Voici les grandes étapes de l’histoire de NSU, marque allemande emblématique :
Origines et diversification
NSU (Neckarsulmer Strickmaschinen Union) est fondée en 1873 par Christian Schmidt, initialement spécialisée dans les machines à tricoter. En 1880, l’entreprise s’installe à Neckarsulm, d’où elle tire son nom. Dès 1886, NSU se lance dans la production de bicyclettes, puis de motos à partir de 1901, et enfin d’automobiles en 1905. Dans les années 1920, NSU devient un acteur majeur des deux-roues, tout en produisant des voitures sous licence Fiat après une fusion avec le carrossier Schebera. Cependant, face à des difficultés financières, NSU vend sa division automobile à Fiat en 1929 et se recentre sur les motos et vélos.
L’âge d’or des motos et le retour à l’automobile
Après la Seconde Guerre mondiale, NSU relance sa production de motos avec des modèles comme la Quick, l’OSL, le Fox (1949) et le Max (1953), qui font de la marque le premier fabricant mondial de motos en 1955. NSU se distingue aussi par des records de vitesse, dépassant les 320 km/h en 1956. En 1957, NSU revient à l’automobile avec la Prinz, une petite voiture économique, suivie par la Prinz 4, la 1000 TT et la TTS, des modèles sportifs et familiaux à la fois.
L’innovation radicale : le moteur Wankel
Dans les années 1950, NSU collabore avec l’ingénieur Félix Wankel pour développer le moteur rotatif. En 1963, la NSU Wankel Spider devient la première voiture de série équipée de ce moteur révolutionnaire. En 1967, la Ro 80, avec son moteur Wankel bicorps, est élue voiture de l’année, mais des problèmes de fiabilité et des coûts élevés de développement fragilisent la marque.
Fin de l’aventure et héritage
En 1969, NSU est rachetée par Volkswagen et fusionne avec Audi, formant Audi NSU Auto Union AG. La production des voitures NSU cesse progressivement dans les années 1970, mais son héritage technologique et son esprit innovant perdurent, notamment à travers le site de Neckarsulm, aujourd’hui intégré à Audi.
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1963-1973 |
1963-1972 |
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1967-1977 |
1969-1974 |
VÉHICULES MILITAIRES
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1940-1949 |
Le NSU Sd.Kfz. 2, plus connu sous le nom de Kettenkrad (ou Kleines Kettenkraftrad HK 101), est un véhicule semi-chenillé léger conçu et fabriqué par NSU Werke AG à Neckarsulm, en Allemagne. Voici les points clés de son histoire :
Origine et conception : Le projet a été lancé en 1938, avec un brevet déposé le 29 juin 1939 par l’ingénieur Heinrich Ernst Kniepkamp. Le véhicule était destiné à répondre à un besoin militaire : servir de tracteur aéroporté pour les parachutistes et l’infanterie transportée par planeurs, capable de tenir dans la soute d’un Junkers Ju 52. Il devait être maniable, tout-terrain, et pouvoir transporter deux soldats ainsi que jusqu’à 500 kg de munitions ou remorquer de petits équipements comme des mortiers ou des mitrailleuses.
Premières utilisations : Le Kettenkrad a été utilisé pour la première fois lors de l’invasion de la Crète en 1941. Sa production en série a débuté en 1941 et s’est poursuivie jusqu’en 1944, avec environ 8 400 exemplaires fabriqués pour l’armée allemande.
Caractéristiques techniques : Il combinait des éléments de moto (fourche avant, roue avant, guidon, siège) avec un train chenillé à l’arrière, ce qui lui conférait une grande mobilité en tout-terrain. Le blocage d’une chenille permettait de tourner sur place, une caractéristique très appréciée pour un véhicule de cette taille.
Moteur : Initialement équipé d’un moteur de moto de 600 cm³, il a ensuite été adapté avec un moteur de voiture Opel Olympia pour plus de puissance.
Rôle militaire : Il a servi comme tracteur d’artillerie, transporteur de troupes, remorqueur d’avions, et même comme véhicule porteur de charges explosives (version radio-commandée Springer, dont seulement 50 exemplaires ont été construits, avec très peu d’utilisation au combat).
Fin de production : La production s’est arrêtée en 1944, mais certains exemplaires ont continué à être assemblés jusqu’en 1948, notamment pour des besoins civils ou de reconstruction.
En résumé : Le NSU Sd.Kfz. 2 Kettenkrad est un exemple unique de véhicule hybride, mi-moto mi-chenillé, conçu pour des missions militaires spécifiques pendant la Seconde Guerre mondiale.
Voici l’histoire de la NSU Prinz 1000, un modèle emblématique du constructeur allemand NSU :
Origines et lancement
La NSU Prinz 1000 a été présentée au salon automobile de Francfort en 1963, marquant une évolution majeure par rapport à la Prinz 4. Elle était plus grande, plus spacieuse, et équipée d’un moteur quatre cylindres en ligne refroidi par air, d’une cylindrée de 996 cm³, développant 40 ou 43 chevaux selon les versions. Ce moteur, avec son arbre à cames en tête, était particulièrement avancé pour l’époque, offrant une excellente maniabilité et un rapport poids/puissance remarquable. Les premiers modèles sont sortis des chaînes de montage début avril 1964, et la demande a rapidement explosé, avec plus de 1 150 commandes passées par les concessionnaires allemands en un mois.
Design et innovations
La Prinz 1000 se distinguait par son design épuré, inspiré par l’esthétique américaine sans excès, avec des lignes douces et compactes. Le moteur arrière lui conférait une motricité remarquable, surtout appréciée sur routes sinueuses ou en rallye. En 1965, NSU a lancé la version sportive Prinz 1000 TT, équipée d’un moteur de 1 085 cm³ développant 55 chevaux, lui permettant d’atteindre 150 km/h. Cette version se reconnaissait à ses deux phares avant ronds et sa bande noire entre les optiques.
Succès en compétition
La Prinz 1000, et surtout ses versions TT et TTS, se sont illustrées en compétition, remportant de nombreuses victoires en rallye et en course de côte. Des pilotes comme Siegfried Spiess, Günther Irmscher ou Wilhelm « Willi » Bergmeister ont contribué à la légende de NSU dans les années 1960 et 1970. La TTS, lancée en 1967, était spécialement conçue pour la compétition, avec un moteur de 996 cm³ optimisé pour la classe 1000 cm³.
Évolution et fin de production
En 1967, la mention « Prinz » a disparu, le modèle devenant simplement NSU 1000 ou 1000 C. La production de la Typ 67a (NSU 1000) s’est arrêtée en décembre 1972, après environ 195 000 unités produites (toutes versions confondues). NSU a été rachetée par Volkswagen en 1969, et la marque a progressivement disparu au profit d’Audi, qui a réutilisé une partie de son héritage technique.
En résumé : La NSU Prinz 1000 a marqué l’histoire automobile par son innovation technique, son succès en compétition et son design avant-gardiste pour l’époque. Elle reste un symbole de l’ingéniosité de NSU avant son intégration dans le groupe Audi.
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1963-1972 |
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