Le Zèbre
Le Zèbre, pionnier français de la voiture populaire 🦓
Le Zèbre est un constructeur automobile français actif de 1909 à 1931, installé à Suresnes puis à Puteaux. Il est considéré comme l'un des précurseurs de l'automobile populaire en France.
Les débuts (1909)
L'entreprise est fondée par Jules Salomon, jeune diplômé de l'École de commerce et d'industrie de Bordeaux, avec le soutien de Georges Richard (constructeur) et un financement de Jacques Bizet, fils du compositeur Georges Bizet. Le nom « Le Zèbre » viendrait d'un sobriquet donné à un commis de leur ancien employeur, réputé pour courir vite et souvent. La société, d'abord « Bizet constructions », devient la « Société anonyme des automobiles Le Zèbre » en 1911.
Le succès : la Type A
En 1909, la Type A (moteur monocylindre 5 CV, 601 cm³) est un vrai succès grâce à sa conception économique à fabriquer : vendue 3 000 francs, soit 1 000 F de moins que la moins chère de ses concurrentes. Soutenue par le célèbre journaliste automobile Baudry de Saunier, elle précède la Type B, un quatre cylindres de 10 CV vendu à seulement 6 000 F.
La Première Guerre mondiale
Légères et maniables, les voitures Le Zèbre servent d'engins de liaison dans l'armée. Dès 1915, le Ministère de la Guerre commande 40 automobiles par mois, ce qui permet à la marque de bien traverser le conflit, contrairement à beaucoup d'autres constructeurs.
Déclin et disparition
En 1917, rupture entre les fondateurs : Jules Salomon part travailler avec André Citroën (alors directeur général chez Mors), et Jacques Bizet quitte aussi l'entreprise. Certains membres de la société seront d'ailleurs à l'origine d'Amilcar. La marque produit de nouveaux modèles (Type C, D, E) sans retrouver son succès. En 1924, la Type Z, développée avec l'ingénieur anglais Harry Ricardo (célèbre pour ses travaux sur la combustion), devait apporter un renouveau, mais les ventes déçoivent. La société cesse ses activités en 1931.
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1909-1917 |
