
Aluminium Français Grégoire (AFG) fait référence à un projet historique et emblématique de l’industrie automobile française, né de la collaboration entre la société Aluminium Français et l’ingénieur Jean-Albert Grégoire. Voici ce qu’il faut retenir en 2026 :
Origine et innovation
Le prototype AFG (Aluminium Français-Grégoire) a été développé en 1940-1941, en pleine occupation, à la demande de Jean Dupin, président de l’Aluminium Français. L’objectif était de créer une voiture française légère, performante et adaptée au contexte de l’après-guerre. Ce prototype se distinguait par l’utilisation massive d’aluminium, tant pour la structure que pour les organes mécaniques, une première à l’époque. Il s’inspirait de modèles comme la Fiat Topolino et la KDF allemande, mais avec des solutions techniques bien plus avancées, typiques du style Grégoire (suspensions indépendantes, traction avant, etc..
Héritage et collections
Les innovations de Jean-Albert Grégoire, dont la carcasse coulée en alliage léger et les suspensions Grégoire, ont marqué l’histoire de l’automobile. Plusieurs de ses créations, dont le prototype AFG, font partie d’une collection unique conservée par l’Institut pour l’Histoire de l’Aluminium (IHA). Cette collection est exposée à la Cité de l’Automobile – Musée national – Collection Schlumpf à Mulhouse, et certaines pièces sont classées monuments historiques.
Actualité de la filière aluminium en France
En 2026, la filière aluminium française reste dynamique, malgré des défis liés à la compétitivité, à la transition énergétique et à la décarbonation. Par exemple, le site d’Aluminium Dunkerque, ancien fleuron de Pechiney, est en négociations exclusives pour être cédé à Aluminium Bahrain (Alba), un acteur majeur mondial. Cette opération, si elle est finalisée, pourrait renforcer la position du site dans le paysage industriel européen et international.
Pourquoi ce projet reste-t-il important aujourd’hui ?
Le prototype AFG illustre l’audace et l’innovation de l’industrie française, et son héritage continue d’inspirer les réflexions sur la mobilité légère et durable. La filière aluminium, quant à elle, reste un secteur clé pour la transition écologique et industrielle en France.
