AEC Routemaster - Auto Jumble ,2025, Luxembourg, all thing classic

Voici un résumé de l’histoire de l’AEC Routemaster :


🌍 Origines et développement

  • Conception : Développé entre 1947 et 1956 par une équipe dirigée par A.A.M. Durrant et Colin Curtis, avec un design signé Douglas Scott.
  • Collaboration : Projet mené par Associated Equipment Company (AEC) en partenariat avec London Transport, qui en fut le principal client.
  • Innovations :
    • Utilisation de l’aluminium et de techniques inspirées de l’industrie aéronautique (Seconde Guerre mondiale).
    • Suspensions indépendantes à l’avant, direction assistée, boîte de vitesses automatique, freins hydrauliques.
    • Structure légère : 25 % plus léger que son prédécesseur (AEC Regent III RT), tout en transportant 64 passagers assis (contre 56 précédemment).
    • Conçu pour remplacer les trolleybus (qui avaient eux-mêmes remplacé les tramways) et moderniser le parc de bus diesel de Londres.

🚍 Production et caractéristiques

  • Prototype : Premier modèle achevé en septembre 1954.
  • Production : De 1958 à 1968, avec 2 876 exemplaires fabriqués (dont environ 1 000 subsistent aujourd’hui).
  • Longueur : Majoritairement 8,38 mètres, bien que des versions longues (9,12 m) aient été produites plus tard.
  • Motorisation : Moteur avant (sauf pour le prototype FRM1, à moteur arrière et entrée avant, livré en 1966).
  • Carrosserie : Construite par Park Royal Vehicles (filiale d’AEC), avec un châssis en acier et une coque en aluminium.
  • Particularités :
    • Plateforme arrière ouverte (sans porte), permettant de monter/descendre hors des arrêts.
    • Présence d’un contrôleur (en plus du conducteur), réduisant le temps d’embarquement mais augmentant les coûts de personnel.
    • Consommation optimisée : Malgré son âge, le Routemaster restait plus économe que certains de ses remplaçants modernes.

🇬🇧 Service à Londres et au-delà

  • Mise en service : 1956 sur le réseau londonien, initialement pour remplacer les trolleybus.
  • Utilisation continue : Resté en service jusqu’en 2005 à Londres, malgré la privatisation des transports.
  • Lignes emblématiques : Aujourd’hui, il circule encore sur des lignes touristiques (comme la ligne 15 dans le centre de Londres).
  • Autres clients :
    • British European Airways (BEA) : 65 exemplaires (version RMA) utilisés pour les navettes entre l’aéroport de Heathrow et Londres (1966–1979).
    • Northern General Transport Company : Quelques unités acquises.
  • Symbole culturel : Le Routemaster rouge est devenu une icône de Londres, souvent confondu avec ses prédécesseurs (comme l’AEC Regent III RT ou le Leyland Titan).

🔄 Évolution et héritage

  • Fin de production : 1968, mais le modèle a survécu à de nombreux remplaçants.
  • Critiques et éloges :
    • Avantages : Design léger, robustesse, efficacité énergétique, et image touristique forte.
    • Inconvénients : Coûts élevés liés à la présence d’un contrôleur, et plateforme ouverte peu pratique par mauvais temps.
  • Successeur : Le New Routemaster (hybride diesel-électrique), lancé en février 2012, reprend certains traits emblématiques (comme le design rétro) tout en répondant aux normes modernes.

📌 Chiffres clés

Donnée Valeur
Année de conception 1947–1956
Production 1958–1968
Exemplaires construits 2 876
Exemplaires restants ~1 000
Longueur 8,38 m (standard) / 9,12 m (long)
Capacité 64 passagers assis
Service à Londres 1956–2005 (puis lignes touristiques)

AEC Routemaster arrière - Auto Jumble ,2025, Luxembourg, all thing classic