des automobiles Clément-Bayard sont aujourd'hui exposées dans des musées (notamment au Musée national de l'Automobile de Mulhouse) et les dirigeables de la marque restent une page marquante de l'histoire aéronautique française.

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1913-

 

 

Clement De Dion

La Clément-De Dion (1898)

« Clément De Dion » désigne une voiturette construite en 1898 par Adolphe Clément, équipée d'un moteur monocylindre De Dion-Bouton d'environ 2¾ ch C'était l'époque où Clément fabriquait ses châssis lui-même mais achetait la mécanique à Aster, Panhard ou De Dion-Bouton, les pionniers du moment

Le contexte

Adolphe Clément (1855-1928), né à Pierrefonds dans l'Oise, orphelin et parti de rien, devient d'abord constructeur de cycles et détenteur des brevets Dunlop en France. Après la Clément-Gladiator de 1897, il produit la Clément-De Dion en 1898, puis une voiturette à moteur Panhard en 1899 

En 1903, il se sépare du consortium Clément-Gladiator-Humber et perd le droit d'utiliser son propre nom. Il adopte alors le nom Bayard, en hommage à la statue du chevalier Bayard qui se dressait devant son usine de Mézières — d'où les marques Bayard-Clément puis Clément-Bayard . Il développe ensuite une usine moderne à Levallois-Perret, s'associe aux Britanniques Talbot, et se retire riche et décoré de la Légion d'honneur 

De Dion-Bouton, de son côté, est fondée en 1883 à Puteaux par le marquis Jules-Albert de Dion, Georges Bouton et Trépardoux. Vers 1900, c'est le plus grand constructeur automobile du monde, et son petit monocylindre motorise plus de 130 marques — d'où le nom « Clément-De Dion » Anecdote : Clément et de Dion furent tous deux de fervents antidreyfusards, à l'origine de la création de L'Auto-Vélo — l'ancêtre du Tour de France et de L'Équipe

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1898-

 

 

Clément Panhard

Clément-Panhard : l'histoire

Clément-Panhard (ou Voiture Clément-Panhard, VCP) est une petite voiturette française de la fin du XIXᵉ siècle, fruit de l'alliance entre deux grandes figures de l'automobile naissante : Adolphe Clément et la firme Panhard & Levassor.

Origines

Après la mort d'Émile Levassor (1897), Adolphe Clément — fortune faite dans les cycles et les pneumatiques, et déjà constructeur des voitures Clément et Gladiator — devient président du conseil d'administration de Panhard & Levassor . Le commandant Arthur Krebs, directeur de Panhard & Levassor, conçoit alors une « voiture légère » économique 

La voiture (1899-1902)

Face à la demande, l'usine Panhard ne pouvait produire les ~500 exemplaires prévus : Clément obtint la licence et fabriqua la VCP dans son usine de Levallois-Perret, sous le nom Voiture Clément-Panhard Ses caractéristiques :

  • Châssis tubulaire, moteur 4 chevaux quasi horizontal monté à l'arrière
  • Petite voiturette deux places, économique et simple d'entretien
  • Plusieurs innovations Krebs : embrayage à cône amélioré, régulation du moteur à l'admission, carburateur à niveau constant 
  • La production s'étend de 1899 (voiture n° 101) à 1902, atteignant environ 500 exemplaires Environ 20 exemplaires subsistent aujourd'hui, très recherchés par les collectionneurs (clement-panhard.com).

La suite

Adolphe Clément quitta ensuite Panhard et créa sa propre marque, Clément-Bayard (après son duel avec Bayard), tandis que Krebs poursuivit la direction technique de Panhard. La VCP reste un jalon de l'histoire : l'une des premières voitures légères « populaires » produites en série en France.

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1899-1901

 

 

Cooper

Histoire de Cooper (Cooper Car Company)

Cooper Car Company est un constructeur automobile britannique fondé en 1946 par Charles Cooper et son fils John Cooper à Surbiton, en Angleterre. L'entreprise est née d'un simple garage où les Cooper construisaient des voitures de course pour pilotes privés.

Les débuts : les Cooper 500

  • En 1946, John Cooper et son ami Eric Brandon construisent la première voiture de course monoplace sur la base d'une voiture à moteur motocyclette (JAP) placé derrière le pilote.
  • Les Cooper 500 (Formule 3) dominent les courses de l'époque, permettant à de nombreux jeunes pilotes — dont Stirling Moss — de débuter la compétition.
  • Ce concept de moteur central arrière allait révolutionner la course automobile.

L'apogée : la Formule 1 (1958-1960)

  • Cooper fait passer son moteur derrière le pilote en Formule 1 (Cooper T43 puis T51), une architecture révolutionnaire à l'époque.
  • 1958 : première victoire d'une voiture à moteur central en F1 (Grand Prix d'Argentine, avec Moss puis Trintignant à Monaco).
  • 1959 : Jack Brabham remporte le championnat du monde des pilotes sur Cooper.
  • 1960 : Brabham et Cooper réitèrent le doublé pilotes-constructeurs. Les grandes écuries (Ferrari, Lotus...) sont alors contraintes d'adopter le moteur central arrière.

La Mini Cooper

  • En 1961, John Cooper, ami de Alec Issigonis (créateur de la Mini), développe la Mini Cooper puis la Mini Cooper S, versions sportives de la petite voiture de British Motor Corporation.
  • Elle remporte le Rallye Monte-Carlo en 1964, 1965 et 1967 (avec une exclusion controversée en 1966), devenant une icône de la culture des années 1960.

Déclin et héritage

  • Incapable de suivre les budgets croissants de la F1, Cooper se retire progressivement de la compétition au sommet à la fin des années 1960.
  • La société est rachetée par Chipstead Group en 1965, puis cesse ses activités en 1979-1980.
  • Le nom Cooper survit : John Cooper Works (JCW), créé par son fils Mike Cooper, prépare les versions sportives des Mini modernes (propriété de BMW depuis 2000), et le nom « Cooper » figure toujours sur les Mini actuelles.

Cooper reste l'un desconstructeurs les plus influents de l'histoire du sport automobile : c'est lui qui a imposé le moteur central arrière, configuration standard de la F1 encore aujourd'hui.

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1959

 

 

Corre-La Licorne

Corre-La Licorne 🦄🚗

Corre-La Licorne est un constructeur automobile français disparu (1901–1949), né de l'épopée industrielle de la banlieue parisienne.

Les débuts : Jean-Marie Corre

Le fondateur, Jean-Marie Corre (1864–1915), breton de Trémel, fut d'abord un champion cycliste (recordman du monde des 1 000 km en 1892, 2ᵉ de Bordeaux-Paris 1895) avant de se tourner vers l'automobile. En 1901, il fonde à Levallois-Perret la Société française des automobiles Corre, produisant d'abord des voiturettes et tricycles à moteur monocylindre, souvent munis de moteurs De Dion-Bouton. Corre pilote lui-même ses voitures en course (Paris-Madrid 1903, etc.). 

L'arrivée des Lestienne et la Licorne

Ruiné par un long procès l'opposant à Renault (cinq ans de litige sur la boîte de vitesses à prise directe), Corre doit vendre son entreprise en 1907 à la famille Lestienne, des industriels du textile du Nord. Leurs armoiries portant une licorne, l'emblème devient la marque : les voitures s'appellent désormais Corre-La Licorne, puis simplement La Licorne à partir de 1917. Waldemar Lestienne, pilote victorieux sur Corre, puis son frère Robert dirigent la firme. 

L'âge d'or

L'entreprise bâtit sa renommée en compétition :

  • Tour de France automobile 1912 (Joseph Collomb)
  • Victoire de catégorie aux 24 Heures du Mans 1925 (1,5 L, Balart/Doutrebente)
  • Rallye Monte-Carlo 1930 (Hector Petit)
  • Bol d'or automobile 1932, nombreuses courses de côte...

Elle produit aussi une gamme d'utilitaires réputée (notamment la camionnette « Normande » à armature bois, qui fit école) et des modèles populaires comme la 5CV (plus de 6 000 exemplaires). Au total, plus de 200 modèles et environ 33 000 véhicules entre 1901 et 1949. 

Le déclin

Sous l'Occupation, la société travaille pour les Allemands ; Robert Lestienne est assassiné par ceux-ci en 1944, portant un coup fatal à la maison. À la Libération, La Licorne est exclue du plan Pons (le plan d'orientation de l'industrie automobile) et Citroën cesse de lui livrer des moteurs. La production d'automobiles s'arrête en 1949 ; les actifs sont vendus à Berliet et les ateliers de Courbevoie/Neuilly fonctionnent encore jusqu'en 1960 environ. 

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1906

 

 

Cupra

Histoire de Cupra

Cupra est une marque automobile espagnole de voitures de sport et performantes, issue de Seat.

  • Origines (1996–2017) : « Cupra » est d'abord un label de performance chez Seat, lancé avec l'Ibiza GTI Cupra Sport. Le nom vient de « Cup Racing ». Les Seat Ibiza, Leon et Leon Cupra deviennent des icônes du hot hatch en Europe.

  • 2017 : Seat présente le concept Cupra 01 avant le salon de Francfort, annonçant la volonté d'en faire une marque à part entière.

  • Février 2018 : Cupra devient officiellement une marque indépendante, lancée lors d'un événement dédié au sud de Tarragone (Espagne). Son logo est un trident stylisé inspiré de l'emblème de la marque, dessiné à partir d'un trident combinant l'esprit sportif. Le premier modèle est la Cupra Ateca, un SUV compact sportif (300 ch).

  • 2019–2020 : lancement de la Cupra Leon, déclinée aussi en version familiale (Sportstourer), puis révélation de la Cupra Formentor (2020), premier modèle conçu exclusivement pour la marque — un SUV coupé qui devient le best-seller de Cupra.

  • 2021 : Cupra entre en Formule 1 via un partenariat avec l'équipe Barcelona Racing Bulls... en réalité, son engagement médiatique le plus visible se fait par le sport (tennis avec le Barcelona Open, e-racing, et partenariats NBA avec le Barça...). En sport automobile, Cupra reste très active en coupe monomarque (TCR, Pure ETCR) avec la Cupra Leon TCR et e-Racer.

  • 2021–2022 : lancement de la Cupra Born, première voiture 100 % électrique, basée sur la plateforme MEB du groupe Volkswagen.

  • 2024 : arrivée de la Cupra Tavascan, SUV électrique, et de la Cupra Terramar (thermique/hybride, dérivée de l'Audi A3). La marque dépasse largement les 200 000 ventes annuelles et vise l'international (notamment l'Australie, les États-Unis prévus vers 2026-2027).

Cupra appartient toujours au groupe Volkswagen et sert de vitrine sportive de Seat, avec pour ambition de vendre environ 500 000 voitures par an à moyen terme et de devenir une marque « électrique » d'ici 2030.

Cupra AtecaAteca

2018-

 
 
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