Les débuts (1909). Fondée à Détroit par Howard Coffin, Roy Chapin (anciens de l'Olds Motor Works) et des investisseurs, la compagnie porte le nom de Joseph L. Hudson, fondateur des grands magasins Hudson's de Détroit, qui apporta le capital de départ. Le premier modèle, la Hudson Twenty (1909), se vend à plus de 4 000 exemplaires la première année — un excellent départ.
L'essor (années 1910–1930). Hudson devient rapidement un constructeur majeur américain. En 1929, l'entreprise atteint la 3e place des ventes aux États-Unis derrière Ford et Chevrolet. Elle innove : premiers tableaux de bord complets, moteur à soupapes en tête (essai Super Six de 1916 à arbre à cames), et la marque sister Essex (1919), pionnière de la voiture fermée abordable.
L'après-guerre et la légende « Step-Down » (1948). Hudson dévoile sa carrosserie révolutionnaire « step-down » : un châssis abaissé où le plancher s'insère dans le cadre, donnant une silhouette basse, une grande rigidité et une tenue de route supérieure. C'est la base des fameuses Hudson Hornet (1951) et Wasp, reines des courses NASCAR au début des années 1950 (les « Fabulous Hudson Hornet » de Marshall Teague et Herb Thomas, immortalisées bien plus tard dans le film Cars avec Doc Hudson).
Le déclin et la fusion (1954). Malgré ses succès sportifs, Hudson souffre de sa taille trop petite face aux « Big Three ». En 1954, elle fusionne avec Nash-Kelvinator pour former American Motors Corporation (AMC). La marque Hudson survit jusqu'en 1957, les dernières Hudson n'étant plus que des Nash rebadgées (Hudson Hornet de 1956). Le nom disparaît ensuite définitivement.
Postérité. Hudson reste chérie des collectionneurs : les Hornet « step-down », les Hudson Terreur de la période racing, et les rares Hudson Italia (1953-54, carrosserie par Carrozzeria Touring) comptent parmi les pièces recherchées.
Hudson est fondée le 24 février 1909 à Détroit par Roy Chapin (ex-Oldsmobile) et sept associés, dont Joseph Lowthian Hudson, le fondateur des grands magasins du même nom, qui apporte le capital — la compagnie porte donc son nom. La première voiture, la « Twenty », sort dès juillet 1909 et se vend à plus de 4 000 exemplaires la première année. Hudson devient un constructeur innovant (freins hydrauliques doubles, vilebrequin équilibré de la « Super Six » de 1916) et connaît son apogée en 1929 avec 300 000 véhicules vendus, troisième constructeur américain derrière Ford et Chevrolet
La marque décline ensuite, et fusionne avec Nash-Kelvinator le 1er mai 1954 pour former American Motors Corporation (AMC). Le nom Hudson survit jusqu'à l'année-modèle 1957 : la dernière Hudson sort de chaîne le 25 juin 1957
La Hornet I (première génération, 1951–1954)
Introduite en septembre 1950 pour l'année-modèle 1951, la Hornet est le nouveau modèle haut de gamme de la gamme, basée sur la Commodore et sa plateforme « Monobilt » à empattement de 124 pouces. Elle est proposée en coupé club 2 portes, berline 2 et 4 portes, cabriolet Brougham, puis hardtop sans montants
Points clés :
Design « step-down » : structure semi-monocoque avec plancher abaissé sous le châssis, d'où un centre de gravité très bas — elle tient mieux la route que ses rivales. C'est ce châssis issu de la Commodore de 1948 qui définit toute la ligne Hudson d'après-guerre
Moteur : 6 cylindres en ligne H-145 de 5 L (308 ci) à soupapes latérales, 145 ch avec carburateur double corps ; la version « Twin-H » à deux carburateurs passe à 170 ch en 1952, et jusqu'à 210 ch avec le kit usine « 7X »
Ventes : environ 43 666 exemplaires en 1951 (le modèle le plus vendu de la marque, à 2 568 $), puis en baisse : ~35 900 en 1952, ~27 200 en 1953, ~24 800 en 1954 — environ 131 600 au total pour la première série La « Fabulous Hudson Hornet » en NASCAR
C'est la légende du modèle : le pilote Marshall Teague se présente à l'usine et obtient le soutien officiel de Hudson — l'un des premiers sponsorings d'usine en NASCAR. Le moteur 7X gonflé, le poids contenu et le centre de gravité bas rendent la Hornet quasi imbattable : les pilotes Teague, Herb Thomas, Tim Flock, Dick Rathmann et aut Après la fusion de 1954, la Hornet de deuxième génération (1955–57) n'est plus qu'une Nash rebadgée, avec le six-cylindres 308 ou un V8 Packard. La postérité du modèle doit beaucoup au film Pixar Cars (2006), où Doc Hudson, doublé par Paul Newman, est justement une Hornet 1951