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Acoma

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Acoma Super Comtesse

Voici l'histoire de la Super Comtesse d'Acoma :


Origines et contexte

  • Acoma (Ateliers de Construction de Matériaux) était un constructeur français de microvoitures actifs entre 1972 et 1984.
  • Tout commence en 1970, lorsqu’un jeune handicapé de Villeneuve-la-Comtesse demande au mécanicien local, Émile Boussereau, de concevoir un véhicule pour se déplacer en ville. Celuici crée la Comtesse, une voiturette monoplace à trois roues.
  • Acoma, une entreprise spécialisée dans les chariots élévateurs, repère ce véhicule et commence sa production en série à partir de 1972 sous le nom de Mini-Comtesse, ciblant le marché des "sans permis" (véhicules accessibles sans permis de conduire en France).

La Mini-Comtesse (1972–1979)

  • Design : Monoplace à 3 roues (2 roues avant + 1 roue arrière), avec une porte classique d’un côté et une porte papillon de l’autre pour faciliter le stationnement dans des espaces étroits.
  • Moteur : Sachs ou Motobécane (49 cm³, 2 temps, 3 chevaux), refroidi par air, couplé à une boîte de vitesses à 2 rapports (sans marche arrière).
  • Vitesse max : 32 km/h (20 mph).
  • Particularité : Pour respecter la réglementation française des véhicules "L-Category" (accessibles sans permis), elle était équipée d’une pédale permettant de la propulser manuellement sur une courte distance (environ 30 cm), répondant ainsi à la lettre de la loi.
  • Fin de production : 1979.

La Super Comtesse (1978–1980)

  • Lancement : 1978, en remplacement partiel de la Mini-Comtesse.
  • Design : 4 roues (pour plus de stabilité, contrairement à la Mini-Comtesse, réputée instable).
  • Moteur : Motobécane (49 cm³).
  • Transmission : Moteur et traction déplacés à l’arrière pour améliorer la tenues de route.
  • Freinage : Freins hydrauliques ajoutés.
  • Taille : Légèrement plus grande que la Mini-Comtesse, mais toujours monoplace.
  • Vitesse max : 40 km/h (25 mph).
  • Production : Environ 18 000 unités (tous modèles confondus).
  • Fin de production : 1980, remplacée par la Comtesse Berline (type 810).

Évolution et fin de la marque

  • En 1980, la Super Comtesse est remplacée par la Comtesse Berline, un modèle au design toujours aussi original, suivi par d’autres variantes comme la Mini-Comtesse Sport (targa), la Coupé, et la Break (un véhicule cubique avec un grand espace de chargement).
  • En 1982, Acoma lance la Starlette (une version agrandie de la Coupé) et la Star (même carrosserie que la Starlette mais avec un moteur 125 cm³).
  • Fin d’Acoma : Malgré une gamme variée, la marque ne résiste pas à la concurrence croissante (notamment de constructeurs toujours actifs aujourd’hui) et à des difficultés financières. L’usine de Saint-Barthélemy-d’Anjou (près d’Angers) ferme ses portes en 1984.

Héritage culturel

  • Les microvoitures Acoma, dont la Super Comtesse, sont devenues des objets cultes, apareissant même dans des films français comme Les Petits Ruisseaux (2010) et Ni à vendre ni à louer (2011) de Pascal Rabaté.

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