Bautz
Bautz
Bautz, une histoire de tracteur allemande 🚜
Origines. Josef Bautz crée son entreprise vers 1890 à Saulgau, dans le Bade-Wurtemberg (Oberschwaben). À l'origine simple atelier, elle devient une usine importante de matériel agricole, spécialisée dans les machines de récolte et de stockage du fourrage . Des céréalières sont aussi fabriquées, et en 1935 Josef Bautz achète un hall supplémentaire à Großauheim, près de Hanau, pour y produire des tracteurs
Le lancement des tracteurs. Après une première tentative infructueuse de collaboration avec Stihl (qui fabriquait alors aussi des tracteurs), Bautz achète fin 1949 à la société Hermann Zanker de Tübingen les brevets du tracteur M1, qu'il rebaptise B14AS — un tracteur à moteur monocylindre diesel deux temps . Le premier tracteur Bautz, l'AS120, est présenté au tournant de 1949/1950, produit à Großauheim
La gamme. La gamme évolue ensuite avec les séries AL (« Luft », refroidissement air) et AW (« Wasser », refroidissement eau) : les modèles 122, 120, 180 et 240 . La plupart des moteurs sont des monocylindres ou bicylindres MWM, refroidis par air ou par eau ; on trouve aussi des moteurs Güldner et BMC En France, la marque était représentée par Agrimac, à Paris. En 1959, la gamme vieillissante est relancée avec un changement de couleur : du vert et jaune au gris et rouge
Alliances et fin des tracteurs. Des accords sont signés avec Nuffield (production des Nuffield Universal 3 et 4), puis en 1961 avec Hanomag, collaboration qui cesse en 1963 . Bautz arrête la fabrication de tracteurs en 1962-63, après environ 25 000 unités produites, des modèles allant jusqu'à 22 ch . Il signe alors un accord avec Hela pour commercialiser les tracteurs Hela en France
L'épilogue moissonneuses-batteuses. Bautz produisait aussi des moisonneuses-batteuses depuis la fin de la guerre, dont la T600 (1959), puis la très innovante Titan 1300 (1968) à transmission hydrostatique — trop en avance sur son temps, coûteuse et peu fiable. Ces difficultés précipitent le rachat de Bautz par Claas en 1969, qui poursuit le modèle sous le nom de Claas Bautz Titan 1300 jusqu'en 1972, les expériences de la Titan nourrissant ensuite la série Dominator .
En résumé : un constructeur familial allemand devenu tractoriste après-guerre, marqué par des alliances (Zanker, Nuffield, Hanomag, Hela) et absorbé en fin de parcours par Claas — d'abord par ses tracteurs de petite puissance, ensuite par ses moissonneuses-batteuses novatrices.
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1952- |
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Bautz AS 122
Le Bautz AS 122 — petite histoire
Origines de la marque. Josef Bautz fonde en 1890 à Saulgau (Bade-Wurtemberg, Allemagne) un atelier qui devient une usine importante de matériel agricole, spécialisée dans les machines de récolte et de traitement du fourrage . En 1935, il achète une seconde usine à Großauheim près de Hanau
Le passage au tracteur. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Bautz se lance dans les tracteurs : fin 1949, il rachète à la société Hermann Zanker de Tübingen les plans du prototype M1, qu'il rebaptise B14AS (diesel monocylindre deux temps) . En parallèle, les ingénieurs développent un tracteur « maison » : l'AS 120, présenté à Francfort en 1950 — un compact sans châssis, en construction en bloc, avec un diesel bicylindre MWM et une boîte de vitesses Bautz
Naissance de l'AS 122. À l'automne 1952 apparaît le « frère » refroidi par air de l'AS 120 : l'AS 122, doté d'un moteur diesel MWM monocylindre refroidi par air, destiné aux clients préférant ce type de moteur — 4 CV fiscaux, environ 12 CV réels
Nomenclature et suite. En 1956, Bautz standardise ses appellations : « AL » = Luft (air), « AW » = Wasser (eau). La gamme compte alors quatre modèles : 122, 120, 180 et 240 ; l'AS 122 devient donc AL 122, et l'AS 120 devient AW 120
Fin de l'aventure. La gamme vieillissant, Bautz adopte en 1959 une nouvelle gamme (couleurs gris et rouge) et abandonne en 1962 la production de tracteurs, après environ 25 000 machines ; l'entreprise poursuit son activité dans le matériel de récolte . En France, les Bautz étaient importés par Agrimac, à Paris aujourd'hui un tracteur de collection apprécié, souvent restauré par les passionnés de vieilles soupapes.
