AEC
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Histoire d'AEC (Associated Equipment Company)
🚌 Les origines (1855–1912)
Tout commence avec la London General Omnibus Company (LGOC), fondée en 1855 pour regrouper les services d'omnibus à chevaux de Londres. La LGOC commence à construire ses propres autobus à moteur en 1909 avec le type X, conçu par Frank Searle dans ses ateliers de Walthamstow, suivi du type B, considéré comme l'un des premiers véhicules utilitaires produits en série.
En 1912, la LGOC est rachetée par l'Underground Group (qui contrôle une grande partie du métro londonien). Sa division construction de véhicules est séparée pour former une société distincte : la Associated Equipment Company (AEC).
L'entre-deux-guerres (1919–1939)
- 1926 : brève fusion avec Daimler (Associated Daimler Company), dissoute deux ans plus tard ; les usines sont transférées de Walthamstow à Southall (ouest de Londres) en 1927.
- 1928 : arrivée de G. J. Rackham (venu de Leyland) comme ingénieur en chef — il forge la réputation de qualité et fiabilité d'AEC.
- 1929 : lancement des gammes emblématiques : les camions en « M » (Majestic, Mammoth, Mercury…) et les bus en « R » (Regent, Regal, Renown…), qui restent en production jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Les moteurs diesel sont généralisés au milieu des années 1930.
- 1933 : la création du London Passenger Transport Board entraîne l'indépendance d'AEC, avec un accord garantissant 90 % des besoins en bus de Londres pendant dix ans.
🇬🇧 L'après-guerre et l'âge d'or (1945–1962)
- Après-guerre : gammes Regent II/Regal I, puis Regent III / Regal III en 1946.
- 1948 : AEC rachète Crossley et Maudslay et devient Associated Commercial Vehicles (ACV) ; Park Royal Vehicles (carrossier) rejoint le groupe en 1949.
- 1954–1969 : le Regent V, dernier grand double-decker à moteur avant d'AEC, est vendu au Royaume-Uni et exporté (Irlande, Portugal, Afrique du Sud, Hong Kong…).
- Chef-d'œuvre absolu : le Routemaster (prototypes en 1954 avec Park Royal, production en série dès 1958), le bus à impériale à plateforme ouverte qui devient l'un des symboles de Londres, utilisé jusqu'au début des années 2000.
📉 Le déclin (1962–1979)
En 1962, ACV est racheté par Leyland Motors (futur British Leyland). La production de bus à impériale cesse en 1968 — le Regent V s'arrête notamment à cause du « Bus Grant » de 1968, qui favorise les bus à moteur central/arrière avec paiement auprès du conducteur.
Le dernier bus AEC est produit en 1979, et la marque disparaît définitivement.
🏷️ Modèles emblématiques
- Types B et X (1909–1918) — pionniers
- Regent / Regal / Renown (années 1930)
- Regent III RT — le bus londonien classique des années 1950
- Routemaster (1958) — l'icône de Londres
- Reliance, Swift, Merlin — autocars et midibus des années 1950–60
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1954 -1958 |
Sous-catégories
AEC Routemaster
L'AEC Routemaster : histoire d'une icône londonienne
Le Routemaster est un bus à impériale développé par Associated Equipment Company (AEC) et Park Royal Vehicles, conçu en 1954 et fabriqué de 1958 à 1968
🛠️ Conception (1947–1956)
Développé par une équipe menée par A. A. M. Durrant et Colin Curtis, avec un style signé Douglas Scott, le projet visait un véhicule léger, économe en carburant et facile à entretenir . Il fut le premier bus « intégral » : châssis en tubes d'acier, carrosserie en aluminium inspirée des techniques aéronautiques de la Seconde Guerre mondiale, suspension avant indépendante, direction assistée et boîte automatique — une nouveauté pour l'époque . Résultat : 64 places assises pour environ ¾ de tonne de moins que son prédécesseur, l'AEC Regent III RT.
🚌 Carrière
- Première mise en service : le 24 septembre 1954, en service régulier à Londres à partir de 1956
- 2 876 exemplaires construits au total, dont environ 1 000 subsistent encore
- Signature du modèle : moteur à l'avant et plateforme arrière ouverte avec receveur, permettant un embarquement rapide — mais aussi des montées/descentes hors arrêts.
🏁 Fin de carrière
Le Routemaster est resté en service continu à Londres jusqu'en décembre 2005, date à laquelle les derniers exemplaires ont été retirés, en partie à cause des normes d'accessibilité (plancher bas) et des coûts liés à la présence d'un receveur. Il survécut toutefois à plusieurs de ses remplaçants et devint l'un des symboles les plus reconnaissables de Londres.
🔄 Héritage
- Deux lignes patrimoniales (notamment la ligne 15) ont maintenu des Routemaster dans le centre de Londres.
- En 2012, le New Routemaster hybride de Wrightbus, voulu par Boris Johnson, a repris l'esprit de la plateforme arrière — avec portes fermées et sans receveur
Routemaster