La Lotus Seven est lancée en 1957 par Colin Chapman, fondateur de Lotus. Succédant à la Lotus Mark VI, elle concrétise la philosophie de la marque : la performance par la légèreté et la simplicité. Châssis tubulaire en tubes d'acier d'un pouce, panneaux d'aluminium, absence de portières, phares proéminents façon 2 CV — environ 500 kg seulement . L'idée d'une voiture simple et bon marché pour remplacer la Mk VI aurait même été suggérée par Hazel, l'épouse de Chapman
Vendue surtout en kit (car les voitures en pièces détachées échappaient à la purchase tax britannique), elle était à la fois routière et voiture de course pour les clubmans. Petit détail savoureux : la loi interdisait de fournir des instructions de montage, alors Chapman fournissait des instructions de démontage à lire à l'envers
Carrosserie élargie en fibre de verre, design contesté
En 1962, l'adoption du moteur Cosworth 116E donne naissance à la Super Seven. La S4, au style trop modernisé, rebute les puristes. Au total, environ 2 500 voitures produites par Lotus
En 1973, l'entrée du Royaume-Uni dans la CEE remplace la purchase tax par la TVA, supprimant l'avantage fiscal des kits. Chapman, qui veut hisser Lotus vers les voitures de sport raffinées, arrête la Seven. Graham Nearn, patron de Caterham Cars
Postérité
Caterham produit encore la Seven aujourd'hui, plus de 65 ans après — l'un des modèles les plus longévifs de l'histoire automobile .
Plus de 160 répliques et inspirations : Westfield, Birkin, Donkervoort, et les « Locost » artisanales.
Culture pop : une Seven S2 (immatriculée KAR 120C) apparaît au générique de la série Le Prisonnier avec Patrick McGoohan .
La philosophie « légèreté d'abord » a resurgi bien plus tard dans la Lotus Elise .